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La démographie québécoise et le budget du gouvernement

Parmi les multiples impacts du vieillissement de la population sur la société québécoise, le budget du gouvernement en souffre grandement. Il est important de s’informer à ce sujet, car le budget nous concerne tous. C’est le budget qui détermine combien d’argent le gouvernement met pour l’éducation, la santé, les infrastructures, la sécurité, les loisirs et autres. C’est aussi, ce qui décide combien nous devons débourser, en tant que citoyens, pour chaque secteur. Si le gouvernement met plus d’argent dans l’éducation, le citoyen aura moins à débourser de sa poche pour ce secteur. Tandis que si le gouvernement met moins d’argent dans la santé, pour en mettre plus dans l’éducation, le citoyen devra débourser davantage ou se restreindre davantage dans le secteur de la santé. C’est pour cette raison que chaque personne doit s’informer sur le budget pour comprendre comment notre argent est distribué.

Comme nous le savons déjà, le vieillissement de la population augmente chaque année. En 2018, les personnes âgées, de 65 ans et plus, auront augmenté de 4,8 % depuis 2008 (Richer, Demers, Pelletier, 2012). Et ce n’est pas sur le point de s’arrêter. La population vieillissante continuera de s’accroître pour plusieurs années. Les impacts de ce phénomène sur le budget sont nombreux. Premièrement, les coûts pour la pension de la sécurité de la vieillesse et le supplément de revenus garanti pour les personnes âgées, qui ont coûté, en 2009, respectivement 27,1 milliards et 7,7 milliards de dollars, risquent de doubler d’ici peu (Echenberg, Gauthier, Léonard, 2011), ce qui va bouleverser le budget du gouvernement. Deuxièmement, le coût des régimes de pensions ne cesse d’augmenter, car la population vieillissante ne cesse d’augmenter, ce qui modifiera notre budget. Cependant, pour diminuer le coût des régimes de pensions dans notre budget, il y aura création de mesures pour stimuler les gens à rester plus longtemps sur le marché du travail (Echenberg, Gauthier, Léonard, 2011). Finalement, en considérant que les personnes âgées ont souvent recours à des services de santé, car leur système immunitaire est plus sensible aux maladies et aux virus, la demande des soins de santé augmentera telle qu’illustré dans le graphique des données des soins de santé.

Données sur les soins de santé — Bureau du directeur parlementaire du budget, Rapport sur la viabilité financière, 18 février 2010, et calculs des auteurs; données sur le RPC/SV — Bureau du surintendant des institutions financières Canada, Rapport actuariel du Régime de pensions du Cananda, 2010, et Rapport actuariel sur le programme de la sécurité vieillesse, 2008
Données sur les soins de santé — Bureau du directeur parlementaire du budget, Rapport sur la viabilité financière, 18 février 2010, et calculs des auteurs; données sur le RPC/SV — Bureau du surintendant des institutions financières Canada, Rapport actuariel du Régime de pensions du Cananda, 2010, et Rapport actuariel sur le programme de la sécurité vieillesse, 2008

Il est prédit que « ces dépenses devraient représenter de 9 % à 12 % du PIB d’ici 2036 » (Echenberg, Gauthier, Léonard, 2011). Ainsi représentés sur ce graphique circulaire, les soins de santé représentent le secteur avec le plus gros montant attribué du budget du gouvernement pour les années 2014-2015. C’est-à-dire 43,4 % du budget.budget gvt  Toutes ces augmentations de coûts sur certains secteurs auront pour effet de diminuer les montants d’argent alloués pour d’autres secteurs tels que l’éducation. En effet, nous avons entendu récemment parler d’austérité au Québec qui a pour résultat de réduire les dépenses dans certains secteurs (Asevere, 2015) tels que l’éducation. Une des multiples raisons de ces réductions serait le vieillissement de la population.

Nathalie Laferté, une enseignante en sociologie, nous souligne que 25 % de la population sont des personnes âgées, ce qui fait qu’ils sont plus nombreux que les jeunes. Cela suggère que les partis politiques qui sont élus proposent d’améliorer les soins de santé et les fonds de pension, car les personnes âgées, la plus nombreuse des générations, vont vouloir un parti politique qui prône les soins de santé et non l’éducation et autre. Ils ont besoin des soins de santé, mais ils n’ont pas besoin d’éducation, donc c’est pour cette raison que dans le budget, la plus grande part est réservée aux soins de santé.

Bref, d’après moi, les fonds de pension attribués aux personnes âgées devraient être diminués pour pouvoir rétablir le budget du gouvernement. Cela amènerait aussi une motivation pour les personnes vieillissantes à prendre leur retraite plus tard dans leur vie, car ils ont une meilleure vie lorsqu’ils travaillent. Si l’on réduit les fonds de pension, tout en restant raisonnable, ce serait plus facile de se sortir d’une population vieillissante, car l’argent économiser d’une diminution des fonds de pension pourrait aller dans l’éducation, et lorsque les frais de garderie et les frais de scolarité sont bas, les gens ont davantage envie d’avoir des enfants.

Gabrielle Bélisle

La démographie québécoise et le marché du travail

Nous entendons souvent parler, autour de nous, des impacts négatifs du vieillissement de la population sans réellement comprendre ce que ce phénomène démographique implique. D’innombrables enjeux sont reliés au vieillissement de la population, mais si nous nous amusions à prendre le rôle d’un économiste dans notre société, ce changement démographique nous inquièterait davantage. Nous constaterions que le marché du travail au Québec souffre énormément dû au vieillissement de la population.

