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Une application pratique de TICE, d’un point de vue des coûts

Une application pratique de TICE

Toujours dans le but d’approfondir l’aspect plus économique de notre thème plus large, des exemples d’intégration de TICE et de leurs coûts seront mis en contexte.

Voyons d’abord le cas d’une jeune étudiante de l’école Dorval Jean XXIII. Cette jeune étudiante qui a été atteinte d’une leucémie est présentement en rémission. Cependant, elle ne peut pas sortir de chez elle, étant encore dans un état de santé fragile. Afin de fournir à leur élève la meilleure éducation possible, sans toutefois que celle-ci puisse être présente physiquement dans leur établissement d’enseignement, le directeur et la commission scolaire ont décidé d’offrir à l’élève en question la chance d’avoir une sorte de drone qui à l’aide de capteurs permet la communication entre la salle de classe et la demeure de la jeune fille (DESPATIE, 2015). Ce petit robot qui envoi son et image de la salle de classe à l’ordinateur de l’élève permet aussi à celle-ci de communiquer en retour.

Le fameux robot en action :

Légende : Une version du robot que l’étudiante utilise. La compagnie ayant produit ce robot vante les mérites de leur appareil (en anglais).

Des impacts positifs relevés serait que cela lui permet d’étudier à temps plein son niveau scolaire et ce, simplement à partir de la maison. Si l’on en vient à l’aspect économique, ce robot coûte 7 000$ et est payé par la commission scolaire. Cette somme peut sembler grande, il est donc essentiel de la mettre en perspective. Si l’on désire offrir de l’enseignement à distance, deux options classiques sont offertes : les cours par correspondance (en ligne ou par la poste) et avoir un tuteur privé.

Si l’on considère les cours en lignes, ceux-ci requièrent souvent beaucoup d’autonomie de la part des élèves ont malheureusement une certaine réputation d’être une éducation plutôt incomplète (KARSENTI & LAROSE, 2001). L’autre option traditionnel, les tuteurs, a bien meilleure réputation, probablement dû au contenu plus humain et personnalisé du cours. Il a cependant comme point faible d’être beaucoup plus dispendieux, puisqu’il faut payer cet enseignant personnel. À titre indicatif, différente compagnie de la ville de Montréal offrent des services de tuteur et le prix du tuteur irait de 17 à 39$ par heure (http://www.simplyhired.ca/job/dnazvg74ay) (http://www.successcolaire.ca). Si l’on suppose que le tuteur enseigne 4h par jours durant l’année scolaire, alors celui-ci coûtera entre 12 240 et 28 080$ par année par élève. Maintenant, si l’on considère la solution du robot qui permet d’assister aux cours à distance et que l’on la compare aux deux autres, le robot semble éviter le préjugé d’éducation «à rabais» tout en restant une solution compétitive comparée au tuteur privé. Dans ce cas pratique il semble que la technologie permette une mesure d’aide exceptionnelle envers une élève dans le besoin et permet d’avoir un sain équilibre entre efficacité et coûts.

D’après moi, dans ce contexte précis, l’utilisation de TIC en éducation était totalement justifié. Il permet un compromis entre un besoin d’équité sociale et d’efficacité. Cela assure un juste équilibre et favorise l’éducation. Je pense aussi que ce cas peut être généralisé, c’est à dire que si la technologie a pu être intégré de manière utile et rentable pour la société, elle pourra aussi l’être dans d’autres situations. La seule condition est qu’il fasse intégrer ces technologies avec une claire conscience de leur avantages et inconvénients, maximisant les premiers et minimisant les derniers.

Gabriel Pyton

Le vieillissement de la population, un enjeu collectif

Depuis plusieurs décennies, le vieillissement de la population du Québec est un enjeu d’actualité qui a des répercussions sur toutes les générations. Nous sommes donc amenées à se questionner sur le rôle des aînés dans notre société et les changements qui sont à venir. Le vieillissement de la population est défini comme étant un processus par lequel la répartition par âge de la population se modifie, résultant en une augmentation de la proportion de personnes âgées («Vieillissement de la population», s.d.). D’ailleurs, le vieillissement de la population québécoise est principalement causé par la chute importante de la natalité, de la diminution de la mortalité ainsi que de l’allongement de l’espérance de vie (Bherer et al, s.d.). Pour de plus amples informations sur le sujet, vous pouvez visionnez une capsule de Radio-Canada en cliquant ici.

Figure 1

Personnes âgées contentes

Source : Wikipedia (Wikipedia, s.d.)

