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Le vieillissement de la population, un enjeu collectif

Depuis plusieurs décennies, le vieillissement de la population du Québec est un enjeu d’actualité qui a des répercussions sur toutes les générations. Nous sommes donc amenées à se questionner sur le rôle des aînés dans notre société et les changements qui sont à venir. Le vieillissement de la population est défini comme étant un processus par lequel la répartition par âge de la population se modifie, résultant en une augmentation de la proportion de personnes âgées («Vieillissement de la population», s.d.). D’ailleurs, le vieillissement de la population québécoise est principalement causé par la chute importante de la natalité, de la diminution de la mortalité ainsi que de l’allongement de l’espérance de vie (Bherer et al, s.d.). Pour de plus amples informations sur le sujet, vous pouvez visionnez une capsule de Radio-Canada en cliquant ici.

Figure 1

Personnes âgées contentes

Source : Wikipedia (Wikipedia, s.d.)

Étant directement concernées par ce phénomène démographique, nous trouvions pertinent d’étudier cet enjeu qui est de plus en plus préoccupant. Ce sujet touche plusieurs sphères de l’étude des sciences humaines telles que l’économie, la politique, la psychologie et la sociologie. D’abord, sous l’angle économique, il y a des répercussions notamment sur la main-d’œuvre qui est en demande croissante, sur la population inactive qui devient alarmante et sur les régimes de retraite à repenser. Ensuite, il faut considérer le déclin des troubles cognitifs des aînés et la protection juridique des vulnérabilités. De plus, il y a une augmentation du nombre important de personnes âgées qui consomment des médicaments psychotropes. Malgré le fait que le bien-être social est un impact sur le psychologique, les aînés deviennent de plus en plus dépendants de leur consommation qui ne cesse d’augmenter. Pour eux, la «consommation est donc extrêmement répandue : c’est un fait ordinaire» (Le Moigne, s.d.). Enfin, les aînés sont portés à reconsidérer leur rôle dans notre société et la façon dont ils sont perçus. Les personnes âgées sont devenues «une responsabilité d’État, un problème social» (Campeau et al, s.d.). Le changement des valeurs dominantes dans la société crée chez ceux-ci une crise d’identité ainsi que de l’isolement.

Nous avons réalisé une entrevue pour avoir une opinion d’une personne qui travaille dans ce milieu. Nous avons rencontré Renée Mathieu, une éducatrice spécialisée, dans le centre d’accueil pour personnes âgées Denis-Benjamin-Viger, à l’Île-Bizard, et nous en avons appris beaucoup. Cette entrevue nous a permis de confirmer ou d’infirmer nos recherches. Madame Renée Mathieu a répondu à toutes nos questions et plus encore, elle nous a donné des renseignements supplémentaires très pertinents. Cela a été une expérience bénéfique puisqu’elle travaille sur le terrain, elle est directement en lien avec les personnes âgées, elle connait très bien cette réalité.

Figure 2

Chix

Vicky Lauzière, Caroline Desjardins, Julie Robillard-Larocque, Renée Mathieu et Kathleen Newberry.

En conclusion, afin que le problème de l’isolement social chez les personnes âgées diminue, le renseignement de la population sur le sujet serait une bonne façon d’y parvenir. Une population plus renseignée ne peut que permettre l’amélioration des conditions des aînés. De plus, sur ce qui a trait au déclin cognitif des aînés, il est important de s’informer sur les différentes maladies mentales qui touchent les personnes âgées de notre société et de comprendre les différents défis qui s’imposent à celles-ci au niveau juridique. En effet, pour assurer la protection des vulnérabilités des aînés, il faut renseigner ces derniers et les intervenants des droits qu’il existe pour empêcher les formes possibles d’exploitation et d’abus. Pour ce qui est des impacts économiques, il est aussi important que les québécois soient informés des répercussions possibles que le vieillissement de la population amène. La population étant bien au courant, elle pourra manifester son accord ou son désaccord avec les mesures mises en place par le gouvernement pour contrer le vieillissement. En se renseignant adéquatement, il est possible de mieux comprendre les motifs qui encouragent un aîné à consommer des médicaments psychotropes dans une société où leur place est de plus en plus remise en considération. En effet, il faut porter attention aux problèmes de santé mentale qui peuvent être en liens avec la consommation médicamenteuse.

 

Caroline Desjardins
Julie Robillard-Larocque
Vicky Lauzière
Kathleen Newberry

 

Bibliographie

 

Livre

BEE, Helen et Denise BOYD. Les âges de la vie : psychologie du développement humain, 4e éd., ERPI, 2011, p.405

CAMPEAU, Robert et al. «La crise d’identité chez les personnes âgées», dans individu et société, introduction à la sociologie, 2e éd, Montréal, Gaëtan Morin, 1999, p. 107-108.

LAFERTÉ, Nathalie. «Dénatalité et vieillissement de la population», dans recueil de textes et notes de cours 1ère partie, #611, hiver 2015, p4-7.

LÉONARD, Louis et Mohamed BENAMAR. Psychotropes : pharmacologie et toxicomanie, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2002, 894 p. 450-702

MILLET, Bruno. Prescrire les psychotropes, Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2010, 332 p. 99-206

CAMPEAU, Robert, et al. «La crise d’identité chez les personnes âgées», dans Individu et société, Introduction à la sociologie, 2e édition, Montréal, Gaëtan Morin, 1999, p.108

 

Publication du gouvernement

PARÉ Rodrigue. «La consommation de psychotropes : portrait et tendances au Québec», Comité permanent de lutte à la toxicomanie, [En ligne], novembre 2003, http://publications.msss.gouv.qc.ca/biblio/CPLT/publications/portraittendances.pdf (Page consultée le 26 février 2015).