En effet, dans un article du journal La Presse, il est dit que les Baby-boomers sont rendus à l’âge de la retraite, donc quitte le marché du travail (Jansen, 2014). Le fait que cette génération qui est reconnue comme étant très nombreuse, quitte prenne leur retraite amène des trous énormes à combler sur le marché du travail. C’est à ce moment que les jeunes entre en jeu. La société compte sur eux pour pouvoir remplacer les baby-boomers afin qu’il n’y ait plus de manque de main d’œuvre. Cependant, notre génération, qui est beaucoup moins nombreuse que la génération des baby-boomers, n’est point capable de remplir tous les manque, car elle est loin d’être assez abondante. Pour régler la situation, on peut alors penser que l’immigration est un moyen efficace pour pourvoir nos postes vacants. Cependant, ce n’est pas aussi efficace qu’on peut le penser, car, d’un côté, il est vrai que les immigrants comblent certains postes dans notre société. Par contre, d’un autre côté, les immigrants ne font pas que travailler, ils consomment aussi, ce qui fait qu’ils augmentent la demande, donc l’immigrant augmente l’offre, mais augmente aussi la demande (Dubreuil, 2010). Ainsi, les immigrants ne peuvent combler le manque de main d’œuvre, car ils en créent en même temps.

D’après Nathalie Laferté, il y a un déclin économique à cause du vieillissement de la population au Québec. Ce déclin s’explique de plusieurs raisons. Premièrement, la sociologue prend le temps de nous indiquer qu’il y a une pénurie de main d’œuvre sur le marché du travail à cause des retraites comme il est souligné précédemment. Pour appuyer ce fait, elle nous donne l’exemple des 7000 infirmières qui d’ici peu vont prendre leur retraite, ce qui laisse place à des postes vacants. Deuxièmement, l’enseignante ressort le fait que les familles ne font pratiquement plus d’enfant, car les deux adultes travaillent à temps plein. Cela apporte une conséquence économique négative, car s’il n’y a plus d’enfant, il n’y a plus personne pour remplacer les emplois des retraités. C’est «la pyramide des âges est inversées» nous dit Nathalie Laferté telle qu’illustré dans le graphique.

Statistic bureau Ministry of internal affairs and comunications (MIC), Ministry of health, Labour and Wlfare, Nations Unies
Statistic bureau Ministry of internal affairs and comunications (MIC), Ministry of health, Labour and Wlfare, Nations Unies

Troisièmement, elle nous souligne le fait qu’il y a une augmentation de l’espérance de vie, donc le 25% de la population inactive vivra encore pour plusieurs années, ce qui veut dire qu’ils consommeront encore pour plusieurs années et auront un fond de pension encore pour plusieurs années. Cela implique que la demande restera élevé malgré la faible offre et que les rares travailleurs devront payer pour les fond de pension des personnes retraités. Les travailleurs ne seront pas capables de soutenir toutes ces personnes âgées bien longtemps. Finalement, Nathalie suggère qu’il risque d’ici peu d’avoir une diminution des femmes sur le marché du travail, car, étant une société avec des stéréotypes sur la femme, elles devront arrêter de travailler pour s’occuper de ses proches âgés.

Bref, d’après moi, la solution à nos problèmes serait soit d’augmenter l’offre ou de diminuer la demande. D’un côté, pour contrer au vieillissement de la population, le gouvernement devrait instaurer des mesures qui favorisent les familles à avoir des enfants, au lieu de les restreindre en augmentant les frais de garderie. En faisant plus d’enfant, nous pourrions arriver à un équilibre entre l’offre et la demande. D’un autre côté, pour diminuer le phénomène démographique, il faudrait diminuer l’espérance de vie, ce qui aurait pour effet de diminuer la demande, donc d’arriver à un équilibre entre l’offre et la demande sur le marché. Cela aurait aussi pour effet de diminuer les coûts payés par les travailleurs pour les fonds de pension des personnes retraités. Cependant, cette alternative est plutôt extrémiste et ne pourrait évidemment pas se concrétiser.

Gabrielle Bélisle

L’immigration: la solution démographique

Saviez-vous que le Québec fait partie des endroits les plus touchés par le vieillissement de la population, la dénatalité et le bouleversement démographique sur l’ensemble de la planète? Effectivement, l’heure est grave pour le Québec de demain. Si nous ne mettons pas en place des mesures afin de contrer cette problématique, toutes les sphères de notre société en seront compromises. La démographie est un enjeu qui a de nombreuses répercussions, soit sur le secteur social, économique et géopolitique de la province.