Étant directement concernées par ce phénomène démographique, nous trouvions pertinent d’étudier cet enjeu qui est de plus en plus préoccupant. Ce sujet touche plusieurs sphères de l’étude des sciences humaines telles que l’économie, la politique, la psychologie et la sociologie. D’abord, sous l’angle économique, il y a des répercussions notamment sur la main-d’œuvre qui est en demande croissante, sur la population inactive qui devient alarmante et sur les régimes de retraite à repenser. Ensuite, il faut considérer le déclin des troubles cognitifs des aînés et la protection juridique des vulnérabilités. De plus, il y a une augmentation du nombre important de personnes âgées qui consomment des médicaments psychotropes. Malgré le fait que le bien-être social est un impact sur le psychologique, les aînés deviennent de plus en plus dépendants de leur consommation qui ne cesse d’augmenter. Pour eux, la «consommation est donc extrêmement répandue : c’est un fait ordinaire» (Le Moigne, s.d.). Enfin, les aînés sont portés à reconsidérer leur rôle dans notre société et la façon dont ils sont perçus. Les personnes âgées sont devenues «une responsabilité d’État, un problème social» (Campeau et al, s.d.). Le changement des valeurs dominantes dans la société crée chez ceux-ci une crise d’identité ainsi que de l’isolement.

Nous avons réalisé une entrevue pour avoir une opinion d’une personne qui travaille dans ce milieu. Nous avons rencontré Renée Mathieu, une éducatrice spécialisée, dans le centre d’accueil pour personnes âgées Denis-Benjamin-Viger, à l’Île-Bizard, et nous en avons appris beaucoup. Cette entrevue nous a permis de confirmer ou d’infirmer nos recherches. Madame Renée Mathieu a répondu à toutes nos questions et plus encore, elle nous a donné des renseignements supplémentaires très pertinents. Cela a été une expérience bénéfique puisqu’elle travaille sur le terrain, elle est directement en lien avec les personnes âgées, elle connait très bien cette réalité.

Figure 2

Chix

Vicky Lauzière, Caroline Desjardins, Julie Robillard-Larocque, Renée Mathieu et Kathleen Newberry.

En conclusion, afin que le problème de l’isolement social chez les personnes âgées diminue, le renseignement de la population sur le sujet serait une bonne façon d’y parvenir. Une population plus renseignée ne peut que permettre l’amélioration des conditions des aînés. De plus, sur ce qui a trait au déclin cognitif des aînés, il est important de s’informer sur les différentes maladies mentales qui touchent les personnes âgées de notre société et de comprendre les différents défis qui s’imposent à celles-ci au niveau juridique. En effet, pour assurer la protection des vulnérabilités des aînés, il faut renseigner ces derniers et les intervenants des droits qu’il existe pour empêcher les formes possibles d’exploitation et d’abus. Pour ce qui est des impacts économiques, il est aussi important que les québécois soient informés des répercussions possibles que le vieillissement de la population amène. La population étant bien au courant, elle pourra manifester son accord ou son désaccord avec les mesures mises en place par le gouvernement pour contrer le vieillissement. En se renseignant adéquatement, il est possible de mieux comprendre les motifs qui encouragent un aîné à consommer des médicaments psychotropes dans une société où leur place est de plus en plus remise en considération. En effet, il faut porter attention aux problèmes de santé mentale qui peuvent être en liens avec la consommation médicamenteuse.

 

Caroline Desjardins
Julie Robillard-Larocque
Vicky Lauzière
Kathleen Newberry

 

Bibliographie

 

Livre

BEE, Helen et Denise BOYD. Les âges de la vie : psychologie du développement humain, 4e éd., ERPI, 2011, p.405

CAMPEAU, Robert et al. «La crise d’identité chez les personnes âgées», dans individu et société, introduction à la sociologie, 2e éd, Montréal, Gaëtan Morin, 1999, p. 107-108.

LAFERTÉ, Nathalie. «Dénatalité et vieillissement de la population», dans recueil de textes et notes de cours 1ère partie, #611, hiver 2015, p4-7.

LÉONARD, Louis et Mohamed BENAMAR. Psychotropes : pharmacologie et toxicomanie, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2002, 894 p. 450-702

MILLET, Bruno. Prescrire les psychotropes, Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2010, 332 p. 99-206

CAMPEAU, Robert, et al. «La crise d’identité chez les personnes âgées», dans Individu et société, Introduction à la sociologie, 2e édition, Montréal, Gaëtan Morin, 1999, p.108

 

Publication du gouvernement

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«Le rapport de l’administrateur en chef de la santé publique sur l’état de la santé publique au Canada en 2010», dans Agence de la santé publique du Canada, [En ligne], http://www.phac-aspc.gc.ca/cphorsphc-respcacsp/2010/fr-rc/cphorsphc-respcacsp-06-fra.php (page consultée le 26 mars 2015)

 

Article d’un site internet

«Enjeu : aînés», Commission de la santé mentale du Canada, [En ligne], http://www.mentalhealthcommission.ca/Francais/issues/seniors (page consultée le 26 février 2015)

LOONES, Anne, et al. «La fragilité des personnes âgées : perceptions et mesures», Crédoc, décembre 2008, [En ligne], http://www.credoc.fr/pdf/Rech/C256.pdf (page consultée le 19 février 2015)