«Le rapport de l’administrateur en chef de la santé publique sur l’état de la santé publique au Canada en 2010», dans Agence de la santé publique du Canada, [En ligne], http://www.phac-aspc.gc.ca/cphorsphc-respcacsp/2010/fr-rc/cphorsphc-respcacsp-06-fra.php (page consultée le 26 mars 2015)

 

Article d’un site internet

«Enjeu : aînés», Commission de la santé mentale du Canada, [En ligne], http://www.mentalhealthcommission.ca/Francais/issues/seniors (page consultée le 26 février 2015)

LOONES, Anne, et al. «La fragilité des personnes âgées : perceptions et mesures», Crédoc, décembre 2008, [En ligne], http://www.credoc.fr/pdf/Rech/C256.pdf (page consultée le 19 février 2015)

«La démence», Organisation mondiale de la santé, [En ligne],

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs362/fr/ (page consultée le 26 février 2015)

«L’atrophie corticale de l’Alzheimer», Le cerveau à tous les niveaux, [En ligne], http://lecerveau.mcgill.ca/flash/d/d_08/d_08_cr/d_08_cr_alz/d_08_cr_alz.html (page consultée le 23 février 2015)

«Autres changements dans le cerveau», Alzheimer’s association, [En ligne], http://www.alz.org/brain_french/09.asp (page consultée le 17 février 2015)

SOUCY, Myriam. Le fonctionnement cognitif et les manifestations dépressives et anxieuses dans la maladie d’Alzheimer. [En ligne], Thèse Trois-Rivière, Université du Québec à Trois-Rivières, 2008, 119 p. (page consultée le 3 mars 2015)

«Les enjeux éthiques du vieillissement : autonomie, solitude ou sollicitude?», Les enjeux éthiques liés à la santé,  [En ligne], http://ethiquepublique.revues.org/1432 (page consultée le 1er mars 2015)

«Aînés : petit guide pour s’y retrouver» dans educaloi, [En ligne],  http://www.educaloi.qc.ca/aines-petit-guide-pour-sy-retrouver  (page consultée le 12 février 2015)

«Les types de maltraitance», La maltraitance des aînés, un problème de société, [En ligne], http://maltraitanceaines.gouv.qc.ca/comprendre/types-de-maltraitance (page consultée le 17 février 2015)

Juriguide pour les aînés, [En ligne],

http://www.fondationdubarreau.qc.ca/pdf/publication/ainesFR.pdf

(page consultée le 26 mars 2015)

BÉRUBÉ, Gérard «Choc démographique en vue», releve, [En ligne], http://www.releve.qc.ca/quebec/Choc-demographique-en-vue.html?lang=fr (page consultée le 18 février)

MILLER, Solveig. «Liberté 85», dans Enjeux, Radio-Canada, [En ligne], http://ici.radio-canada.ca/actualite/v2/enjeux/niveau2_11818.shtml (page consultée le 22 février)

DEMERS, Gilles, dir., Gouvernement du Québec, Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Le vieillissement de la main-d’œuvre et l’avenir de la retraite [En ligne] , http://www.mess.gouv.qc.ca/publications/pdf/GD_rapport_synthese_commission_nationale.pdf (page consultée le 22 février 2015)

«Mythe : Le vieillissement de la population est responsable de la hausse incontrôlable des coûts de la santé», 2011, sur le site Fondation canadienne pour l’amélioration des services de santé, [En ligne], http://www.fcass-cfhi.ca/SearchResultsNews/2011/02/22/f20f6cb8-bfd0-453e-b470-6fb63c93a629.aspx (page consultée le 25 février 2015)

 

Encyclopédie

«Protection des personnes inaptes», Encyclopédie de L’Agora, [En ligne], 2012, http://agora.qc.ca/dossiers/Protection_des_personnes_inaptes (page consultée le 17 février 2015)

«Maladie d’Alzheimer», Encyclopédie de L’Agora, [En ligne], 2012, http://agora.qc.ca/dossiers/Maladie_d_Alzheimer (page consultée le 17 février 2015)

 

Article d’un périodique

«Les Québécois forts critiques de leur système de santé», Le Devoir, [En ligne], http://www.ledevoir.com/societe/sante/397812/les-quebecois-fort-critiques-de-leur-systeme-de-sante (page consultée le 26 février 2015)

BOCK-CÔTÉ, Mathieu. «L’immigration au Québec : entrevue avec le démographe Guillaume Marois», Le journal de Montréal, 14 février 2015 [En ligne] http://www.journaldemontreal.com/2015/02/14/limmigration-au-quebec–entrevue-avec-le-demographe-guillaume-marois

BRUNE, Élisa. Médicalisation de la qualité de vie : le rôle des médias, [En ligne], http://www.elisabrune.com/pdf/MedicalisationQualiteVie.pdf (Page consultée le 27 mars 2015)

CHAMPOUX, Nathalie. «Une pilule pour les nerfs?», Le médecin du Québec, Octobre 2000, [En ligne], http://lemedecinduquebec.org/Media/66678/079-083Champoux21000.pdf (Page consultée le 27 mars 2015)

COLLIN, Johanne. «Médicaments psychotropes et personnes âgées : une socialisation de la consommation», Revue québécoise de psychologie, vol. 22, 2001, p.1 à 22

KERGOAT, Marie-Jeanne et Josée BERGERON. «Les personnes âgées et les médicaments : ce que vous devez savoir», Le clinicien, 2003, p.82 à 87

 

Article d’une base de données

LE MOIGNE Phillippe. «La prescription des médicaments psychotropes : une médecine de l’inaptitude?», Déviance et Société, [En ligne], 2003, p. 285-296, dans CAIRN (Page consultée le 15 octobre 2013).