Tout d’abord, attaquons-nous à la problématique elle-même. Quelle est la situation actuelle du Québec quant au bouleversement démographique? En réalité, le Québec fait face à des difficultés démographiques depuis de nombreuses années. La démographie est un propos qui se forme de plusieurs dynamiques, soit la natalité, la fécondité et la migration (Université de Montréal, 2015). Il est important de souligner que ces trois dynamiques sont étroitement liées les unes aux autres. En premier lieu, en ce qui concerne le Québec, la source du problème se trouve à l’endroit de la dénatalité. Ses causes sont inestimables, mais quelques-unes sont principalement repérables : la baisse de l’influence de l’église, l’accès aux études pour les femmes, la contraception et la planification de grossesses, l’urbanisation, les femmes sur le marché du travail puis finalement la conciliation famille et travail (Nathalie Laferté, 2014). Ces six enjeux sont, en effet, à la source de la dénatalité du Québec. En quelques décennies, le portrait de la province s’est vu énormément changé et développer. La société que l’on connaissait autrefois n’est en rien celle que l’on connaît aujourd’hui. Le mode de vie des québécois et de l’ensemble du fonctionnement de la province s’est énormément modernisé. Malheureusement, la natalité n’a pu suivre le courant d’aussi grands changements dans une courte période. Les familles ont de plus en plus d’aspirations dans la société, ce qui se reflète sur notre deuxième dynamique, soit la fécondité de celles-ci. En effet, cette dénatalité est perceptible sur le taux de fécondité de la province. Une société en santé, sur le point de vue démographique, est une société qui accomplit son taux de renouvellement de la population, soit de 2,1 enfants ou plus par femme. Dans le même ordre d’idée, une société qui veut conserver sa situation actuelle quant à la démographie a besoin d’accomplir le taux de maintien, soit de 2,0 enfants par femme (Nathalie Laferté, 2014). Tout taux de fécondité étant inférieur au taux de maintien annonce des difficultés pour la société. Au Québec, le taux de fécondité actuel se trouve entre 1,6 et 1,7 enfant par femme (Statistique Canada, 2011). En conservant de telles conditions, «l’accroissement naturel devrait diminuer graduellement et devenir négatif à compter de 2029» (ISQ, 2010). De ce manque se créer alors une problématique de vieillissement de la population. Puisque de nombreuses années le nombre de jeunes se voit fortement réduit, la proportion de personnes âgées dans la société prend le dessus. L’augmentation du nombre de personnes âgées est donc inéluctable. Un déséquilibre quant aux proportions d’âges dans une société entraîne aussi énormément de conséquences, tout aussi négatives les unes que les autres. Par exemple, une augmentation du rapport de dépendance des personnes âgées envers la population active, un déclin économique des régions, une perte de l’influence politique de la population canadienne, des répercussions sur le système de santé, etc (Statistique Canada, 2013). Ceci dit, les enjeux démographiques font effet boule de neige. Toute problématique en emmène une autre et il faut à tout prix considérer une solution. C’est à cet endroit que s’insère la troisième dynamique, soit la migration…

 Source:_http://qe.cirano.qc.ca/tab/deces/indice_synthetique_de_fecondite_quebec «Évolution du taux de fécondité et de l’indice synthétique de fécondité au Québec»

Source:_http://qe.cirano.qc.ca/tab/deces/indice_synthetique_de_fecondite_quebec «Évolution du taux de fécondité et de l’indice synthétique de fécondité au Québec»

En effet, l’immigration serait la solution prédominante sur laquelle le Québec de demain pourrait compter afin d’assurer un contournement de sa problématique démographique. Étant donné la complexité et l’encrage important des enjeux de dénatalité et de fécondité auxquels les québécois font face, tenter de les régler serait un projet irréalisable. Cette problématique étant devenue un mode de vie, on ne peut rien afin de le changer. Par contre, l’immigration propose une solution florissante pour notre avenir. Selon Claudia Cavos, intervenante et spécialiste quant à l’accueil et à l’adaptation des nouveaux arrivants de Lanaudière, l’immigration en guise de remplacement est un projet réalisable. Étant reconnu pour sa diversité culturelle et pour sa grande ouverture d’esprit, le Québec a déjà beaucoup d’expérience dans le domaine de l’accueil des immigrants (L’outarde libérée, 2014). Les programmes politiques, économiques et sociaux se reliant à l’intégration et à la réalisation du plein potentiel des immigrants actuellement en vigueur au Québec sont parmi les plus avantageux du monde entier. Nous sommes reconnus comme étant une province où s’intégrer et vivre en tant qu’immigrant est très facile et encourageant. Comme le représente Claudia Cavos, les québécois sont disponibles et ont tout le nécessaire afin d’assurer aux nouveaux arrivants une garantie de leur accomplissement et de leur intégration. Ceci dit, le Québec possède les caractéristiques nécessaires afin d’envisager un tel projet : l’immigration en guise de remplacement afin d’assurer la croissance démographique du Québec (Guillaume Marois, 2008).

Afin de mieux comprendre la richesse de cette immigration de remplacement, il est important de comprendre en quoi l’immigration contribue au développement démographique du Québec. En premier lieu, le portrait général des immigrants qui viennent s’installer au Québec concorde parfaitement aux caractéristiques dont nous avons besoin. Les immigrants qui arrivent dans notre province sont relativement jeunes, soit d’un âge moyen de 32 ans (Nathalie Laferté, 2014). Ceci dit, ceux-ci sont dans la possibilité de contribuer au développement de notre société, quelque sphère soit-il. Plus précisément dans la sphère sociale, ces immigrants sont dans l’âge de procréer. Ce qui est davantage intéressant quant aux immigrants est leur taux de fécondité propre à eux. Contrairement à celui du Québec, le taux de fécondité des nouveaux arrivants environne les 2,6 enfants par femme (Statistique Canada, 2011). Ceci dit, les immigrants assurent non pas le taux de maintien, mais bien le taux de renouvellement de la population. Ce simple aspect révolutionne à lui seul la destinée de notre province. D’abord, l’arrivée de nouveaux immigrants contribue à l’accroissement de la population. Comme la spécifiée madame Claudia Cavos, environ 20% des situations d’immigrations de Lanaudière suivront d’un regroupement familial, soit l’arrivée éventuelle du reste de la famille de l’immigrant en question. Cela confirme donc les nombreuses études réalisées sur l’ensemble du Québec ou le regroupement familial se situe aux environs des 16% (Nathalie Laferté, 2011). Finalement, une fois la famille établie, certaines d’entre elles auront d’autres enfants, ce qui contribue davantage à la démographie du Québec. Toutes les sphères que touche l’immigration sont avantageuses pour notre province. Que ce soit au niveau de la natalité ou de la fécondité, l’immigration contribue à notre démographie. Ce que le Québec doit maintenant viser est de favoriser cette immigration.

geo (remplacement)
Source:_http://www.erudit.org/revue/cqd/2008/v37/n2/038132ar.pdf (page 21) «Comparaison entre la population resultant du scenario a, soit l’arrivée de 55 000 immigrants chaque année, et du scenario b, soit l’arrivée de 45 000 immigrants entre 2006 et 2024, 50 000 entre 2025 et 2039, et 55 000 entre 2040 et 2049 et 60 000 à partir de 2050 (2006-2101)»

