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Le TDAH: un problème majeur au Québec

L’accroissement des troubles de comportements chez les enfants affecte l’ensemble de la population. Nous avons choisi de faire état sur le trouble du déficit d’attention, avec ou sans hyperactivité (TDAH), étant donné qu’il est l’une des problématiques les plus fréquentes en milieu scolaire. Pour alimenter cette affirmation, lors d’une étude effectuée en 2008 par le ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec (MSSS), les résultats indiquent qu’en moyenne, « 15% des enfants québécois de 3 à 14 ans présentent un niveau modéré ou sévère d’hyperactivité et/ou d’inattention » (Renaud, 2011), ce qui représente un problème majeur dans la société.  Il est donc primordial de trouver des solutions et de les appliquer. Cela n’affectera non seulement le jeune, mais affectera le Québec de demain.

ADHD equipe
Source: https://www.flickr.com/photos/victius/3926739357/in/photolist-6YZyNH-56xgTg-bs8bvV-9scivh-rYVn4d-byL4sw-9MaEaH-bs8bvk-pXjZxC-p1pDUG-abztai-6RUyZ1-8E8pA3-6ickCL-6YNutS-dRRcjo-oK83RN-5rPbZT-byxmQu-qC7ULY-2jpYsH-agj38s-oihUsK-ozAkF5-ab6L9j-6jBtmv-6Z4z8W-tAaQq-6YZyBD-6Z4z4q-pELSN2-6TNAmZ-p1t5pM-7VPvpx-JCakm-6bXF19-pELSV6-pELTWe-pV6XMW-pX2Lxn-pV6YcJ-p1pEs5-pEPcpA-pXc4LM-pENHDf-iZnVis-qwyWys-bmcZZC-4oyUdB-pEPcWs « One and Other-Mental Health »

En nous penchant sur « la deuxième problématique en importance » (Landry, 2011) dans les milieux scolaires, on peut constater que cette dernière peut s’expliquer grâce aux dimensions psychologiques, sociologiques et économiques. En effet, le TDAH est un trouble neuropsychiatrique. Dans d’autres mots, elle se concentre à l’étude et au traitement des maladies mentales.  De ce fait, elle se rapporte à la psychologie, c’est-à-dire une discipline qui vise la connaissance des activités mentales et des comportements en fonction des conditions de l’environnement. De plus, le TDAH se rapporte à « la science économique est la science de l’administration des ressources rares. Elle étudie les formes que prend le comportement humain dans l’aménagement de ces ressources ; elle analyse et explique les modalités selon lesquelles un individu ou une société affecte des moyens limités à la satisfaction de besoins nombreux et illimités » (Raymond Barre, 1997). Finalement, elle se rapporte à une autre branche des sciences humaines, la sociologie, c’est-à-dire une discipline qui a pour objet les phénomènes sociaux. Elle étudie les formes, les développements et les évolutions de la cohabitation des hommes, ainsi que les facteurs qui ont une influence sur cette cohabitation. En effet, cela démontre la manière dont le jeune interagit avec ses pairs et son entourage, mais surtout sa manière dont il pense. Dans le cas de notre projet, les jeunes atteints du TDAH sont contraints à une aide limitée, que ce soit une aide psychologique, éducative, sociale, etc.

Au niveau économique, le TDAH engendre des coûts élevés pour la société. En effet, dans un article de La Presse, rédigé par Marie Tison, on apprend que le TDAH coûterait 7 milliards [de dollars] au Canada par année (Tison, 2013). Ce résultat serait causé par «la perte de productivité due [à ce déficit d’attention]» (Tison, 2013). Effectivement, les travailleurs et travailleuses étant atteints de ce trouble d’attention sont « plus susceptibles d’être des travailleurs non qualifiés, d’être mis à pied, de chômer plus longtemps et de gagner moins d’argent au cours de leur vie que les autres personnes» (Tison, 2013). Les impacts de la maladie sur la personne, tels la désorganisation, le manque de concentration et l’hyperactivité sont la cause principale de l’instabilité des personnes atteintes du TDAH dans leur emploi (Grizenko, Gruber, Joober, 2013). Par ailleurs, selon la docteure Rosemary Tannock, « la scolarité des personnes atteintes du TDAH entraîne une diminution de leur qualité de la vie et une augmentation de leurs problèmes de santé» (Tison, 2013). Ces personnes ont beaucoup de difficulté à se trouver un emploi, donc elles sont mises sur le chômage. Il serait intéressant de se demander : Quel serait l’impact d’ne prise en charge plus encadrée chez les gens atteints de TDAH sur le chômage?

En plus des déficits budgétaires dans l’économie canadienne, le trouble de déficit d’attention avec ou sans hyperactivité peut d’autant plus être associé à des difficultés d’adaptation scolaire. Selon des spécialistes en psychoéducation, les enfants souffrant de ce trouble « ont de la difficulté à se mettre au travail, à soutenir leur attention, à s’organiser, à persévérer et à soutenir un effort lors de difficultés ou lorsque des règles et des consignes sont à suivre, ce qui pourrait entraîner chez ces élèves des difficultés d’apprentissage, un rendement scolaire plus faible que celui attendu, des retraits fréquents de la classe et un risque élevé d’échec scolaire » (Anciaux, 2007).  Il est donc intéressant de déterminer les causes du TDAH et de comprendre comme ce trouble affecte le jeune et son comportement.

Au niveau psychologique, les enseignants dans les écoles ne sont pas sur la même longueur d’ondes quant aux méthodes utilisées pour aider l’enfant ayant un trouble d’attention. En effet, après avoir mené une étude au Québec en 2001, on se rend compte que plusieurs enseignants ont des valeurs et des croyances contradictoires à celles recommandées par des professionnels (Anciaux, 2007). Ces enseignants refusent de respecter les méthodes établies par les intervenants psychosociaux afin d’aider les jeunes atteints du TDAH. Étant donné que l’enseignant joue un grand rôle dans la vie éducative de l’enfant, il est essentiel de remédier à cette problématique.

Pour mieux comprendre la problématique du TDAH, nous avons effectué une entrevue avec Marlène De Oliveira, conseillère au service d’aide à l’intégration des élèves (SAIDE) au cégep Gérald-Godin, pour en apprendre plus sur la prise en charge des élèves ayant un trouble de déficit d’attention au niveau collégial. Le SAIDE offre plusieurs types d’aide aux étudiants. Par exemple, ce service leur offre des outils compensatoires pour les aider à garder leur concentration lors des examens, comme des coquilles ou des écouteurs. De plus, les élèves inscrits au SAIDE ont l’avantage de faire leurs examens dans une salle en dehors de la classe respective. Même si le SAIDE est un centre d’aide à l’apprentissage, l’organisme a encore beaucoup de changements à faire. En effet, le TDAH est étudié seulement depuis 1967 et ce n’est que depuis 10 ans que nous retrouvons des centres de soutiens dans les écoles. Donc, le SAIDE s’adapte constamment aux changements pour offrir la meilleure aide possible aux étudiants du Cégep Gérald-Godin.

En conclusion, le TDAH connait de plus en plus de victimes dans notre société, c’est pourquoi il est important de retenir certains éléments pour mieux comprendre la prise en charge du TDAH au Québec. Depuis le début de notre projet, nous avons pris conscience de l’ampleur de ce problème dans la société et des différentes techniques pour y remédier. Nous avons vu que les techniques appuyant la réussite scolaire des étudiants atteints de ce trouble mental ne cesse d’augmenter depuis les années 90. Les différents centres d’aide s’adaptent constamment à ces changements et améliorent ainsi l’aide à la réussite de l’étudiant. De plus, la prise en charge en milieu scolaire prévient l’augmentation des coûts importants pour l’État, tels le chômage, les services sociaux, les services de santé, etc. Ce qui est le plus important, c’est que la société ne cesse de remédier au problème du TDAH.