O’CONNOR Kieron et al. «Évaluation d’un programme d’aide au succès de sevrage des benzodiazépines», Santé mentale au Québec, [En ligne], vol. 28, n° 2, 2003, p. 121-148, dans ÉRUDIT (Page consultée le 28 février 2015).

LEXCHIN, Joel. «Réglementation pharmaceutique au Canada et prescription inadéquate de médicaments : le cas des psychotropes dans les années 60 et au début des années 70», Santé mentale du Québec, [En ligne], vol.22, 1997, p.5-10, dans ÉRUDIT (Page consultée le 28 février 2015)

ROULEAU Annick et al. «Évaluation de l’usage à risque des benzodiazépines chez les personnes âgées : facteurs de risque et impacts», Santé mentale au Québec, [En ligne], vol. 36, n° 2, 2011, p. 123-144, dans ÉRUDIT (Page consultée le 26 février 2015).

SIMARD, Catherine. « Identité, vieillesse et société », Santé mentale au Québec, [En ligne], vol. 5, n° 2, 1980, p. 22-32, dans Érudit (page consultée le 19 février 2015)

SOUCY, Myriam. Le fonctionnement cognitif et les manifestations dépressives et anxieuses dans la maladie d’Alzheimer. [En ligne], Thèse Trois-Rivière, Université du Québec à Trois-Rivières, 2008, 119 p. dans Cairn (page consultée le 3 mars 2015)

FOUGÈRE, Maxime et HARVEY, Simon. «Le vieillissement de la main-d’oeuvre et le défi de la croissance au Québec», Érudit, [En ligne], 2007, http://www.erudit.org/revue/cqd/2007/v36/n2/029623ar.pdf (page consultée le 24 février 2015)

NAULT, François. «Vieillissement de la population québécoise», Érudit, [En ligne] automne 1990. http://ressources.cgodin.qc.ca:2056/revue/cqd/1990/v19/n2/010046ar.pdf

GODBOUT, Luc et al., «Choc démographique et finances publiques: comment relever le défi de l’équité intergénérationnelle », cahiers québécois de démographie, Érudit [En ligne], 2007, http://ressources.cgodin.qc.ca:2056/revue/cqd/2007/v36/n2/029622ar.pdf (page consultée le 20 février 2015)

PITAUD, Philippe et Marika REDONET. «Solitude de l’âge, solitudes des âges», Solitude et isolement des personnes âgées, [En ligne], Eres, 2010, 2e éd., p. 38, dans CAIRN (Page consultée le 15 avril 2015)

 

Thèse

REYSSET, Amélie. Les benzodiazépines dans l’anxiété et l’insomnie : dangers liés à leur utilisation et alternative thérapeutique chez l’adulte, [En ligne], thèse de maîtrise, (faculté de pharmacie Grenoble), Université Joseph Fourier, 2010, 153 p. http://dumas.ccsd.cnrs.fr/docs/00/59/32/44/PDF/TP10_7002_reysset_amelie_0_D_.pdf (Page consultée le 28 février 2015).

 

Le déclin cognitif des aînés

Un enjeu à ne pas négliger est la santé mentale et physique des aînés de notre société. Que devrons-nous modifier dans notre apport à la santé? Il est pertinent de se questionner sur les mesures que nous devrons prendre dans un avenir prochain, alors que la proportion de personnes âgées ne cesse de s’accroitre au Québec. À quelles maladies les aînés auront-ils à faire face? La santé mentale des personnes âgées est un aspect qu’il faut absolument considérer. En effet, un aîné sur quatre souffre de trouble mental (Commission de la santé mentale du Canada, s.d.). Dès lors, face au vieillissement de la population, il faut changer notre façon d’investir dans les services de santé mentale destinés aux aînés et revoir la prestation de ces services. Si aucune mesure n’est prise, cette pression croissante sur le réseau de la santé aura d’importantes répercussions sociales et économiques (Commission de la santé mentale du Canada, s.d.). Les troubles les plus communs associés avec la vieillesse sont la démence, la maladie d’Alzheimer et la dépression. Il est d’ailleurs important de comprendre quels sont ces troubles et qu’est-ce qui les constitue.

D’abord, la démence est un syndrome dans lequel on observe une dégradation de la mémoire, du raisonnement, du comportement et de l’aptitude à réaliser les activités quotidiennes (Organisation mondiale de la santé, s.d.). Bien que la démence touche principalement les personnes âgées, elle n’est pas une composante normale du vieillissement. La maladie d’Alzheimer est la cause la plus courante de démence et seraient à l’origine de 60-70% des cas (Organisation mondiale de la santé, s.d.).

Par ailleurs, la maladie d’Alzheimer est la maladie mentale la plus connue d’entre toutes lorsqu’on aborde les troubles psychologiques des aînés et constitue une forme grave de démence (Bee et Boyd, 2012). Environ 5% des hommes et 6% des femmes de plus de 60 ans en souffrent. On projette que ces chiffres devraient augmenter rapidement au cours de vingt prochaines années avec le vieillissement de la population (Encyclopédie de l’agora, 2012). Ce trouble est décrit comme étant la forme la plus commune de démence causée par «des changements cérébraux précis, notamment une augmentation rapide des enchevêtrements neurofibrillaires, qui entraîne une perte progressive et irréversible de la mémoire et d’autres fonctions cognitives» (Bee et Boyd, 2012). En bref, il s’agit d’une maladie cérébrale dégénérative se caractérisant par un déclin graduel de la mémoire (Encyclopédie de l’agora, 2012). À ce jour, il n’y a aucun traitement existant.