Selon moi, ce projet est tout à fait envisageable pour le Québec. Afin d’assurer notre avenir, il faut absolument considérer un changement dans quelque domaine que ce soit. Heureusement, l’immigration propose des solutions qui sont tout à fait avantageuses pour l’ensemble de la province. Il n’est pas question de compromis ou de changement majeur dans notre mode de vie : la problématique peut se dénouer par elle-même. C’est-à-dire que l’immigration est un phénomène qui est déjà en place et qui fonctionne honorablement. Tous les programmes et services nécessaires à l’accueil de nouveaux immigrants sont en fonction et prêt à accueillir de nouveaux arrivants. De plus, nous sommes reconnus comme une province qui favorise et facilite l’intégration des immigrants. Cela veut donc dire que les nouveaux arrivants pourront accomplir leur objectif de base, soit changer de pays, tout en profitant d’un accueil enthousiaste où la société a fortement besoin d’eux. Cette solution répond aux besoins et aux nécessités de chacun qui en bénéficie. La démographie est l’une des priorités à laquelle une société doit s’attaquer afin d’assurer sa santé. En favorisant l’immigration, nous avons espoir de résoudre un problème d’une grande importance et d’assurer la survie de notre province, c’est-à-dire celle de demain.

Malory Chassé

Mes aïeux passent à l’histoire

Le vieillissement de la population n’est pas quelque chose de nouveau au Québec. Plusieurs évènements sociohistoriques ont forgé le Québec d’aujourd’hui. Je tenterai de vous expliquer comment l’histoire a influencé le taux de fécondité québécois et par ce fait même causé le vieillissement de la population. Comme l’a mentionné si bien Nathalie Laferté, notre société, ainsi que sa population a évolué. Les familles sont moins grandes, car le nombre d’enfants par femme a diminué drastiquement depuis 1945. Le mode de vie familiale a beaucoup changé, maintenant il n’est plus nécessaire d’avoir beaucoup d’enfants. Or, le taux de personnes âgé au Québec dans quelques années atteindra le quart de la population. Cela cause un enjeu, car ceci veut dire que 25% de notre population ne travailleront pas. Ceci pose problème, car ce quart de la population qui ne travaille plus fournit plus de revenus au gouvernement. Cela veut dire que c’est nous qui devrons payer pour ce manque d’argent. Cet enjeu peut sembler banal pour plusieurs puisqu’ils ne sont pas informés. Le vieillissement de la population provoque déjà de graves conséquences au niveau sociologique, politique et économique. Si cela continue ainsi, les conséquences s’aggraveront.

En musique, les auteurs et les chanteurs nous font entendre toutes sortes de chansons différentes. Beaucoup d’entre elles parlent des problèmes que l’on retrouve en société comme la pauvreté, la corruption, la violence, etc. Mais parlons-nous du vieillissement de la population? Si vous êtes âgés de plus de 10 ans, vous devez connaitre la chanson Dégénération de Mes Aïeux. Le saviez-vous, cette chanson décrit l’évolution et la régression de la société québécoise au cours de l’histoire. Au cours de l’histoire, le Québec, comme les autres pays, évolue et les valeurs familiales sont mises de côté pour faire place à la valeur monétaire. Mais cette chanson explique que, dans le fond, tout ce que nous voulons faire, c’est de revenir en arrière et de vivre comme nos ancêtres le faisaient à l’époque. Pour vous montrer comment la chanson reflète notre société québécoise, je vais vous décortiquer certains couplets de la chanson. Le premier couplet suit comme ceci : Ton arrière-arrière-grand-père, il a défriché la terre / Ton arrière-grand-père, il a labouré la terre / Et pis ton grand-père a rentabilisé la terre / Pis ton père, il l’a vendue pour devenir fonctionnaire. Ce premier couplet explique comment les familles faisaient pour se nourrir et pour se faire de l’argent. Plusieurs familles possédaient des terres agricoles qui se transmettaient de génération en génération. Or, quand la société a commencé à évoluer avec l’industrialisation, l’agriculture des terres n’était plus suffisante. Avoir une bonne éducation était beaucoup plus valorisant. C’est pour cela que, dans la chanson, le père vend sa terre pour devenir fonctionnaire. En devenant fonctionnaire, il a la possibilité de faire plus d’argent et d’améliorer le niveau de vie de sa famille. Cependant, dans le couplet suivant, le fils est pris avec un conflit de générations : Et pis toi, mon p’tit gars, tu l’sais pus c’que tu vas faire / Dans ton p’tit trois et demi bien trop cher, frette en hiver / Il te vient des envies de devenir propriétaire / Et tu rêves la nuit d’avoir ton petit lopin de terre. La société dans laquelle nous vivons est beaucoup plus complexe qu’auparavant. Il y a beaucoup plus de décision à prendre et ceci a pour conséquence le souhait de revenir à l’époque de l’agriculture où tout était simple.

Par la suite, le couplet suivant explique le changement démographique qu’il s’est produit au Québec au cours de l’histoire : Ton arrière-arrière-grand-mère, elle a eu quatorze enfants / Ton arrière-grand-mère en a eu quasiment autant / Et pis ta grand-mère en a eu trois c’tait suffisant / Pis ta mère en voulait pas ; toi t’étais un accident. Ici, nous voyons que le taux de fécondité a chuté drastiquement à l’époque de nos grands-mères. Ceci n’est pas qu’un hasard, car si nous faisons un calcul approximatif avec l’année actuelle (2015 – 80 + 20), nous arrivons dans les années 1950 à 1960. Cette date correspond aux dates du baby-boom. Nos grands-parents sont pour la plupart des baby-boomers. Cependant, avec la perte de l’influence de l’église et l’invention de la première pilule contraceptive en 1956, nos grands-parents peuvent maintenant contrôler le nombre d’enfants qu’ils désirent avoir. Certaines familles sont donc passées de 21 enfants à seulement 2 enfants. L’ironie dans cette chanson est que dans le couplet suivant, la jeune fille vie elle aussi un conflit de générations : Et pis toi, ma p’tite fille, tu changes de partenaire tout l’temps / Quand tu fais des conneries, tu t’en sauves en avortant / Mais y’a des matins, tu te réveilles en pleurant / Quand tu rêves la nuit d’une grande table entourée d’enfants. Ce couplet démontre que la jeune fille s’ennuie de la relation familiale. De nos jours, les familles sont petites et éloignées.