 Marjorie Bonnet, Samuel Lalonde, Mahsa Nikkami

Médiagraphie:

Articles d’un site Internet

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LEFEBVRE, Lyse. « Le Ritalin et ses effets à long terme », dans CENTRE L’ÉTAPE DU BASSIN MASKINONG. INC., Étape, [En ligne], http://www.etape.qc.ca/drogues/ritalin2.htm (Page consultée le 30 mars 2015).

Taux de décrochage scolaire », 2011, [En ligne], www.saj.gouv.qc.ca (Page consultée le 23 avril 2015 mars 2015)

Articles d’un périodique en ligne

« Comment s’occuper d’un enfant ayant un TDAH à la maison? », Chenelière Éducation, 2014, [En ligne], http://www.cheneliere.ca/6584-livre-mieux-vivre-avec-le-tda-h-a-la-maison.html  (Page consultée le 3 mars 2015)

GRIZENKO, Nathalie et al. GRUBER, Reut, JOOBER, Rhida. « Trouble du déficit de l’attention : causes, symptômes et traitements », Douglas, 28 octobre 2013, [En ligne], http://www.douglas.qc.ca/info/trouble-deficit-attention (Page consultée le 2 mars 2015).

MASSÉ, Line et COUTURE, Caroline et Valentine ANCIAUX, « Connaissances et croyances des intervenants des milieux scolaires, de la santé et des services sociaux à l’égard du trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité », [En ligne], 2010, http://id.erudit.org/iderudit/044802ar (page consultée le 2 mars 2015)

SOKOLNICKA, Isabelle. « Le TDAH sur les bancs d’école : un don devenu vice », Le Devoir, 15 novembre 2014, [En ligne], http://www.ledevoir.com/societe/science-et-technologie/423989/le-tdah-sur-les-bancs-d-ecole-un-don-devenu-vice (Page consultée le 29 mars 2015).

TISON, Marie. « Le déficit d’attention coûte 7 milliards », La Presse, 16 octobre 2013, [En ligne], http://affaires.lapresse.ca/economie/canada/201310/16/01-4700239-le-deficit-dattention-coute-7-milliards.php (Page consultée le 2 mars 2015).

Image

DOLAN, Xavier. Mommy, Montréal, 2014, 3min15, coul.

Document audiovisuel

Dr. Louis VERRA, La journée du TDAH, Montréal, Louis VERRA, 2013, 2 :20 minutes, YouTube,  https://www.youtube.com/watch?v=beJfTPU898U

Site Internet

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Livre

BARRE, Raymond  et TEULON, Frédéric. Économie politique, 15e édition, Paris, 1997, p.13, (Coll. « Themis »).

Thèse

 ANCIAUX, Valentine. Étude des croyances des intervenants psychosociaux à l’égard du trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité [En ligne], mémoire de maîtrise, (psychoéducation), Université du Québec à Trois-Rivières, 2007, 110 p. depot-e.uqtr.ca/1393/1/030004026.pdf (Page consultée le 3 mars 2015)

 LANDRY, Geneviève. « Évaluation du processus de construction d’un réseau de services intégrés destiné aux jeunes âgés de 5 à 17 ans atteints d’un tdah et à leur parents », [En ligne], thèse de doctorat, (médecine sociale et préventive), Université Laval, 2010, p.112 www.theses.ulaval.ca/2010/27412/27412.pdf (page consultée le 2 mars 2015)

Le Québec: Une terre d’accueil pour préparer l’avenir

De nos jours, au Québec, on peut observer une très grande diversité au niveau culturel.  Cela est dû en principe à la très forte immigration qui se produit depuis plusieurs années. L’immigration est en fait une composante importante à étudier lorsqu’on dresse un portrait de notre société et de notre population, puisqu’elle a un impact considérable sur la culture, la politique et l’économie de notre province.

Lorsque nous avons décidé d’aborder le sujet de l’immigration, c’était principalement parce que nous avions beaucoup d’interrogations sur le sujet. En effet, nous en connaissions peu sur le sujet autre que les stéréotypes et les informations de surface. Ce n’était pas assez et nous souhaitions en apprendre davantage par nous-même. Nous avons donc débuté avec des questionnements, qui se sont par la suite transformés en problématiques que nous avons abordé.

Après bien des recherches, nous avons réalisé que la recherche théorique ne pouvait que nous amener jusqu’à un certain point. Il y avait des questions qui restaient sans réponse et ces recherches n’avaient pas satisfait notre soif de connaissance. Nous avons donc décidé de rencontrer quelqu’un qui travaille directement sur le terrain, quelqu’un qui interagit avec des gens vivant la réalité de l’immigration au quotidien. Ainsi, nous espérions obtenir l’information qu’il nous manquait pour faire une recherche complète et représentative. Nous n’avons pas été déçus. Nous avons eu l’opportunité de rencontrer Claudia Cobos, une intervenante au CRÉDIL, soit le Comité régional d’éducation pour le développement international de Lanaudière. Malgré qu’elle travaille sur le terrain de Lanaudière, elle a su nous dresser un portrait général de l’immigration au Québec, tout en répondant à toutes nos questions portant sur l’aspect plus «pratique» et appliqué de l’immigration. Grâce à elle, nous avons pu boucher les derniers trous d’informations qu’il nous manquait.

De ce fait, nous avons pu tirer des conclusions factuelles, probantes et convaincantes. Au niveau économique, nous avons déterminé que l’immigration est essentielle au bon fonctionnement de la société et du marché du travail, particulièrement avec le vieillissement de la population qui se fait de plus en plus ressentir. En ce qui concerne la politique d’immigration présentement en fonction au pays, nous pouvons conclure que celle-ci est fonctionnelle, pratique et favorise l’accueil de nouveaux arrivants au Canada. De plus, plusieurs organismes sont en place afin de faciliter l’adaptation et l’intégration de ces nouveaux arrivants. Malgré la difficulté de la première année suivant leur arrivée, les immigrants ont la chance de pouvoir s’imprégner au mode de vie québécois. Ceci dit, au niveau psychologique, le bilan demeure toutefois positif. Finalement, tous ces changements au sein de la société ont pour effet d’enrichir la diversité ethnique de notre province. Grâce à l’arrivée d’un aussi grand nombre d’immigrants, la démographie du Québec de demain est en sécurité. L’immigration est une solution prépondérante afin de contrer le vieillissement de la population et le taux de fécondité très faible de notre province. Ceci dit, son bilan est positif sous tous les aspects auxquels il touche.

 Camilo Cardenas
Malory Chassé
Marjorie Longtin

Photo du 2015-04-24 à 09.35 #3

 

 

MÉDIAGRAPHIE

     AGOSSOU, Dominique. «Effet de l’immigration internationale sur le vieillissement de la population des régions métropolitaines et non métropolitaines du Canada», Cahiers québécois de démographie, volume 31, page 275-302 [En Ligne] http://www.erudit.org/revue/cqd/2002/v31/n2/000668ar.pdf  (Page consultée le 20 avril 2015)

    BOUDARBAT, Brahim et Maude BOULET. Immigration au Québec : Politiques et intégration au marché du travail, [En ligne], 2010, http://www.cirano.qc.ca/pdf/publication/2010RP-05.pdf (Page consultée le 20 avril 2015).