Figure 1

Un cerveau sain (à gauche) et un cerveau à un stade avancé de la maladie d’Alzheimer (à droite).

Cerveau alzheimer

Source : L’institut national du vieillissement et l’institut national de la santé («L’atrophie corticale de l’Alzheimer», s.d.).

Comme on peut le voir ci-dessus, le cortex d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer «se recroqueville et endommage les régions associées à la pensée, à la planification et à la mémoire» (Alzheimer association, s.d.). D’ailleurs, le rétrécissement est particulièrement marqué dans l’hippocampe qui constitue une région du cortex qui joue un rôle essentiel dans la formation de nouveaux souvenirs. Les ventricules, «des espaces remplis de fluide à l’intérieur du cerveau» (Alzheimer association, s.d.) grossissent.

La dépression touche beaucoup de personnes âgées pour diverses raisons. Ce trouble psychologique se traduit parfois par des symptômes de démence, mais la plupart des individus déprimés ne manifestent pas les signes d’une démence prononcée (Bee et Boyd, 2012). Les signes de dépression dans ce groupe d’âge peuvent être confondus par avec une humeur maussade par les membres de la famille (Soucy, 2008). La dépression peut aussi être prise pour une forme de démence puisqu’elle présente des symptômes de perte de mémoire et de confusion. Près du quart des personnes du quatrième et cinquième âge souffrent de la dépression, soit une proportion plus élevée que dans tout autre groupe d’adultes (Soucy, 2008).

Lors de notre rencontre avec madame Renée Mathieu, éducatrice spécialisée dans un centre d’accueil pour personnes âgées, elle a pu me renseigner sur la difficile réalité de la santé mentale chez nos aînés en centres. En effet, elle constate que 91% des personne âgées résidant dans le centre de de l’Île-Bizard sont atteints de troubles cognitifs et que les maladies mentales les plus courantes sont celles de la dépression, de la démence et de la schizophrénie. D’ailleurs, en plus de ce déclin cognitif, la plupart des résidents sont atteints de trois ou quatre autres maladies. De plus, Renée Mathieu ajoute que la maladie mentale de certains n’a jamais été diagnostiquée. En effet, dans les années 1970, la maladie mentale était un tabou et on tentait du mieux que l’on pouvait de cacher ce type de maladie.

De nos jours, on voit apparaître plusieurs documentaires traitant du déclin cognitif des aînés. Le documentaire français intitulé Floreréalisé par Jean-Albert Lièvre en 2014, en est un exemple. Ce court-métrage suit une artiste peintre atteinte de la maladie d’Alzheimer ainsi que la relation difficile qu’elle entretient avec ses enfants. La bande-annonce est disponible en cliquant ici.

La santé mentale des aînés est un enjeu important sur lequel il faut davantage se pencher. C’est une question qui va prendre de plus en plus d’ampleur avec le vieillissement de la population québécoise. Selon moi, il faudrait augmenter le nombre de résidences pour personne âgées puisque l’on remarque déjà un manque flagrant au niveau de la capacité d’accueil de ces centres.

D’ailleurs, l’augmentation du nombre d’aînés affectés par la maladie mentale peut mener à une surconsommation de médicaments. Pour visualiser un article traitant de cette problématique, cliquez ici.

Vicky Lauzière

Le gouvernement: un acteur ou un spectateur?

 

http://pixabay.com/fr/vieillesse-jeunes-la-main-360714/
http://pixabay.com/fr/vieillesse-jeunes-la-main-360714/
http://de.wikipedia.org/wiki/Parliament_Hill_(Ottawa)
http://de.wikipedia.org/wiki/Parliament_Hill_(Ottawa)

Le vieillissement démographique est inévitable, ainsi que ses conséquences. «Si rien n’est fait pour contrer ou absorber ces tendances, le budget du Québec recommencera à accuser des déficits chroniques dans les décennies à venir. »(Lefrançois, St-Onge, 2013). C’est pourquoi certaines personnes se sont penchées sur les nombreuses solutions qui sont envisageables pour réduire les impacts sur la province. Premièrement, une des solutions évoquées serait d’augmenter l’âge de la retraite (Nault, 1990), ou enfin, augmenter l’âge où le régime de retraite est accessible. Deuxièmement, étant donné qu’il est quasi impossible de combler en entier la main d’oeuvre manquante : «Il faudrait accueillir environ 300 000 immigrants par année pour stabiliser la population des 15-64 ans, ce qui correspond au nombre total d’immigrants qui entrent au Canada chaque année » (Bérubé, 2009), il faudra augmenter la productivité des travailleurs. La situation semble rassurante, sur ce point, étant donné que l’augmentation de la proportion des diplômés ne cesse d’augmenter (Fougère, Harvey, 2007). De plus, le gouvernement pourrait augmenter tranquillement la subvention pour les formations des entreprises pour passer de 1% à 2% (gouvernement du Québec, 2011). Par la suite, inévitablement, si le nombre de personnes âgées augmente, il faudra augmenter le nombre de médecins pour répondre à la demande, ce qui insinue que le gouvernement devra investir une plus grande somme dans les services de santé. Mais logiquement, si le nombre de personnes âgées augmente et que celui des jeunes diminue, il sera possible de rediriger les dépenses de l’état (Fougère, Harvey, 2007). Bref, plusieurs solutions sont possibles pour contrer les impacts possibles, mais seront-elles mises en place?