La chanson se termine avec l’aspect de socialisation : Et pis toi, mon ami, qu’est-ce que tu fais de ta soirée ? / Éteins donc ta tivi ; faut pas rester encabané / Heureusement que dans’ vie certaines choses refusent de changer / Enfile tes plus beaux habits, car nous allons ce soir danser. Ce couplet explique l’évolution technologique qui brouille la communication entre les individus. Le groupe Mes Aïeux s’adresse à nous en tant qu’amis, et ils nous disent d’éteindre nos appareils électroniques, de sortir comme à l’époque, d’aller danser et d’aller socialiser avec les autres.

J’espère que vous en avez appris autant que moi lors de ma première lecture. Le vieillissement de la population est bel et bien réel et la chanson Dégénération de Mes Aïeux le présente bien. La prochaine fois que vous entendrez la chanson, vous penserez à notre société québécoise qui s’est transformée au cours de l’histoire.

Eric Laflamme

La guerre des âges

Le Québec de demain est un sujet qui peut mener vers plusieurs directions. Chaque individu a sa propre vison de ce que sera le Québec dans quelques années. Selon moi, le Québec se dirige vers une population vieillissante. Plusieurs évènements au cours de l’histoire ont amené ce phénomène. Parmi tous ces phénomènes, l’un d’entre eux se démarque des autres. L’évènement sociohistorique qui a eu le plus grand impact sur le vieillissement de la population québécoise n’est nul autre que la Deuxième Guerre mondiale ainsi que le baby-boom qui s’en est suivi. En effet, en 1939 débute cette deuxième Guerre mondiale. Cette guerre, qui a duré six ans, a causé la mort de 62 millions de personnes, dont beaucoup de civils. La plupart de ces civils étaient juifs. Les nombreux camps de concentration, qui sont devenus des musées, sont aujourd’hui un rappel de cette guerre idéologique horrible. Quand la guerre s’est terminée le 2 septembre 1945, tout le monde était content. Les soldats canadiens qui ont survécu à la guerre ont eu la chance de retourner chez eux sains et saufs. À leur retour, rien n’est plus joyeux que de retrouver ceux qu’ils aiment. Dans les quelques années qui ont suivi la fin de la guerre (1945-1975), le taux de fécondité au Québec a explosé et la population s’est accrue énormément. Tous les enfants qui naitront lors de cette période de temps feront partie du phénomène que l’on connait aujourd’hui sous le nom de baby-boom. Ces baby-boomers sont nos grands-parents et nos arrières grands parents. Si vos grands-parents sont nés entre 1945 et 1975, ils font partie des baby-boomers. En 1939, le taux annuel de naissances au Canada a atteint son plancher à 20,1 pour 1 000 habitants. Comme mentionner plus haut, après la Deuxième Guerre mondiale, le taux de naissance au Canada augmente et il atteindra 24,4 par 1000 habitants en 1945. Cela ne s’arrête pas là, car en 1946, ce taux grimpe à 27,2 et fluctue entre 27 et 28,5 jusqu’en 1959 pour ensuite descendre progressivement. C’est durant cette courte période de temps que le taux de naissance sera le plus élevé au Québec. À ce moment, l’économie roulait. Le haut taux de naissance a mis de l’essence sur le feu et cela a causé une amélioration du niveau de vie de toute la population du Québec. Or, depuis 1959, le taux de natalité au Québec n’a que dégringolé pour ne plus remonter. Le boom économique qui est survenu grâce au baby-boom est aujourd’hui devenu un phénomène socio-économique contraire : le papy-boom.

En effet, aujourd’hui en 2015, le Québec commence à vivre une pénurie de main-d’œuvre. Tous les emplois qui ont été créés dans le passé commencent à se vider à cause que tous les baby-boomers commencent à prendre leur retraite s’ils ne le sont pas déjà. Mais pourquoi le taux de natalité s’est-il déprécié autant depuis 1956? La réponse est simple. Comme le mentionne M.T. Larousse dans son texte « la population mondiale », il y a 6 principales causes à la dénatalité au Québec. Ces 6 causes sont l’industrialisation, la hausse de la scolarité des femmes, la contraception et la planification des naissances, la baisse de l’influence de l’église, la femme sur le marché du travail et la difficile conciliation entre la famille et le travail (M.T. Lacourse, 2014). L’industrialisation a fait en sorte que le coût de la vie a diminué. Maintenant, les compagnies produisent plus à des coûts moins chers. Il est donc plus nécessaire de faire autant d’enfants. Pour ce qui est de l’éducation des femmes, puisqu’elles sont aux études, elles ne font pas d’enfant. Il en va de même pour le marché du travail. Si les femmes travaillent, les enfants deviennent secondaires. Ensuite, il faut que les femmes concilient entre famille et travail. Elles prendront donc la décision d’avoir moins d’enfants pour pouvoir travailler plus et pour avoir plus de revenus. Ce qui a eu probablement le plus d’impact sur le taux de natalité au Québec fut surement la baisse de l’influence de l’église jumelée avec la contraception. En effet, l’église devient de moins en moins influente et le moyen de contraception créé en 1956 applique les freins au taux de natalité. Toutes ces causes regroupées ensemble auront pour conséquence une baisse drastique du taux de natalité.