     BOUDARBAT, Brahim. Les défis de l’intégration des immigrants dans le marché du travail au Québec : enseignements tirés d’une comparaison avec l’Ontario et la Colombie-Britannique, [En ligne], 2011, http://cirano.qc.ca/pdf/publication/2011RP-07.pdf (Page consultée le 21 avril 2015).

     BOUDARBAT, Brahim et Gilles GRENIER. L’impact de l’immigration sur la dynamique économique du Québec, [En ligne], 2014, http://www.midi.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/ETU_ImmigrProsperite_BoudarbatGrenier.pdf (Page consultée le 22 avril 2015).

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DE MER, Emmanuelle. «Le Canada devient plus en plus un pays d’immigrants», Radio-Canada, mai 2013 [En Ligne] http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/National/2013/05/08/001-statistique-canada-immigrants-minorites-visibles.shtml (Page consultée le 20 avril 2015)

FOUGÈRE, Maxime. HARVEY, Simon. «Le vieillissement de la main-d’œuvre et le défi de la croissance au Québec», Cahiers québécois de démographie, volume 36, numéro 2, 2007, pages 183-216. (Page consultée le 20 avril 2015)

     GOUVERNEMENT DU CANADA, «Immigration Diversité et Inclusion», Réussir l’intégration, 2014-2015, [En ligne] http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/FR/partenaires/programmes-integration/reussir-integration.html. (Page consultée le 2 mars 2015)

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GOUVERNEMENT DU CANADA, Les six critères de sélection – Travailleurs qualifiés (fédéral), [En ligne], http://www.cic.gc.ca/francais/immigrer/qualifie/demande-facteurs.asp (Page consultée le 20 avril 2015).

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GREGORY, Joël. «Réflexions sur les politiques d’immigration», Cahiers québécois de démographie, volume 4, numéro 2, 1975, pages 24-37 [En Ligne], http://www.erudit.org/revue/cqd/1975/v4/n2/305799ar.pdf  (Page consultée le 20 avril 2015)

LAFERTÉ, NATHALIE. «Transformations sociales : Recueil de textes et notes de cours partie 1», Québec, 2015, 75 pages.

L’OUTARDE LIBÉRÉE. Salon de l’immigration et de l’intégration au Québec, France, L’outarde libérée, 2014, 2:33 minutes. (Page consultée le 20 avril 2015)

MAROIS, Guillaume. «La migration de remplacement: un exercice méthodologique en rapport aux enjeux démographiques du Québec», Cahiers québécois de démographie, volume 37, automne 2008, p. 237-261 [En Ligne] http://www.erudit.org/revue/cqd/2008/v37/n2/038132ar.pdf  (Page consultée le 20 avril 2015)

     MICHELLE, Labelle. «Le dimensions d’intégration des immigrants, des minorités ethnoculturelles et des groupes racisés au Québec», 2015, [En ligne] https://criec.uqam.ca/upload/files/dimensions_integration.pdf (Page consultée le 2 mars 2015)

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UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL. Qu’est-ce que la démographie?, département de démographie [En Ligne], http://demo.umontreal.ca/departement/quest-ce-que-la-demographie/ (Page consultée le 20 avril 2015)

Le vieillissement de la population, un enjeu collectif

Depuis plusieurs décennies, le vieillissement de la population du Québec est un enjeu d’actualité qui a des répercussions sur toutes les générations. Nous sommes donc amenées à se questionner sur le rôle des aînés dans notre société et les changements qui sont à venir. Le vieillissement de la population est défini comme étant un processus par lequel la répartition par âge de la population se modifie, résultant en une augmentation de la proportion de personnes âgées («Vieillissement de la population», s.d.). D’ailleurs, le vieillissement de la population québécoise est principalement causé par la chute importante de la natalité, de la diminution de la mortalité ainsi que de l’allongement de l’espérance de vie (Bherer et al, s.d.). Pour de plus amples informations sur le sujet, vous pouvez visionnez une capsule de Radio-Canada en cliquant ici.

Figure 1

Personnes âgées contentes

Source : Wikipedia (Wikipedia, s.d.)

Étant directement concernées par ce phénomène démographique, nous trouvions pertinent d’étudier cet enjeu qui est de plus en plus préoccupant. Ce sujet touche plusieurs sphères de l’étude des sciences humaines telles que l’économie, la politique, la psychologie et la sociologie. D’abord, sous l’angle économique, il y a des répercussions notamment sur la main-d’œuvre qui est en demande croissante, sur la population inactive qui devient alarmante et sur les régimes de retraite à repenser. Ensuite, il faut considérer le déclin des troubles cognitifs des aînés et la protection juridique des vulnérabilités. De plus, il y a une augmentation du nombre important de personnes âgées qui consomment des médicaments psychotropes. Malgré le fait que le bien-être social est un impact sur le psychologique, les aînés deviennent de plus en plus dépendants de leur consommation qui ne cesse d’augmenter. Pour eux, la «consommation est donc extrêmement répandue : c’est un fait ordinaire» (Le Moigne, s.d.). Enfin, les aînés sont portés à reconsidérer leur rôle dans notre société et la façon dont ils sont perçus. Les personnes âgées sont devenues «une responsabilité d’État, un problème social» (Campeau et al, s.d.). Le changement des valeurs dominantes dans la société crée chez ceux-ci une crise d’identité ainsi que de l’isolement.

Nous avons réalisé une entrevue pour avoir une opinion d’une personne qui travaille dans ce milieu. Nous avons rencontré Renée Mathieu, une éducatrice spécialisée, dans le centre d’accueil pour personnes âgées Denis-Benjamin-Viger, à l’Île-Bizard, et nous en avons appris beaucoup. Cette entrevue nous a permis de confirmer ou d’infirmer nos recherches. Madame Renée Mathieu a répondu à toutes nos questions et plus encore, elle nous a donné des renseignements supplémentaires très pertinents. Cela a été une expérience bénéfique puisqu’elle travaille sur le terrain, elle est directement en lien avec les personnes âgées, elle connait très bien cette réalité.

Figure 2

Chix

Vicky Lauzière, Caroline Desjardins, Julie Robillard-Larocque, Renée Mathieu et Kathleen Newberry.

En conclusion, afin que le problème de l’isolement social chez les personnes âgées diminue, le renseignement de la population sur le sujet serait une bonne façon d’y parvenir. Une population plus renseignée ne peut que permettre l’amélioration des conditions des aînés. De plus, sur ce qui a trait au déclin cognitif des aînés, il est important de s’informer sur les différentes maladies mentales qui touchent les personnes âgées de notre société et de comprendre les différents défis qui s’imposent à celles-ci au niveau juridique. En effet, pour assurer la protection des vulnérabilités des aînés, il faut renseigner ces derniers et les intervenants des droits qu’il existe pour empêcher les formes possibles d’exploitation et d’abus. Pour ce qui est des impacts économiques, il est aussi important que les québécois soient informés des répercussions possibles que le vieillissement de la population amène. La population étant bien au courant, elle pourra manifester son accord ou son désaccord avec les mesures mises en place par le gouvernement pour contrer le vieillissement. En se renseignant adéquatement, il est possible de mieux comprendre les motifs qui encouragent un aîné à consommer des médicaments psychotropes dans une société où leur place est de plus en plus remise en considération. En effet, il faut porter attention aux problèmes de santé mentale qui peuvent être en liens avec la consommation médicamenteuse.

 

Caroline Desjardins
Julie Robillard-Larocque
Vicky Lauzière
Kathleen Newberry

 

Bibliographie

 

Livre

BEE, Helen et Denise BOYD. Les âges de la vie : psychologie du développement humain, 4e éd., ERPI, 2011, p.405

CAMPEAU, Robert et al. «La crise d’identité chez les personnes âgées», dans individu et société, introduction à la sociologie, 2e éd, Montréal, Gaëtan Morin, 1999, p. 107-108.