Mme Mathieu travaille dans un centre CHSLD et elle affirme qu’elle n’a vu aucun changement effectué dans son milieu de travail, qui serait en vue de se préparer au vieillissement de la population québécoise. Il n’y a pas d’augmentation du personnel, au contraire, en ce moment, en partie à cause de la période d’austérité, les postes sont supprimés ce qui n’est guère rassurant pour le futur. Selon moi, le gouvernement devrait commencer à mettre en place des mesures le plus tôt possible pour prévenir ce phénomène, sinon à quoi aura servi la période d’austérité si nous sommes pour replonger dans le déficit budgétaire dans quelques décennies? De plus, si le gouvernement n’agit pas assez vite et efficacement, ce sont les générations futures qui paieront, ce qui veut dire que nous, les jeunes, subirons une retraite repoussée, des régimes de retraite diminués. Il faudra donc travailler plus fort et plus longtemps. C’est un peu inquiétant, considérant que s’adapter à la population vieillissante est un processus assez lent et long. Cela implique de mieux former les gens et former un plus grand nombre d’employés. Il faut aussi agrandir certains centres, comme par exemple, les hôpitaux, les CHSLD, les cliniques, bref, les lieux où la clientèle bondira dans les prochaines années.

Ces modifications prendront beaucoup d’efforts et d’argent au gouvernement et ce ne sont pas des changements qui se font du jour au lendemain. Je me questionne à savoir à quel niveau le gouvernement se penche sur la question ainsi que s’il y a certains plans d’action mis en place pour ce changement qui approche à grand pas. 2026 (gouvernement du Québec, 2004) c’est dans 11 ans! Plusieurs mesures sont proposées et sont prises en considération, mais est-ce que le gouvernement va agir? Parce que, selon mes informations, la situation est loin de s’améliorer dans le système de santé et le pire reste à venir.

Voici «Vieillir et vivre ensemble » c’est un vidéo présentant la première politique gouvernementale sur le vieillissement :

https://www.mfa.gouv.qc.ca/FR/AINES/VIEILLIRETVIVREENSEMBLE/Pages/index.aspx

-Kathleen Newberry

 

L’économie sans les baby-boomers

C’est avec évidence que le vieillissement de la population amène certaines difficultés du côté de l’économie (Godbout, 2007). Au Québec, la croissance économique, au cours des dernières décennies, fut causée principalement par l’augmentation de la population démographique. C’est pourquoi de nombreux économistes prévoient un ralentissement, voire une régression de la croissance économique. Avec le scénario de référence de l’ISQ de 2004, on « prévoit que la population de 15 à 64 ans, principale source de l’emploi et de l’activité́ économique, atteindra un sommet en 2011 et perdra ensuite 900 000 personnes en quarante ans» (Godbout,2007). C’est à dire, le Québec passera d’un surplus à un manque de main-d’oeuvre (gouvernement du Québec,2011) la population inactive augmentera considérablement. À long terme, « Cette situation risque d’entraîner des pressions économiques et financières importantes dont une baisse de l’épargne, une hausse des coûts des régimes de pensions publics et une augmentation des dépenses de santé » (Fougère, Harvey, 2007). En effet, les régimes de retraite causent un problème au gouvernement, ils «seraient devenus un poids insupportable pour les finances publiques»(Fougère, Harvey, 2007). De plus, l’augmentation des dépenses dans le domaine de la santé s’explique par le fait que, plus le groupe d’âge est élevé, plus il dépense. En 2004, par habitant, le groupe d’âge de 85 ans et plus dépensait 17 520$ par année, comparativement à 10 221 pour les 75 ans à 84 ans (Godbout, 2007).

Selon moi, il est indispensable que les dépenses de l’état, face aux services de santé, augmentent, au cours des années, pour répondre aux besoins de la population. Il faudrait qu’il y ait une réforme pour restructurer ces services pour augmenter son efficacité. Ces services ont déjà de la difficulté à répondre à la demande, et la majorité des baby-boomers n’ont même pas atteint l’âge où ils ont besoin d’une plus grande assistance en services de santé. Notre entrevue témoigne un des nombreux problèmes dans le domaine de la santé : les CHSLD.

 

Présentement, sans généraliser pour tout les CHSLD, madame Mathieu affirme qu’il manque de subventions du gouvernement pour donner les soins nécessaires aux résidents. Le gouvernement abolit des postes et cela se reflète dans les services donnés. On pourrait croire que c’est principalement la faute des politiques d’austérité mises en place par le gouvernement libéral, mais elle affirme que, depuis environ 10 ans, qu’elle travaille au centre, les conditions ne font que s’aggraver avec les années, et ce, avant même cette période de «rigueur». Elle racontait que les préposés aux bénéficiaires ont tellement de travail à effectuer et ils sont tellement serrés dans le temps que, lorsqu’ils nourrissent les résidents, c’est à peine s’ils leur laissent avaler leurs bouchées avant de leur en servir une autre. Ils ne peuvent faire autrement s’ils veulent réussir à s’occuper de tous les résidents. De plus, lors de notre visite, nous avons pu constater que le bâtiment est assez âgé, ce qui veut dire qu’il devra nécessairement avoir des rénovations à un certain moment donné pour permettre aux résidents de bonnes conditions. Ceci est sans parler de la nourriture servie: elle est vite faite, avec beaucoup de purée, bref tout pour se sentir chez soi. Ensuite, un autre fait intéressant et choquant est que le centre d’hébergement a une fondation pour amasser des dons pour pouvoir organiser des activités pour les personnes âgées. Le centre fait aussi des levées de fonds. Selon moi, les activités ne devraient pas dépendre des dons de la communauté, mais bien sur des subventions gouvernementales fixes et assez élevées pour permettre aux gens dans les centres d’avoir de bonnes conditions de vie et un environnement agréable. Il devrait aussi, sans aucun doute, avoir assez de subventions pour permettre au centre d’engager assez de personnel pour apporter aux résidents des services respectables.