pillule contraceptive
La pillule contraceptive – http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pilule_contraceptive.jpg

Donc, si l’on résume tout cela, le vieillissement de la population a été causé par plusieurs évènements sociohistoriques. Or, celui qui a eu le plus d’impact est la Deuxième Guerre mondiale. À la fin de la guerre, il y a eu un baby-boom qui s’est par la suite transformé en papy-boom à cause de tous les changements économiques, politiques et sociologiques depuis 1959. Le vieillissement ne date pas d’hier. Pour comprendre ce phénomène, il faut retourner dans le passé et analyser ce qu’il s’est passé. J’espère que ce saut dans le passé vous a éclairci sur ce sujet qui est le vieillissement de la population.

Eric Laflamme

 

Notre population vieillit, doit-on craindre le pire?

Le vieillissement de la population est un enjeu qui touchera le Québec de demain dans les prochaines années à venir. Ce phénomène englobe plusieurs causes et conséquences qui ont poussé la population à vieillir, mais aussi qui la pousseront à se modifier à cause de ce vieillissement. Si l’on observe l’enjeu d’un côté sociologique, on remarque que le vieillissement de notre population pourrait s’expliquer par une baisse du taux de fécondité au Québec, un taux de renouvellement impossible à rejoindre, une hausse de l’espérance de vie des hommes et des femmes et d’autres enjeux.

Afin d’avoir un point de vue réaliste sur les enjeux sociologiques au niveau de notre population vieillissante, la sociologue Nathalie Laferté nous a communiqué ses savoirs à ce sujet. Selon elle, le vieillissement de la population est présent, mais moins problématique qu’on aurait pensé qu’il l’aurait été. L’experte nous mentionne que notre population québécoise est très vieillissante, mais qu’elle est rajeunie par une vague d’immigrants qui s’installent au Québec. On aurait alors tendance à se demander si notre identité québécoise est touchée par une augmentation d’immigrants. Madame Laferté mentionne que l’identité québécoise n’est pas menacée, car celle-ci s’est construite sur des immigrants. C’est-à-dire que les Québécois ont créé l’identité québécoise à travers les différentes vagues migratoires. Elle clôt ce sujet en expliquant que c’est plutôt enrichissant pour notre culture.

veillissement de la pop
André LÉONARD, « Vieillissement de la population et politiques publiques au Canada – 1. Aperçu statistique », 2011, Bibliothèque du Parlement [En ligne], http://www.parl.gc.ca/content/lop/researchpublications/2012-12-f.htm
         Malgré que le vieillissement de la population soit moins problématique que les experts auraient pu le prédire, ce problème est tout de même présent et le sera de plus en plus dans les années à venir. En effet, plusieurs incidences expliquent l’arrivée de ce phénomène. D’abord, « l’indice synthétique de fécondité s’établit à 1,65 enfant par femme en 2013 » (Institut de la statistique du Québec, 2013). Malheureusement, le taux de renouvellement est de 2.1 enfants par femmes, alors en tant que société québécoise, nous ne sommes plus assez nombreux par famille. À part les années 1945-1975 où il y eut une croissance du nombre d’enfants au-dessus du taux de renouvellement, appelé le Baby-Boom, le taux de fécondité n’est jamais regrimpé au-dessus du taux de renouvellement. En tant que Québécoise, je me suis souvent demandé : pourquoi le taux de fécondité est aussi bas? Selon moi, une des raisons serait l’enregistrement des interruptions volontaires de grossesses, aussi appelé l’avortement. En effet, « c’est à 20-24 ans que le taux d’interruption volontaire de grossesse est le plus élevé, soit 31 pour mille en 2011. Il est de 22 pour mille à 25-29 ans et de 17 pour mille à 30-34 ans et à 15-19 ans. La diminution globale de l’indice synthétique des dernières années est principalement associée à une diminution des taux entre 15 et 29 ans. » (Institut de la statistique du Québec, 2014)

De plus, d’autres facteurs peuvent aussi expliquer en partie le vieillissement de la population. Si l’on observe l’espérance de vie chez les hommes et chez les femmes, celui-ci a grimpé en flèche depuis quelques années. « Selon les données provisoires de 2013, l’espérance de vie à la naissance poursuit sa progression et s’établit à 80,2 ans chez les hommes et à 84,1 ans chez les femmes. Depuis le milieu des années 1990, les hommes ont gagné près de 6 années d’espérance de vie, soit une moyenne de 4 mois par année. Chez les femmes, le gain total pour la même période est d’un peu plus de 3 années, soit un peu plus de 2 mois annuellement. La durée de vie moyenne, hommes et femmes confondus, est maintenant de 82,2 ans » (Institut de la statistique du Québec, 2013). Avec une augmentation de l’espérance de vie, est-ce qu’il pourrait y avoir une augmentation du taux de fécondité dans les années à venir? Malheureusement, « le vieillissement de la structure par âge de la population québécoise est amorcé et il ira en s’accélérant au cours des prochaines années, avec l’arrivée graduelle des générations nombreuses du baby-boom dans le groupe des 65 ans et plus » (Institut de la statistique du Québec, 2014). Dans quelques années, notre société québécoise sera munie majoritairement de personnes âgées. Le nombre de 65 ans et plus passera de « 1.4 million actuellement à 2.3 millions en 2031, puis 2.9 millions en 2061 » (Institut de la statistique du Québec, 2014).