LAFERTÉ, Nathalie. «Dénatalité et vieillissement de la population», dans recueil de textes et notes de cours 1ère partie, #611, hiver 2015, p4-7.

LÉONARD, Louis et Mohamed BENAMAR. Psychotropes : pharmacologie et toxicomanie, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2002, 894 p. 450-702

MILLET, Bruno. Prescrire les psychotropes, Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2010, 332 p. 99-206

CAMPEAU, Robert, et al. «La crise d’identité chez les personnes âgées», dans Individu et société, Introduction à la sociologie, 2e édition, Montréal, Gaëtan Morin, 1999, p.108

 

Publication du gouvernement

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«Le rapport de l’administrateur en chef de la santé publique sur l’état de la santé publique au Canada en 2010», dans Agence de la santé publique du Canada, [En ligne], http://www.phac-aspc.gc.ca/cphorsphc-respcacsp/2010/fr-rc/cphorsphc-respcacsp-06-fra.php (page consultée le 26 mars 2015)

 

Article d’un site internet

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Thèse

REYSSET, Amélie. Les benzodiazépines dans l’anxiété et l’insomnie : dangers liés à leur utilisation et alternative thérapeutique chez l’adulte, [En ligne], thèse de maîtrise, (faculté de pharmacie Grenoble), Université Joseph Fourier, 2010, 153 p. http://dumas.ccsd.cnrs.fr/docs/00/59/32/44/PDF/TP10_7002_reysset_amelie_0_D_.pdf (Page consultée le 28 février 2015).

 

L’immigration: la solution démographique

Saviez-vous que le Québec fait partie des endroits les plus touchés par le vieillissement de la population, la dénatalité et le bouleversement démographique sur l’ensemble de la planète? Effectivement, l’heure est grave pour le Québec de demain. Si nous ne mettons pas en place des mesures afin de contrer cette problématique, toutes les sphères de notre société en seront compromises. La démographie est un enjeu qui a de nombreuses répercussions, soit sur le secteur social, économique et géopolitique de la province.

Tout d’abord, attaquons-nous à la problématique elle-même. Quelle est la situation actuelle du Québec quant au bouleversement démographique? En réalité, le Québec fait face à des difficultés démographiques depuis de nombreuses années. La démographie est un propos qui se forme de plusieurs dynamiques, soit la natalité, la fécondité et la migration (Université de Montréal, 2015). Il est important de souligner que ces trois dynamiques sont étroitement liées les unes aux autres. En premier lieu, en ce qui concerne le Québec, la source du problème se trouve à l’endroit de la dénatalité. Ses causes sont inestimables, mais quelques-unes sont principalement repérables : la baisse de l’influence de l’église, l’accès aux études pour les femmes, la contraception et la planification de grossesses, l’urbanisation, les femmes sur le marché du travail puis finalement la conciliation famille et travail (Nathalie Laferté, 2014). Ces six enjeux sont, en effet, à la source de la dénatalité du Québec. En quelques décennies, le portrait de la province s’est vu énormément changé et développer. La société que l’on connaissait autrefois n’est en rien celle que l’on connaît aujourd’hui. Le mode de vie des québécois et de l’ensemble du fonctionnement de la province s’est énormément modernisé. Malheureusement, la natalité n’a pu suivre le courant d’aussi grands changements dans une courte période. Les familles ont de plus en plus d’aspirations dans la société, ce qui se reflète sur notre deuxième dynamique, soit la fécondité de celles-ci. En effet, cette dénatalité est perceptible sur le taux de fécondité de la province. Une société en santé, sur le point de vue démographique, est une société qui accomplit son taux de renouvellement de la population, soit de 2,1 enfants ou plus par femme. Dans le même ordre d’idée, une société qui veut conserver sa situation actuelle quant à la démographie a besoin d’accomplir le taux de maintien, soit de 2,0 enfants par femme (Nathalie Laferté, 2014). Tout taux de fécondité étant inférieur au taux de maintien annonce des difficultés pour la société. Au Québec, le taux de fécondité actuel se trouve entre 1,6 et 1,7 enfant par femme (Statistique Canada, 2011). En conservant de telles conditions, «l’accroissement naturel devrait diminuer graduellement et devenir négatif à compter de 2029» (ISQ, 2010). De ce manque se créer alors une problématique de vieillissement de la population. Puisque de nombreuses années le nombre de jeunes se voit fortement réduit, la proportion de personnes âgées dans la société prend le dessus. L’augmentation du nombre de personnes âgées est donc inéluctable. Un déséquilibre quant aux proportions d’âges dans une société entraîne aussi énormément de conséquences, tout aussi négatives les unes que les autres. Par exemple, une augmentation du rapport de dépendance des personnes âgées envers la population active, un déclin économique des régions, une perte de l’influence politique de la population canadienne, des répercussions sur le système de santé, etc (Statistique Canada, 2013). Ceci dit, les enjeux démographiques font effet boule de neige. Toute problématique en emmène une autre et il faut à tout prix considérer une solution. C’est à cet endroit que s’insère la troisième dynamique, soit la migration…

 Source:_http://qe.cirano.qc.ca/tab/deces/indice_synthetique_de_fecondite_quebec «Évolution du taux de fécondité et de l’indice synthétique de fécondité au Québec»

Source:_http://qe.cirano.qc.ca/tab/deces/indice_synthetique_de_fecondite_quebec «Évolution du taux de fécondité et de l’indice synthétique de fécondité au Québec»

En effet, l’immigration serait la solution prédominante sur laquelle le Québec de demain pourrait compter afin d’assurer un contournement de sa problématique démographique. Étant donné la complexité et l’encrage important des enjeux de dénatalité et de fécondité auxquels les québécois font face, tenter de les régler serait un projet irréalisable. Cette problématique étant devenue un mode de vie, on ne peut rien afin de le changer. Par contre, l’immigration propose une solution florissante pour notre avenir. Selon Claudia Cavos, intervenante et spécialiste quant à l’accueil et à l’adaptation des nouveaux arrivants de Lanaudière, l’immigration en guise de remplacement est un projet réalisable. Étant reconnu pour sa diversité culturelle et pour sa grande ouverture d’esprit, le Québec a déjà beaucoup d’expérience dans le domaine de l’accueil des immigrants (L’outarde libérée, 2014). Les programmes politiques, économiques et sociaux se reliant à l’intégration et à la réalisation du plein potentiel des immigrants actuellement en vigueur au Québec sont parmi les plus avantageux du monde entier. Nous sommes reconnus comme étant une province où s’intégrer et vivre en tant qu’immigrant est très facile et encourageant. Comme le représente Claudia Cavos, les québécois sont disponibles et ont tout le nécessaire afin d’assurer aux nouveaux arrivants une garantie de leur accomplissement et de leur intégration. Ceci dit, le Québec possède les caractéristiques nécessaires afin d’envisager un tel projet : l’immigration en guise de remplacement afin d’assurer la croissance démographique du Québec (Guillaume Marois, 2008).