On remarque que la situation est assez inquiétante. On voit clairement qu’il y a un manque de fonds dans les centres pour personnes âgées. Ce qui est encore plus alarmant est que, la proportion des personnes âgées dans les prochaines années augmentera considérablement, ce qui veut nécessairement dire qu’il y aura beaucoup plus de demandes pour les centres d’hébergement que présentement et ceux-ci sont déjà engorgés. Madame Mathieu nous a informés que pour le centre Denis Benjamin Viger, il y a une liste d’attente d’environ 3 ans! À ce rythme, il faudrait déjà commencer à penser de réserver nos places dans ces centres pour pouvoir bénéficier des services offerts par ceux-ci.

Le sujet est présentement d’actualité, plusieurs médias se penchent sur la future situation économique du Québec. Voici TVA qui se penche sur la situation

http://tvanouvelles.ca/lcn/economie/archives/2014/12/20141209-153225.html

 

-Kathleen Newberry

La protection juridique des vulnérabilités des aînés

Existe-t-il des lois pour protéger les droits des aînés et assurer leur bien-être? Les aînés sont plus vulnérables à toute sorte d’abus puisque parfois leurs capacités sont limitées. Dès lors, il faut se renseigner sur ce que cela implique au niveau juridique et comment notre société encadre ce type de pratique. Au Québec, il n’existe pas de régimes juridiques qui n’encadrent que les aînés («Les enjeux éthiques du vieillissement», s.d.). Ils ne peuvent qu’être couverts par les droits fondamentaux de l’individu. Alors, la vulnérabilité significative des personnes âgées n’est, en quelque sorte, pas prise en compte.

D’abord, les aînés sont des cibles parfaites pour la fraude financière pour plusieurs raisons. Ceux-ci passent beaucoup plus de temps à la maison et sont donc facilement joignables par le téléphone ou par du porte-à-porte. De plus, il y a la croyance que les aînés ont fait d’énormes économies pendant toute leur vie. Alors, ils sont des cibles préférables. Ces fraudes peuvent être exercées par toutes sortes de personnes, et même parfois par des membres de la famille proche.  La Charte québécoise des droits et libertés de la personne indique que les aînés ont le droit d’être protégés contre toute forme d’exploitation (Éducaloi, s.d.). De plus, en cas d’arrestation et condamnation de la personne abusive, la peine imposée à un accusé trouvé coupable de fraude à l’endroit d’un aîné pourrait être plus sévère. En effet, il s’agit «d’un facteur aggravant dont le juge pourra tenir compte» (Éducaloi, s.d.).

Il y a plusieurs autres formes d’abus soient de l’abus physique, sexuel, verbal et psychologique («Les types de maltraitance», s.d.). Il y a également plusieurs sortes d’exploitation comme faire une pression sur la personne âgée pour qu’elle modifie son testament, lui prendre ou lui voler un objet sans permission, faire preuve de négligence, empêcher la personne d’avoir de la visite ou bien imposer un traitement médical sans le consentement de ladite personne («Les types de maltraitance», s.d.). Parmi ses principes, la Charte canadienne des droits et libertés et la Charte des droits et libertés de la personne garantissent «le droit à l’intégrité de sa personne et interdisent la discrimination fondée sur l’âge» (Encyclopédie de l’agora, 2012).

Ensuite, d’après les lois établies au Québec, les parents ne peuvent pas faire obstacle aux relations personnelles des enfants avec leurs grands-parents sans motifs graves. Dès lors, il faut s’assurer que ce droit est respecté lorsqu’il y a des conflits entre les parents et les grands-parents ou lorsque ces derniers sont placés dans des centres où ils ne reçoivent aucune visite. D’ailleurs, s’il est difficile ou impossible pour les grands-parents de voir leurs petits-enfants en raison du refus des parents, «ils peuvent présenter une demande à la Cour supérieure du Québec pour obtenir des droits d’accès envers leurs petits-enfants» (Éducaloi, s.d.).  Le but premier de ces mesures juridiques est toujours de permettre aux petits-enfants de connaître et de développer des liens affectifs avec ses grands-parents.

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Le Parlement d’Ottawa

Parlement

Source : Wikipedia (Wikipedia, s.d.)

Il faut également considérer les questions de consentement et d’inaptitude. En effet, la tradition juridique qui assure «la protection des personnes vulnérables a été fortement influencée par la conception de l’homme en tant qu’individu libre, rationnel et responsable» («Les enjeux éthiques du vieillissement», s.d.). Le niveau de capacité intellectuelle requis ne fait toutefois pas l’objet d’un consensus. De manière générale, la protection des personnes inaptes dont «l’état mental ne leur permet pas de veiller sur leur personne ou sur leurs biens» (Encyclopédie de l’agora, 2012) est confiée à leurs proches et donc aux membres de leur famille. Mais, qu’arrive-t-il à ceux dont la famille est incapable de remplir ce rôle où lorsqu’elle se défile de leurs responsabilités? C’est l’un des enjeux qui monopolisent l’attention de ceux qui veillent à la protection des personnes inaptes. En effet, dans ces cas, ces personnes sont représentées par le biais de notre système judiciaire (Encyclopédie de l’agora, 2012). Dès lors, si nous nous trouvons devant une situation où la famille est dysfonctionnelle, les aînés inaptes peuvent avoir une vraie représentation et protection de leurs droits.

Lors de notre rencontre avec madame Renée Mathieu, éducatrice spécialisée dans un centre d’accueil pour personnes âgées, elle nous a informé sur les procédures en cours lorsqu’il est question d’inaptitude. D’abord, lorsque la personne est apte, elle a tous les droits sur ses décisions qu’elle prend d’ailleurs elle-même. Elle peut consulter son dossier lorsqu’elle le désire. Par contre, s’il y a inaptitude, la famille de la personne inapte ou encore l’un de ses proches doit avoir un mandat signé par la cour pour pouvoir prendre des décisions pour une autre personne. Sinon, il pourrait y avoir de l’abus.