Le vieillissement de notre population est aussi causé par des générations moins nombreuses suivant celle des baby-boomers. Heureusement, il ne faut pas craindre le pire. Selon moi, l’arrivée des immigrants nous donnera un énorme coup de pouce. Par conséquent, il faudra être plus ouvert à la nouvelle religion et à la vie multiculturelle. C’est grâce aux immigrants si cet enjeu est un peu moins mauvais qu’il aurait pu l’être. Le vieillissement de la population est un sujet qui m’affecte beaucoup, car il définira le courant de ma vie. C’est pourquoi il est important de trouver des solutions afin d’en diminuer les impacts négatives. En tant que citoyenne québécoise, j’ai comme but fixe d’avoir trois enfants afin d’aider la population à s’élargir et augmenter son taux de fécondité. En sociologie, la seule solution pour combler à une population vieillissante c’est de se reproduire davantage. Pour que cette solution devienne une option aux yeux des citoyens, il faut que la société apporte les moyens de le faire. C’est pour cette raison qu’il faut alors connaître les différents enjeux politiques, économiques et historiques pour ensuite tenter de tirer quelques solutions afin de favoriser la reproduction plus nombreuse.

 

Catherine Rousselle

 

L’immigration, un aspect positif ou négatif?

Le Québec de demain semble nous relever une population vieillissante. Cet enjeu est muni de causes et de conséquences importantes qui incitent son apparition. Si l’on observe le phénomène du vieillissement de la population d’une objectivité sociologique, on peut alors faire ressortir des causes et des conséquences plus spécifiques. Ce phénomène peut s’expliquer par une baisse du taux de fécondité, par une hausse de l’espérance de vie, par une génération de baby-boomers vieillissants et par des générations suivantes moins nombreuses. Plusieurs d’entre vous semblent inquiets des dommages qui seront à venir. Heureusement, le vieillissement de la population est un phénomène qui semble s’atténuer par l’arrivée d’immigrants de plus en plus nombreux. Or, on se demande alors : l’immigration est-elle un aspect positif ou négatif au sein de notre société québécoise vieillissante?

Lors de notre rencontre avec Nathalie Laferté, professeur de sociologie au Collège Gérald-Godin depuis plusieurs années, nous voulions savoir si, en effet, l’immigration nombreuse au Québec était un aspect positif ou négatif. Selon la spécialiste, l’immigration est perçue comme tout à fait enrichissante pour notre société québécoise. Elle affirme que c’est grâce à eux si les Québécois peuvent se différencier des autres cultures. De plus, selon madame Laferté, le vieillissement de la population n’apporte que deux seules solutions concrètes : faire plus d’enfants ou installer plus d’immigrants sur notre territoire.

Il en va de soi qu’il est impossible d’exiger aux familles québécoises la naissance d’un minimum de deux enfants par foyer puisque la décision est relative à un choix personnel, à l’impossibilité de procréer ou tout simplement pour une question de revenus financiers. Alors, afin de combler le manque de jeunes identités québécoises dans notre société, plusieurs efforts déployés par la région de Québec, depuis plusieurs années, pour attirer davantage d’immigrants ont été mis en place et ceux-ci commencent à porter leurs fruits. En effet, le Québec tente d’insister plus d’immigrant à venir s’installer sur notre territoire. «De plus en plus de personnes nées à l’extérieur du pays vivent au Canada. L’Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011, publiée mercredi par Statistique Canada, révèle en effet qu’un Canadien sur cinq (20,6 %) est né à l’étranger, soit 6 775 800 personnes» (Radio-Canada, 2013). Il est certain que le vieillissement de la population affecte notre identité québécoise, car nous sommes dès lors une société multiethnique plutôt qu’une société uniquement de nationalité québécoise. Par contre, la diversité culturelle est une bonne chose pour le Québec. Il est intéressant de comprendre que « l’immigration participe au renouvellement de la population active ainsi qu’au développement social, économique et culturel du Québec et, ce faisant, elle contribue à faire du Québec un État moderne, ouvert sur le monde et fier de sa diversité» (Immigration et communautés culturelles, 2009).

Les transformations frappantes à l’œil que nous pouvons observées de la composition ethnoculturelle qu’apporte l’immigration à notre territoire québécois s’expliquent par un haut taux d’immigration dans les environs de l’île de Montréal. En effet, celle-ci « accueillit la vaste majorité de la population immigrée et des minorités visibles du Québec. En effet, près de 66 % de la population immigrée et près de 70 % des personnes appartenant à des minorités visibles du Québec résident sur l’île de Montréal» (Immigration et communautés culturelles, 2009). Depuis déjà plusieurs années, la population québécoise est favorable aux relations interculturelles et elle est moins renfermée à l’idée d’accepter un grand nombre d’immigrants dans leur société. En plus, « les enquêtes montrent que les élèves qui ont vécu la pluriethnicité dans le quotidien sont d’avis que l’école pluriethnique joue un rôle positif quant à la compréhension et à la bonne entente entre les jeunes » (Immigration et communautés culturelles, 2009). Selon des expériences personnelles, il est tout à fait vrai d’affirmer que vivre dans la pluriethnicité est positif. Étant québécoise, j’ai étudié dans une école regroupant différentes nationalités et il en va de soi que cela m’a aidé à comprendre ce que signifiait réellement la vie au sein d’une communauté pluriethnique. On apprend que chaque individu et chaque culture sont différents et mérites tous d’être acceptées à parts égales.