Afin de mieux comprendre la richesse de cette immigration de remplacement, il est important de comprendre en quoi l’immigration contribue au développement démographique du Québec. En premier lieu, le portrait général des immigrants qui viennent s’installer au Québec concorde parfaitement aux caractéristiques dont nous avons besoin. Les immigrants qui arrivent dans notre province sont relativement jeunes, soit d’un âge moyen de 32 ans (Nathalie Laferté, 2014). Ceci dit, ceux-ci sont dans la possibilité de contribuer au développement de notre société, quelque sphère soit-il. Plus précisément dans la sphère sociale, ces immigrants sont dans l’âge de procréer. Ce qui est davantage intéressant quant aux immigrants est leur taux de fécondité propre à eux. Contrairement à celui du Québec, le taux de fécondité des nouveaux arrivants environne les 2,6 enfants par femme (Statistique Canada, 2011). Ceci dit, les immigrants assurent non pas le taux de maintien, mais bien le taux de renouvellement de la population. Ce simple aspect révolutionne à lui seul la destinée de notre province. D’abord, l’arrivée de nouveaux immigrants contribue à l’accroissement de la population. Comme la spécifiée madame Claudia Cavos, environ 20% des situations d’immigrations de Lanaudière suivront d’un regroupement familial, soit l’arrivée éventuelle du reste de la famille de l’immigrant en question. Cela confirme donc les nombreuses études réalisées sur l’ensemble du Québec ou le regroupement familial se situe aux environs des 16% (Nathalie Laferté, 2011). Finalement, une fois la famille établie, certaines d’entre elles auront d’autres enfants, ce qui contribue davantage à la démographie du Québec. Toutes les sphères que touche l’immigration sont avantageuses pour notre province. Que ce soit au niveau de la natalité ou de la fécondité, l’immigration contribue à notre démographie. Ce que le Québec doit maintenant viser est de favoriser cette immigration.

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Source:_http://www.erudit.org/revue/cqd/2008/v37/n2/038132ar.pdf (page 21) «Comparaison entre la population resultant du scenario a, soit l’arrivée de 55 000 immigrants chaque année, et du scenario b, soit l’arrivée de 45 000 immigrants entre 2006 et 2024, 50 000 entre 2025 et 2039, et 55 000 entre 2040 et 2049 et 60 000 à partir de 2050 (2006-2101)»

Selon moi, ce projet est tout à fait envisageable pour le Québec. Afin d’assurer notre avenir, il faut absolument considérer un changement dans quelque domaine que ce soit. Heureusement, l’immigration propose des solutions qui sont tout à fait avantageuses pour l’ensemble de la province. Il n’est pas question de compromis ou de changement majeur dans notre mode de vie : la problématique peut se dénouer par elle-même. C’est-à-dire que l’immigration est un phénomène qui est déjà en place et qui fonctionne honorablement. Tous les programmes et services nécessaires à l’accueil de nouveaux immigrants sont en fonction et prêt à accueillir de nouveaux arrivants. De plus, nous sommes reconnus comme une province qui favorise et facilite l’intégration des immigrants. Cela veut donc dire que les nouveaux arrivants pourront accomplir leur objectif de base, soit changer de pays, tout en profitant d’un accueil enthousiaste où la société a fortement besoin d’eux. Cette solution répond aux besoins et aux nécessités de chacun qui en bénéficie. La démographie est l’une des priorités à laquelle une société doit s’attaquer afin d’assurer sa santé. En favorisant l’immigration, nous avons espoir de résoudre un problème d’une grande importance et d’assurer la survie de notre province, c’est-à-dire celle de demain.

Malory Chassé

Notre population vieillit, doit-on craindre le pire?

Le vieillissement de la population est un enjeu qui touchera le Québec de demain dans les prochaines années à venir. Ce phénomène englobe plusieurs causes et conséquences qui ont poussé la population à vieillir, mais aussi qui la pousseront à se modifier à cause de ce vieillissement. Si l’on observe l’enjeu d’un côté sociologique, on remarque que le vieillissement de notre population pourrait s’expliquer par une baisse du taux de fécondité au Québec, un taux de renouvellement impossible à rejoindre, une hausse de l’espérance de vie des hommes et des femmes et d’autres enjeux.

Afin d’avoir un point de vue réaliste sur les enjeux sociologiques au niveau de notre population vieillissante, la sociologue Nathalie Laferté nous a communiqué ses savoirs à ce sujet. Selon elle, le vieillissement de la population est présent, mais moins problématique qu’on aurait pensé qu’il l’aurait été. L’experte nous mentionne que notre population québécoise est très vieillissante, mais qu’elle est rajeunie par une vague d’immigrants qui s’installent au Québec. On aurait alors tendance à se demander si notre identité québécoise est touchée par une augmentation d’immigrants. Madame Laferté mentionne que l’identité québécoise n’est pas menacée, car celle-ci s’est construite sur des immigrants. C’est-à-dire que les Québécois ont créé l’identité québécoise à travers les différentes vagues migratoires. Elle clôt ce sujet en expliquant que c’est plutôt enrichissant pour notre culture.

veillissement de la pop
André LÉONARD, « Vieillissement de la population et politiques publiques au Canada – 1. Aperçu statistique », 2011, Bibliothèque du Parlement [En ligne], http://www.parl.gc.ca/content/lop/researchpublications/2012-12-f.htm
         Malgré que le vieillissement de la population soit moins problématique que les experts auraient pu le prédire, ce problème est tout de même présent et le sera de plus en plus dans les années à venir. En effet, plusieurs incidences expliquent l’arrivée de ce phénomène. D’abord, « l’indice synthétique de fécondité s’établit à 1,65 enfant par femme en 2013 » (Institut de la statistique du Québec, 2013). Malheureusement, le taux de renouvellement est de 2.1 enfants par femmes, alors en tant que société québécoise, nous ne sommes plus assez nombreux par famille. À part les années 1945-1975 où il y eut une croissance du nombre d’enfants au-dessus du taux de renouvellement, appelé le Baby-Boom, le taux de fécondité n’est jamais regrimpé au-dessus du taux de renouvellement. En tant que Québécoise, je me suis souvent demandé : pourquoi le taux de fécondité est aussi bas? Selon moi, une des raisons serait l’enregistrement des interruptions volontaires de grossesses, aussi appelé l’avortement. En effet, « c’est à 20-24 ans que le taux d’interruption volontaire de grossesse est le plus élevé, soit 31 pour mille en 2011. Il est de 22 pour mille à 25-29 ans et de 17 pour mille à 30-34 ans et à 15-19 ans. La diminution globale de l’indice synthétique des dernières années est principalement associée à une diminution des taux entre 15 et 29 ans. » (Institut de la statistique du Québec, 2014)

De plus, d’autres facteurs peuvent aussi expliquer en partie le vieillissement de la population. Si l’on observe l’espérance de vie chez les hommes et chez les femmes, celui-ci a grimpé en flèche depuis quelques années. « Selon les données provisoires de 2013, l’espérance de vie à la naissance poursuit sa progression et s’établit à 80,2 ans chez les hommes et à 84,1 ans chez les femmes. Depuis le milieu des années 1990, les hommes ont gagné près de 6 années d’espérance de vie, soit une moyenne de 4 mois par année. Chez les femmes, le gain total pour la même période est d’un peu plus de 3 années, soit un peu plus de 2 mois annuellement. La durée de vie moyenne, hommes et femmes confondus, est maintenant de 82,2 ans » (Institut de la statistique du Québec, 2013). Avec une augmentation de l’espérance de vie, est-ce qu’il pourrait y avoir une augmentation du taux de fécondité dans les années à venir? Malheureusement, « le vieillissement de la structure par âge de la population québécoise est amorcé et il ira en s’accélérant au cours des prochaines années, avec l’arrivée graduelle des générations nombreuses du baby-boom dans le groupe des 65 ans et plus » (Institut de la statistique du Québec, 2014). Dans quelques années, notre société québécoise sera munie majoritairement de personnes âgées. Le nombre de 65 ans et plus passera de « 1.4 million actuellement à 2.3 millions en 2031, puis 2.9 millions en 2061 » (Institut de la statistique du Québec, 2014).