La maltraitance des aînés est une réalité au Québec. C’est pourquoi, selon moi, il est primordial que l’on en parle et que l’on s’informe sur ce qu’il y a à faire. La maltraitance des aînés, c’est un enjeu de société. On peut déjà apercevoir beaucoup de campagnes publicitaires qui ont pour but de sensibiliser le public à la cause, notamment celle réalisée par le Ministère de la Famille et des Aînés, mettant en vedette leur porte-parole Yvon Deschamps. On peut voir ce vidéo en cliquant ici. De plus, un peu partout dans le monde, il apparaît d’autres formes de sensibilisation, incluant la capsule présentée ici où l’on expose des passants dans la rue à de la méchanceté gratuite faite aux personnes âgées. Tout cela est filmé via caméras cachées par les acteurs de la mise en scène.

Vicky Lauzière

La société a davantage d’impact dans la crise d’identité chez les aînées

La société a davantage d’impact dans la crise d’identité chez les aînées.

« Autrefois, vieillesse était synonyme de sagesse » (Campeau et al, 1999). Les aînés étaient reconnus pour leur expérience de vie, leur jugement et leur savoir. Lorsqu’il était devenu nécessaire, les familles prenaient en charge les personnes âgées. Aujourd’hui, ils sont devenus « une responsabilité d’État, un problème social » (Campeau et al, 1999). Rendues âgées, les personnes définissent leur identité par le passé et c’est là que se trouve le problème. Lorsqu’ils se posent la question « Qui suis-je » ils répondent par « J’étais » (Campeau et al, 1999) (Simard, 1980). La plupart du temps, la crise d’identité chez les personnes âgées est le résultat de notre société. La vieillesse est synonyme de perte de l’activité sociale dominante (le travail), de revenu, de relations sociales, de la santé et des valeurs significatives auxquelles ils s’identifiaient (Campeau et al, 1999) (Simard, 1980). Dans la société actuelle, ce ne sont plus les mêmes valeurs significatives auxquelles ils s’identifiaient qui dominent, ce sont des valeurs comme le progrès, l’avenir, l’efficacité et l’autonomie. Le fait de ne pas partager les mêmes valeurs empêche chez les personnes âgées toute possibilité de participer aux valeurs dominantes de notre société ce qui accentue davantage la crise d’identité et l’isolement chez ceux-ci. C’est la société qui enlève la possibilité d’adopter des valeurs que cette même société prône aux aînés en leurs enlevants petits à petit les éléments qui étaient à la base de leur identité (Simard, 1980). L’absence de valeurs significatives créer divers sentiments comme le sentiment de dévalorisation. L’individu se retrouve devant l’absence de valeur ce qui l’empêche de s’identifier à un groupe; « C’est la mort social de l’individu » (Campeau et al, 1999). Cela engendre plusieurs comportements différents chez les personnes âgées comme le refus de se reconnaître dans le groupe auquel ils font partie, le refus de participer aux activités, d’autres se révolte et d’autres se croient indigne d’amour et croient ne plus avoir leur place ce qui les amène à vivre dans la solitude (isolement) (Campeau et al, 1999). La crise d’identité chez les personnes âgées n’est pas seulement un problème individuel, il s’agit aussi d’un problème de société. En refusant d’intégrer et d’utiliser le potentiel et l’expérience des personnes âgées, la société les amène à se sentir inutiles et à se questionner sur le sens de leur vie. Le nouveau mode de vie de la société d’aujourd’hui créer la perte de repères sociaux et culturels chez ceux-ci puisqu’ils sont incapables de s’identifier à quelque chose qu’ils connaissaient déjà puisque les valeurs de la société ont complètement changés (Campeau et al, 1999).

Pour en savoir davantage sur la crise d’identité chez les personnes âgées, vous pouvez en apprendre davantage sur : http://www.credoc.fr/pdf/Rech/C256.pdf

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Source : Pixabay

Ceci explique la perception que les gens avaient au paravent des personnes âgées, alors qu’aujourd’hui il s’agit d’un problème de société puisque les valeurs préconisées ont grandement changé. Le rôle des aînées dans la société à changer ce qui créer chez ceux-ci une crise d’identité ainsi que de l’isolement.

Lors de notre rencontre d’équipe, nous avons rencontré Renée Mathieu, une éducatrice spécialisée, dans le centre d’accueil pour personnes âgées et cela a vraiment été bénéfique pour moi. Elle a répondu à mes questions de façon très détaillée en affirmant que les informations que j’avais lues sur la crise d’identité étaient applicables dans la réalité. Elle nous a raconté une situation ou deux hommes qui étaient très sociables dans l’institut sont devenus très insécurisés en public. Les deux hommes en questions se sont retrouvés dans une épicerie avec une dame de l’institut et ceux-ci avaient peur de la quitter et d’aller chercher eux-mêmes seuls ce qu’ils voulaient dans l’épicerie parce qu’ils avaient peur de ce que les gens allaient penser d’eux. Les aînées sont rendues dépassées par la société d’aujourd’hui. Plusieurs appellent un cellulaire une petite boite parce qu’ils ne savent pas de quoi il s’agit. Ces deux exemples donnés par l’éducatrice spécialisée représentent bien la crise d’identité que vivent la plupart des personnes âgées dans notre société actuelle. Bref, madame Renée Mathieu m’a vraiment permis de faire le point sur la réalité des aînées dans la société québécoise actuelle. De plus, elle m’a fait réaliser que la situation est bien plus catastrophique que ce que je croyais au départ.