Selon moi, l’immigration est majoritairement un aspect positif pour le Québec, mais elle amène aussi avec elle quelques frictions. D’un point de vue personnel, l’immigration plus nombreuse amène aussi quelques conflits interculturels (débats qui ont entourés la question des accommodements raisonnables) qui doivent se régler avec un débat de société. Comme mentionner plus haut, chaque culture mérite d’être acceptée à parts égales, mais le choix d’immigrer au Québec vient aussi avec le choix de respecter les règles qui y sont établies. Pour le moment, cet aspect peut pencher un peu plus vers un aspect négatif de l’immigration, mais elle peut être réglée. Une société multiethnique permet de nous diversifier et de grandir tout en apprenant les cultures de différents pays. En plus, l’augmentation du nombre d’immigrants nous permet de combler des emplois qui manquaient de personnels. Ce manque de personnels sur le marché du travail s’explique par une génération de baby-boomers qui sont maintenant rendus à l’âge de la retraite, suivi de générations peu nombreuses qui ont de la difficulté à pourvoir tous les postes qu’occupait la génération très nombreuse.

Catherine Rousselle

pays
Province multiculturelle – http://pixabay.com/en/flags-country-states-of-america-69190/

 

 

Les enjeux démographiques-vieillissement de la population

Quand nous pensons au Québec de demain, nous pouvons penser à la société qui nous entoure, aux enjeux des générations futures liés aux tendances démographiques comme le vieillissement de la population. Ce phénomène qui devient de plus en plus grand semble inévitable. Il pourrait y avoir de graves conséquences sur le Québec. Pour bien cerner le problème, nous l’aborderons sous les aspects sociologiques, historiques, politiques et économiques. Avant de s’attarder plus spécifiquement sur ses causes et ses conséquences, il serait intéressant de définir le sens du mot démographie. «La démographie est l’étude quantitative des populations humaines et de leurs dynamiques, à partir de leurs composantes : fécondité, conjugalité, migration, vieillissement et mortalité» (Université de Montréeal, 2015)

À l’issue de nos recherches, voici un ensemble de conclusions que nous avons tirées. Présentement, dû à un faible taux de fécondité au Québec, notre province subit un déclin démographique. En effet, plusieurs spécialistes anticipent une intensification du vieillissement de la population du Québec. La situation est alarmante. En 2034, on prévoit que les aînés (65 ans et plus) représenteront approximativement 25 % de la population totale du Québec (Cirano, 2015) : génération des baby-boomers. Cela aura plusieurs incidences sur notre société.  Par exemple, le gouvernement aura intérêt à défendre cette classe la plus nombreuse. Par conséquent, cela pourrait l’amener à modifier la manière dont il administre le budget de l’état tel qu’en augmentant le budget de la santé et en diminuant ceux des autres secteurs. Pour pallier le vieillissement de la population, le gouvernement aura recours à l’augmentation de l’immigration sur le territoire québécois. Il est donc intéressant de comprendre si les conséquences de l’immigration auront des impacts positifs et négatifs pour le Québec, tels qu’une identité québécoise menacée ou une amélioration au sein d’une population vieillissante. De plus, le gouvernement devra aussi s’impliquer pour répondre à la menace qui pèse sur la démographie québécoise, car les mesures, telles que la politique d’immigration et la politique familiale sont inquiétantes. Le marché du travail en sera entre autres bouleversé par une pénurie de main-d’œuvre due au vieillissement des baby-boomers. Bref, tous ces éléments sont le fruit des tendances qu’a connu le Québec au cours des dernières années.

fécondité
http://qe.cirano.qc.ca/graph/part_des_65_ans_et_plus_dans_la_population

 

Pour valider et enrichir l’information que nous avons collectée au cours de notre travail de recherche, nous avons rencontré Nathalie Laferté. Elle enseigne la sociologie au Cégep Gérald-Godin depuis plusieurs années. Cette enseignante est réputée pour ses nombreuses connaissances sur le vieillissement de la population. Durant notre entrevue avec la sociologue, nous avons abordé quatre disciplines qui sont touchées par le vieillissement de la population. L’enseignante nous a éclairés sur les différentes causes et conséquences abordées précédemment reliées à ce changement démographique qui touchent présentement de près les Québécois et qui les toucheront davantage demain. Elle spécifie que l’immigration est enrichissante pour notre société québécoise qui vit une pénurie de main-d’œuvre à cause des baby-boomers qui entament l’âge des retraités.

Eric Laflamme, Gabrielle Bélisle, Catherine Rousselle, Alexis Labrecque-Goulet

Médiagraphie

  • Canada, Québec, Santé et services sociaux, espace informationnel, Montréal, service de l’administration des banques de données, 2015.
  • Canada, Québec, Institut de la statistique, Population du Québec : 1971-2014, 2014.
  • Canada, Québec, Ministère de la famille, des Aînés et de laCondition Féminine, Le Québec soutient ses familles, 2007.
  • Chambre de commerce du Montréal métropolitain, « LA PLANIFICATION DE L’IMMIGRATION AU QUÉBEC POUR LA PÉRIODE 2012-2015 », 2011.
  • LACOURSE, M.T, Cahier de Transformation Sociale.
  • LAJOIE, Geneviève, «Immigration: un «obstacle» au projet souverainiste», Canoë, 2015, [En Ligne], http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiqueprovinciale/archives/2015/03/20150320-123143.html (consultée le 23 avril)
  • Québec, Immigration et communautés culturelles, Le Québec change, Québec, Gouvernement du Québec, 2009.
  • Québec, Institut de la statistique du Québec, Le bilan démographique du Québec, Québec, Gouvernement du Québec, 2014, p.163.
  • Québec, Institut de la statistique du Québec, Les naissances et les décès au Québec et dans les régions en 2013, Québec, Gouvernement du Québec, p.10.
  • RACICOT, Félix, « Le vieillissement de la population pose d’importants défis », L’Écho de la Rive-Nord, 2013.
  • SABOURIN, Clément, «Province cherche main d’œuvre: le Québec face au vieillissement de ses travailleurs», Le Huffington Post, 2015, [En Ligne], http://quebec.huffingtonpost.ca/2015/02/06/penurie-main-doeuvre-quebec-vieillissement-population-travailleurs_n_6606500.html, (consultée le 23 avril)