Le vieillissement de notre population est aussi causé par des générations moins nombreuses suivant celle des baby-boomers. Heureusement, il ne faut pas craindre le pire. Selon moi, l’arrivée des immigrants nous donnera un énorme coup de pouce. Par conséquent, il faudra être plus ouvert à la nouvelle religion et à la vie multiculturelle. C’est grâce aux immigrants si cet enjeu est un peu moins mauvais qu’il aurait pu l’être. Le vieillissement de la population est un sujet qui m’affecte beaucoup, car il définira le courant de ma vie. C’est pourquoi il est important de trouver des solutions afin d’en diminuer les impacts négatives. En tant que citoyenne québécoise, j’ai comme but fixe d’avoir trois enfants afin d’aider la population à s’élargir et augmenter son taux de fécondité. En sociologie, la seule solution pour combler à une population vieillissante c’est de se reproduire davantage. Pour que cette solution devienne une option aux yeux des citoyens, il faut que la société apporte les moyens de le faire. C’est pour cette raison qu’il faut alors connaître les différents enjeux politiques, économiques et historiques pour ensuite tenter de tirer quelques solutions afin de favoriser la reproduction plus nombreuse.

 

Catherine Rousselle

 

L’immigration, un aspect positif ou négatif?

Le Québec de demain semble nous relever une population vieillissante. Cet enjeu est muni de causes et de conséquences importantes qui incitent son apparition. Si l’on observe le phénomène du vieillissement de la population d’une objectivité sociologique, on peut alors faire ressortir des causes et des conséquences plus spécifiques. Ce phénomène peut s’expliquer par une baisse du taux de fécondité, par une hausse de l’espérance de vie, par une génération de baby-boomers vieillissants et par des générations suivantes moins nombreuses. Plusieurs d’entre vous semblent inquiets des dommages qui seront à venir. Heureusement, le vieillissement de la population est un phénomène qui semble s’atténuer par l’arrivée d’immigrants de plus en plus nombreux. Or, on se demande alors : l’immigration est-elle un aspect positif ou négatif au sein de notre société québécoise vieillissante?

Lors de notre rencontre avec Nathalie Laferté, professeur de sociologie au Collège Gérald-Godin depuis plusieurs années, nous voulions savoir si, en effet, l’immigration nombreuse au Québec était un aspect positif ou négatif. Selon la spécialiste, l’immigration est perçue comme tout à fait enrichissante pour notre société québécoise. Elle affirme que c’est grâce à eux si les Québécois peuvent se différencier des autres cultures. De plus, selon madame Laferté, le vieillissement de la population n’apporte que deux seules solutions concrètes : faire plus d’enfants ou installer plus d’immigrants sur notre territoire.

Il en va de soi qu’il est impossible d’exiger aux familles québécoises la naissance d’un minimum de deux enfants par foyer puisque la décision est relative à un choix personnel, à l’impossibilité de procréer ou tout simplement pour une question de revenus financiers. Alors, afin de combler le manque de jeunes identités québécoises dans notre société, plusieurs efforts déployés par la région de Québec, depuis plusieurs années, pour attirer davantage d’immigrants ont été mis en place et ceux-ci commencent à porter leurs fruits. En effet, le Québec tente d’insister plus d’immigrant à venir s’installer sur notre territoire. «De plus en plus de personnes nées à l’extérieur du pays vivent au Canada. L’Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011, publiée mercredi par Statistique Canada, révèle en effet qu’un Canadien sur cinq (20,6 %) est né à l’étranger, soit 6 775 800 personnes» (Radio-Canada, 2013). Il est certain que le vieillissement de la population affecte notre identité québécoise, car nous sommes dès lors une société multiethnique plutôt qu’une société uniquement de nationalité québécoise. Par contre, la diversité culturelle est une bonne chose pour le Québec. Il est intéressant de comprendre que « l’immigration participe au renouvellement de la population active ainsi qu’au développement social, économique et culturel du Québec et, ce faisant, elle contribue à faire du Québec un État moderne, ouvert sur le monde et fier de sa diversité» (Immigration et communautés culturelles, 2009).

Les transformations frappantes à l’œil que nous pouvons observées de la composition ethnoculturelle qu’apporte l’immigration à notre territoire québécois s’expliquent par un haut taux d’immigration dans les environs de l’île de Montréal. En effet, celle-ci « accueillit la vaste majorité de la population immigrée et des minorités visibles du Québec. En effet, près de 66 % de la population immigrée et près de 70 % des personnes appartenant à des minorités visibles du Québec résident sur l’île de Montréal» (Immigration et communautés culturelles, 2009). Depuis déjà plusieurs années, la population québécoise est favorable aux relations interculturelles et elle est moins renfermée à l’idée d’accepter un grand nombre d’immigrants dans leur société. En plus, « les enquêtes montrent que les élèves qui ont vécu la pluriethnicité dans le quotidien sont d’avis que l’école pluriethnique joue un rôle positif quant à la compréhension et à la bonne entente entre les jeunes » (Immigration et communautés culturelles, 2009). Selon des expériences personnelles, il est tout à fait vrai d’affirmer que vivre dans la pluriethnicité est positif. Étant québécoise, j’ai étudié dans une école regroupant différentes nationalités et il en va de soi que cela m’a aidé à comprendre ce que signifiait réellement la vie au sein d’une communauté pluriethnique. On apprend que chaque individu et chaque culture sont différents et mérites tous d’être acceptées à parts égales.

Selon moi, l’immigration est majoritairement un aspect positif pour le Québec, mais elle amène aussi avec elle quelques frictions. D’un point de vue personnel, l’immigration plus nombreuse amène aussi quelques conflits interculturels (débats qui ont entourés la question des accommodements raisonnables) qui doivent se régler avec un débat de société. Comme mentionner plus haut, chaque culture mérite d’être acceptée à parts égales, mais le choix d’immigrer au Québec vient aussi avec le choix de respecter les règles qui y sont établies. Pour le moment, cet aspect peut pencher un peu plus vers un aspect négatif de l’immigration, mais elle peut être réglée. Une société multiethnique permet de nous diversifier et de grandir tout en apprenant les cultures de différents pays. En plus, l’augmentation du nombre d’immigrants nous permet de combler des emplois qui manquaient de personnels. Ce manque de personnels sur le marché du travail s’explique par une génération de baby-boomers qui sont maintenant rendus à l’âge de la retraite, suivi de générations peu nombreuses qui ont de la difficulté à pourvoir tous les postes qu’occupait la génération très nombreuse.