Maintenant que vous êtes plus informé sur le phénomène de la crise d’identité chez les aînés, j’espère que vous n’hésiterais pas à faire des démarches auprès de votre entourage afin de les conscientiser sur les mauvais impacts qu’à notre société sur les personnes âgées. Le but ultime étant de régler ce problème qui touche beaucoup de gens dans notre société québécoise. Si nous ne faisons rien, le problème continuera de s’aggraver à l’avenir et ce n’est pas ce que l’on désire pour les aînées de la société québécoise.

Caroline Desjardins

Briser l’isolement chez les personnes âgées

Briser l’isolement chez les personnes âgées.

Certaines personnes âgées adoptent un comportement d’isolement lorsque vient le temps de leur retraite. Ce qui nous amène aux quatre thèmes qui font surfaces lorsque l’on parle d’isolement. Premièrement, il y a l’isolement familial qui est créé par le fait qu’une personne âgée ne reçoit pas assez souvent de visite, ou d’aide des personnes de sa famille et de ses amis. Il y a aussi le fait que certaines personnes ne veulent pas déranger leurs enfants ou amis. Deuxièmement, il y a les difficultés de déplacements qui sont très fréquents dans les banlieues où il n’y a pas assez de service d’autobus ou tout simplement aucun service d’autobus. Des aires de transports mal adaptés pour les personnes à mobilités réduites comme les métros où il n’y a pas d’ascenseur à toutes les stations. Troisièmement, il y les difficultés liées au logement comme des logements mal adaptées pour des personnes âgées ou simplement qui n’ont pas un revenu suffisant pour le payer. Finalement, il y a la santé qui se dégrade ce qui a pour conséquence de limiter toutes relations et activités sociales. Tous ces facteurs sont des causes qui peuvent mener à l’isolement des aînées (Loones, 2008). « S’y ajoute le domaine spécifique des déplacements : une moindre mobilité induit une moindre vie sociale, une perception négative de sa santé. Ces quatre thèmes s’entremêlent ensuite pour créer un cercle vicieux : l’isolement influe sur la perception de la santé et sur la perception des difficultés quotidiennes » (Loones, 2008). C’est pourquoi il s’agit d’un enjeu de société. Plus les années avancent et plus la population du Québec devient de plus en plus âgée. Ce qui est synonyme de plusieurs adaptations nécessaires afin de pouvoir assurer le bien-être des personnes âgées et de contrainte à l’isolement que la société créer chez ceux-ci.

J’ai tenté de trouver des solutions aux problèmes du vieillissement de la société québécoise. Évidemment, il s’agit d’une problématique qui touche plusieurs pays et non seulement le Québec. Par contre, je me suis penché sur les solutions que pourrait envisager le Québec afin de diminuer cet enjeu. Le Conseil national des aînés a fait parvenir plusieurs alternatives qui sont à envisager sérieusement. L’une d’entre elles était de sensibiliser le public à l’isolement social des aînés (OMF, 2014). Effectivement, plusieurs citoyens québécois ne savent pas ce qu’est l’isolement social des personnes âgées, alors de renseigner les gens sur le sujet serait une bonne façon de diminuer l’isolement. Une population plus renseignée sur le sujet ne peut que permet l’amélioration des conditions des aînés.

 

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Source : Pixabay

Cette image explique le lien entre la famille et l’isolement des personnes âgées puisque la majorité des aînés sont isolés parce qu’ils ne reçoivent plus de visite de leur famille.

Pour en savoir davantage sur les propositions du gouvernement du Canada vous pouvez consultée ce lien : http://www.conseildesaines.gc.ca/fra/recherche_publications/isolement_social/page06.shtml

Lors de notre rencontre d’équipe nous avons rencontré Renée Mathieu, une éducatrice spécialisée, dans le centre d’accueil pour personnes âgées et cela a vraiment été bénéfique pour moi. Elle a répondu à mes questions de façon très détaillée en affirmant que les informations que j’avais lues sur la crise d’identité étaient applicables dans la réalité. Madame Renée Mathieu à affirmer qu’environ 90 % des personnes âgées de la résidence n’avaient plus de famille. Elle explique que par « plus de famille » elle n’entend pas nécessairement que tous les membres de la famille sont morts. Elle nous donne un exemple d’une dame de 97 ans dont son fils est dans un autre centre de personnes âgées et dont les petits enfants habitent loin alors qu’eux aussi sont avancés en âges. La dame se retrouve dans isoler du reste de sa famille parce que les autres membres de la famille sont tout aussi vieux ou ils habitent loin. Elle explique aussi que l’isolement familial est parfois dû à des choix personnels qui peuvent être dû à des chicanes ainsi que plusieurs autres situations. Certains refusent de participer aux activités et restent enfermés dans leurs chambres. Pour combattre la solitude, elle nous fait part de l’aide de nombreux bénévoles. En effet, ceux-ci s’occupent d’animer des activités et de rendre visite aux personnes âgées du centre. Elle nous explique que l’autre jour, un bénévole a sorti un homme à l’extérieur de l’institut alors que cela faisait plusieurs mois qu’il était resté à l’intérieur sans sortir. L’homme a tellement été content que sa réaction a été de pleurer de bonheur.

Maintenant que vous êtes plus informé sur l’enjeu de l’isolement des personnes âgées, j’espère que vous n’hésiterais pas à faire des démarches afin de conscientiser éventuellement les personnes de votre entourage afin de régler ce problème qui touche beaucoup de gens dans notre société québécoise et qui continuera de s’aggraver à l’avenir si nous ne faisons rien.

Caroline Desjardins