Catherine Rousselle

pays
Province multiculturelle – http://pixabay.com/en/flags-country-states-of-america-69190/

 

 

Les enjeux démographiques-vieillissement de la population

Quand nous pensons au Québec de demain, nous pouvons penser à la société qui nous entoure, aux enjeux des générations futures liés aux tendances démographiques comme le vieillissement de la population. Ce phénomène qui devient de plus en plus grand semble inévitable. Il pourrait y avoir de graves conséquences sur le Québec. Pour bien cerner le problème, nous l’aborderons sous les aspects sociologiques, historiques, politiques et économiques. Avant de s’attarder plus spécifiquement sur ses causes et ses conséquences, il serait intéressant de définir le sens du mot démographie. «La démographie est l’étude quantitative des populations humaines et de leurs dynamiques, à partir de leurs composantes : fécondité, conjugalité, migration, vieillissement et mortalité» (Université de Montréeal, 2015)

À l’issue de nos recherches, voici un ensemble de conclusions que nous avons tirées. Présentement, dû à un faible taux de fécondité au Québec, notre province subit un déclin démographique. En effet, plusieurs spécialistes anticipent une intensification du vieillissement de la population du Québec. La situation est alarmante. En 2034, on prévoit que les aînés (65 ans et plus) représenteront approximativement 25 % de la population totale du Québec (Cirano, 2015) : génération des baby-boomers. Cela aura plusieurs incidences sur notre société.  Par exemple, le gouvernement aura intérêt à défendre cette classe la plus nombreuse. Par conséquent, cela pourrait l’amener à modifier la manière dont il administre le budget de l’état tel qu’en augmentant le budget de la santé et en diminuant ceux des autres secteurs. Pour pallier le vieillissement de la population, le gouvernement aura recours à l’augmentation de l’immigration sur le territoire québécois. Il est donc intéressant de comprendre si les conséquences de l’immigration auront des impacts positifs et négatifs pour le Québec, tels qu’une identité québécoise menacée ou une amélioration au sein d’une population vieillissante. De plus, le gouvernement devra aussi s’impliquer pour répondre à la menace qui pèse sur la démographie québécoise, car les mesures, telles que la politique d’immigration et la politique familiale sont inquiétantes. Le marché du travail en sera entre autres bouleversé par une pénurie de main-d’œuvre due au vieillissement des baby-boomers. Bref, tous ces éléments sont le fruit des tendances qu’a connu le Québec au cours des dernières années.

fécondité
http://qe.cirano.qc.ca/graph/part_des_65_ans_et_plus_dans_la_population

 

Pour valider et enrichir l’information que nous avons collectée au cours de notre travail de recherche, nous avons rencontré Nathalie Laferté. Elle enseigne la sociologie au Cégep Gérald-Godin depuis plusieurs années. Cette enseignante est réputée pour ses nombreuses connaissances sur le vieillissement de la population. Durant notre entrevue avec la sociologue, nous avons abordé quatre disciplines qui sont touchées par le vieillissement de la population. L’enseignante nous a éclairés sur les différentes causes et conséquences abordées précédemment reliées à ce changement démographique qui touchent présentement de près les Québécois et qui les toucheront davantage demain. Elle spécifie que l’immigration est enrichissante pour notre société québécoise qui vit une pénurie de main-d’œuvre à cause des baby-boomers qui entament l’âge des retraités.

Eric Laflamme, Gabrielle Bélisle, Catherine Rousselle, Alexis Labrecque-Goulet

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  • Québec, Immigration et communautés culturelles, Le Québec change, Québec, Gouvernement du Québec, 2009.
  • Québec, Institut de la statistique du Québec, Le bilan démographique du Québec, Québec, Gouvernement du Québec, 2014, p.163.
  • Québec, Institut de la statistique du Québec, Les naissances et les décès au Québec et dans les régions en 2013, Québec, Gouvernement du Québec, p.10.
  • RACICOT, Félix, « Le vieillissement de la population pose d’importants défis », L’Écho de la Rive-Nord, 2013.
  • SABOURIN, Clément, «Province cherche main d’œuvre: le Québec face au vieillissement de ses travailleurs», Le Huffington Post, 2015, [En Ligne], http://quebec.huffingtonpost.ca/2015/02/06/penurie-main-doeuvre-quebec-vieillissement-population-travailleurs_n_6606500.html, (consultée le 23 avril)

 

 

 

Le TDAH de A à Z

Au Québec, les troubles de comportements chez les enfants sont de plus en plus fréquents et ils sont à la hausse. C’est la raison pour laquelle je m’attarderais à vous présenter la dimension psychologique et sociologique des jeunes atteints du TDAH, « la deuxième problématique en importance » (Landry, 2010, p.112) dans les milieux scolaires. Étant donné que les enfants sont les adultes de demain, il est très important de comprendre la problématique chez cette tranche d’âge pour parvenir à y remédier en instaurant des solutions. Ainsi, l’article suivant répondra aux questions suivantes : « Qu’est-ce qu’une journée typique pour un jeune atteint du TDAH? » et « Comment le TDAH affecte le jeune et son comportement? ». De la sorte, il sera possible de repérer les problèmes chez un jeune et de trouver des solutions dans le but d’aider un proche et d’améliorer les méthodes d’intervention dans les milieux scolaires. En trouvant des solutions et en les appliquant, cela n’affectera non seulement le jeune, mais affectera le Québec de demain. Voici ce à quoi ressemble la vie d’un jeune québécois atteint de TDAH.


Début de la journée: 7h30 – Cameron! Réveille-toi!

ADHD alarm
(Mania Nik Kami, 2015 « Biiiip »)

C’est ainsi que débute chacune de mes journées. Je me réveille en me demandant ce à quoi ressemblera ma journée et ce dont je ferais à l’école. Est-ce que je fâcherais mes professeurs encore? Seront-ils déçus de moi? Est-ce que je vais énerver mes parents? Est-ce que je vais encore me faire chicaner parce que je bouge trop?

Je sors de mon lit et je commence à me préparer. Je vais déjeuner. C’est souvent la même chose. Un morceau de pain (sans gluten) avec du fromage et des fruits. Je n’ai plus le droit de consommer de produit avec gluten, d’œuf, de sucre, de yogourt liquide, de boisson gazeuse, de jus (appart celui que ma mère me fait) ou même de ketchup sur mes frites. Mon docteur m’a dit que cela va m’aider, car je suis hyperactif. Ensuite, je me brosse les dents ce qui me prend souvent beaucoup de temps et, finalement, je vais m’habiller pour l’école. Par contre, avant de partir, ma mère me répète : c’est le temps de prendre ton médicament!


8h00 – Temps de prendre mon médicament (Ritalin)

Je déteste ce médicament! Je suis tanné. Argh. J’ai trouvé des techniques pour m’empêcher de prendre ce médicament. J’ai dit à ma mère que je ne suis pas capable d’avaler les pilules, donc elle les sépare en deux et verse la poudre dans l’eau. Les matins où elle est pressée, elle court partout. Elle n’est pas dans la cuisine. Alors, je vide mon verre dans le lavabo. Parfois, je prends une gorgée et je vais à la toilette. Dès que j’ai fermé la porte, je crache, sans faire de bruit, le mélange dans le lavabo et je fais semblant de me laver les mains. Par contre, certains matins je suis heureux de prendre mon Ritalin. Cela me calme et je sais que je me concentrerais plus à l’école. Mes professeurs sont heureux et ils me mettent moins en punition. Ainsi, je peux jouer plus longtemps avec mes amis.


8h30 – L’école

Ma mère me dépose à l’école. Je débarque de l’auto et je cours dans la cour d’école. J’ai tellement d’énergie. Je cours partout. J’adore jouer à ballon chasseur et à « tag » durant mes pauses. Le matin, on n’a pas beaucoup de temps à jouer par contre. La cloche sonne très vite. On se met en fil et on rentre dans notre classe. Je suis le plus vite. Je cours, je mets mon manteau et je rentre dans la classe. Je suis assis en avant de la classe devant Madame Catherine, mon professeur de quatrième année. Je n’aime pas les mercredis. On commence la journée avec le jogging mathématique et après, on fait des travaux dans le cahier Défi mathématique. Je n’aime pas cela. Julie rit toujours de moi parce qu’elle est plus intelligente que moi. Au lieu de compter mes cubes en dizaine, je joue avec eux. J’aime construire de grandes tours. Je dessine aussi des araignées comme ceux dans Spider-Man sur mon bureau. Madame Catherine me punit souvent durant cette période.

J’aime le jeudi. J’ai mon cours d’éducation physique et mon cours d’arts plastiques. C’est mes cours préférés. J’adore jouer au soccer avec mes amis durant mon cours d’éducation physique. Je suis le meilleur. Je fais plein de buts. Durant mes cours d’arts plastiques, d’adore bricoler. Je dessine souvent des superhéros et je construis des trucs avec du carton. J’impressionne mes amis. Madame Catherine aussi est fière de moi. Elle accroche toujours mes dessins au fond de la classe.


12h00 – La récréation après le dîner

Après le dîner, on va jouer dehors sauf s’il pleut. J’aime la récréation, car je peux jouer autant que je veux et courir partout. Par contre, je me chicane parfois avec mes amis. Ils ne veulent pas jouer avec moi parce que je dérange souvent la classe et la professeure. Parfois, je deviens fâché et je les frappe. La surveillante m’apporte à l’Oasis et je dois remplir une fiche de réflexion. Je n’aime pas cela. Joël, la surveillante de l’Oasis me calme souvent.


1h15 – Retour en classe

Après la récréation, je veux encore jouer. Je suis déconcentré et je bouge beaucoup. J’ai hâte de rentrer chez nous. Madame Catherine met souvent un sourire triste pour la 3e et 4e période dans mon cahier. Ma mère ne sera pas fière de moi.


3h30 – Maison

(Mania Nik Kami, 2015)
(Mania Nik Kami, 2015 « Tdah et les études »)

Ma mère vient finalement me chercher. On rentre à la maison. Je regarde un peu la télévision. Après ma maison me demande de faire mes devoirs. Je n’aime pas les faire. Je préfère dessiner ou m’amuser avec mes superhéros. Je n’aime pas m’asseoir sur une chaise pour longtemps à faire mes devoirs. Aussi, je préfère bouger. Ma mère m’oblige à faire mes devoirs. Lorsque je les fais, cela me prend souvent plusieurs heures à les finir, car je suis très déconcentré.


Fin de la journée : 8h00 – Dormir

Après avoir soupé, je dois aller dormir. J’ai de la facilité à m’endormir. Ma mère me dit que c’est parce que j’ai trop bougé durant la journée.


Ainsi, après avoir été en contact avec un jeune atteint de TDAH, j’ai pu me pencher sur une branche des sciences humaines, la sociologie, c’est-à-dire une discipline qui a pour objet les phénomènes sociaux. Elle étudie les formes, les développements et les évolutions de la cohabitation des hommes, ainsi que les facteurs qui ont une influence sur cette cohabitation. En effet, cela démontre la manière dont le jeune interagit avec ses pairs et son entourage, mais surtout sa manière dont il pense. De cette manière, j’ai pu définir ce qu’est une  journée typique pour un jeune atteint du TDAH. En effet, ces jeunes deviennent souvent tannés et frustrés d’eux-mêmes et de leur entourage. Par contre, comme Mme Oliverira, la conseillère en services adaptés du Cégep Gérald-Godin, a mentionnée durant une entrevue, un jeune atteint du TDAH est généralement très persévérant. Ainsi, dans le cas de ce jeune garçon, il a de la misère à s’adapter en ce moment, mais, selon les propos de la conseillère, à long terme, tout se passera bien pour celui-ci. En effet, les écoles et même les milieux de travail adoptent des programmes pour les jeunes dans le but de les aider à réussir, un droit que chaque être humain possède. Ainsi, en trouvant des solutions et en améliorant les méthodes d’intervention dans les milieux scolaires, cela garantira un meilleur futur pour le Québec.

Mahsa Nikkami

Existe-t-il une solution clé pour remédier au TDAH?

Au Québec, en 2005, plus de 200 000 jeunes souffraient de problèmes de la santé mentale (Landry, 2010, p.115), et ce chiffre ne cesse de croître au fil des années. C’est pour cette raison que dans cette article j’aborderais le trouble du déficit d’attention avec ou sans hyperactivité. Mais « existe-t-il une solution clé pour remédier au TDAH? ». Pour répondre à cette question, je vais vous présenter une vidéo sur Youtube intitulé : « ADHD As A Difference In Cognition, Not A Disorder: Stephen Tonti at TEDxCMU ».

En me penchant sur la question mentionnée plus haut, on peut constater que cette dernière peut s’expliquer grâce aux dimensions psychologiques et sociologiques. En effet, le TDAH est un trouble neuropsychiatrique. Dans d’autres mots, elle se concentre à l’étude et au traitement des maladies mentales.  De ce fait, elle se rapporte à la psychologie, c’est-à-dire une discipline qui vise la connaissance des activités mentales et des comportements en fonction des conditions de l’environnement. En étudiant la dimension psychologique de ce trouble, cela me permettra d’analyser les impacts que ce trouble a sur l’être humain et sur son avenir. De la sorte, il sera possible de repérer les problèmes chez un jeune et de trouver des solutions dans le but d’aider un proche et d’améliorer les méthodes d’intervention dans les milieux scolaires.

Dans cette vidéo, on aperçoit un individu prénommé Stephen Tonti qui fait une conférence à TED, « une série internationale de conférences organisées par la fondation à but non lucratif Sapling Foundation » (TED, s.d.). Dans la vidéo, il explique que ce n’est ni un docteur, ni un chiropracticien, ni un pédiatre, mais plutôt son professeur de deuxième année qui a diagnostiqué qu’il avait le TDAH. En effet, il affirme que ce trouble n’a aucunement affecté sa carrière même s’il fut rejeté par les jeunes de son âge. Selon lui, le TDAH est mal compris. Ce n’est pas seulement le fait d’avoir une manque de concentration, mais c’est aussi le fait d’avoir de la difficulté à sélectionner quelque chose et d’y consacrer du temps. Il faut alors décider plutôt ce à quoi ils veulent porter attention.

Source: https://www.flickr.com/photos/ryantron/4453018910/ « Manque de concentration »

Par la suite, il explique que la société n’intervient pas de la bonne manière avec les jeunes atteint du TDAH. Comme il est mal compris et qu’il est traité comme un trouble, il explique que les spécialistes tentent de débarrasser les gens de leur TDAH, mais que la vraie solution est d’apprendre à vivre avec ce dernier. On pourrait faire un lien entre cette affirmation et l’augmentation des prescriptions de Ritalin chez les jeunes. En effet, le Ritalin est le médicament le plus utilisé chez les enfants souffrant du TDAH (Lefebvre, 2001) . Ce médicament consiste à baisser le niveau d’hyperactivité qui se manifeste chez le jeune. Cependant, ce médicament a plusieurs effets secondaires comme l’irritabilité, l’insomnie, les douleurs abdominales, etc. La meilleure solution pour remédier au problème des enfants souffrant de TDAH consiste en la prise en charge de ses jeunes, et ainsi, leur donner des trucs pour bien vivre avec leur maladie au lieu de tenter de les débarrasser de leur maladie.

Alors, mettez-vous dans la peau d’un individu atteint de TDAH pour 2 secondes. Effectivement, vous ne voudriez ni être jugé ni critiqué. Comme Mme De Oliveira la mentionné durant une entrevue, il est facile de venir en aide à un individu qui possède des béquilles, car nous voyons qu’il a un problème et qu’il nécessite de l’aide. Par contre, lorsqu’il s’agit d’un individu ayant le TDAH, il est nettement plus dur de le constater.  Cela illustre alors le fait qu’il est nécessaire d’améliorer  les méthodes d’intervention dans les milieux scolaires pour venir en aide aux jeunes québécois et à la société de demain. Finalement, pour revenir aux paroles de Stephen Tonti, étant donné qu’un jeune atteint de TDAH persévère au fil des années et apprend à se connaître, il est donc logique que la solution clé soit d’apprendre à vivre avec son trouble et de se fixer des attendes raisonnables.

Mahsa Nikkami