«La démence», Organisation mondiale de la santé, [En ligne],

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs362/fr/ (page consultée le 26 février 2015)

«L’atrophie corticale de l’Alzheimer», Le cerveau à tous les niveaux, [En ligne], http://lecerveau.mcgill.ca/flash/d/d_08/d_08_cr/d_08_cr_alz/d_08_cr_alz.html (page consultée le 23 février 2015)

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SOUCY, Myriam. Le fonctionnement cognitif et les manifestations dépressives et anxieuses dans la maladie d’Alzheimer. [En ligne], Thèse Trois-Rivière, Université du Québec à Trois-Rivières, 2008, 119 p. (page consultée le 3 mars 2015)

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Juriguide pour les aînés, [En ligne],

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(page consultée le 26 mars 2015)

BÉRUBÉ, Gérard «Choc démographique en vue», releve, [En ligne], http://www.releve.qc.ca/quebec/Choc-demographique-en-vue.html?lang=fr (page consultée le 18 février)

MILLER, Solveig. «Liberté 85», dans Enjeux, Radio-Canada, [En ligne], http://ici.radio-canada.ca/actualite/v2/enjeux/niveau2_11818.shtml (page consultée le 22 février)

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Encyclopédie

«Protection des personnes inaptes», Encyclopédie de L’Agora, [En ligne], 2012, http://agora.qc.ca/dossiers/Protection_des_personnes_inaptes (page consultée le 17 février 2015)

«Maladie d’Alzheimer», Encyclopédie de L’Agora, [En ligne], 2012, http://agora.qc.ca/dossiers/Maladie_d_Alzheimer (page consultée le 17 février 2015)

 

Article d’un périodique

«Les Québécois forts critiques de leur système de santé», Le Devoir, [En ligne], http://www.ledevoir.com/societe/sante/397812/les-quebecois-fort-critiques-de-leur-systeme-de-sante (page consultée le 26 février 2015)

BOCK-CÔTÉ, Mathieu. «L’immigration au Québec : entrevue avec le démographe Guillaume Marois», Le journal de Montréal, 14 février 2015 [En ligne] http://www.journaldemontreal.com/2015/02/14/limmigration-au-quebec–entrevue-avec-le-demographe-guillaume-marois

BRUNE, Élisa. Médicalisation de la qualité de vie : le rôle des médias, [En ligne], http://www.elisabrune.com/pdf/MedicalisationQualiteVie.pdf (Page consultée le 27 mars 2015)

CHAMPOUX, Nathalie. «Une pilule pour les nerfs?», Le médecin du Québec, Octobre 2000, [En ligne], http://lemedecinduquebec.org/Media/66678/079-083Champoux21000.pdf (Page consultée le 27 mars 2015)

COLLIN, Johanne. «Médicaments psychotropes et personnes âgées : une socialisation de la consommation», Revue québécoise de psychologie, vol. 22, 2001, p.1 à 22

KERGOAT, Marie-Jeanne et Josée BERGERON. «Les personnes âgées et les médicaments : ce que vous devez savoir», Le clinicien, 2003, p.82 à 87

 

Article d’une base de données

LE MOIGNE Phillippe. «La prescription des médicaments psychotropes : une médecine de l’inaptitude?», Déviance et Société, [En ligne], 2003, p. 285-296, dans CAIRN (Page consultée le 15 octobre 2013).

O’CONNOR Kieron et al. «Évaluation d’un programme d’aide au succès de sevrage des benzodiazépines», Santé mentale au Québec, [En ligne], vol. 28, n° 2, 2003, p. 121-148, dans ÉRUDIT (Page consultée le 28 février 2015).

LEXCHIN, Joel. «Réglementation pharmaceutique au Canada et prescription inadéquate de médicaments : le cas des psychotropes dans les années 60 et au début des années 70», Santé mentale du Québec, [En ligne], vol.22, 1997, p.5-10, dans ÉRUDIT (Page consultée le 28 février 2015)

ROULEAU Annick et al. «Évaluation de l’usage à risque des benzodiazépines chez les personnes âgées : facteurs de risque et impacts», Santé mentale au Québec, [En ligne], vol. 36, n° 2, 2011, p. 123-144, dans ÉRUDIT (Page consultée le 26 février 2015).

SIMARD, Catherine. « Identité, vieillesse et société », Santé mentale au Québec, [En ligne], vol. 5, n° 2, 1980, p. 22-32, dans Érudit (page consultée le 19 février 2015)

SOUCY, Myriam. Le fonctionnement cognitif et les manifestations dépressives et anxieuses dans la maladie d’Alzheimer. [En ligne], Thèse Trois-Rivière, Université du Québec à Trois-Rivières, 2008, 119 p. dans Cairn (page consultée le 3 mars 2015)

FOUGÈRE, Maxime et HARVEY, Simon. «Le vieillissement de la main-d’oeuvre et le défi de la croissance au Québec», Érudit, [En ligne], 2007, http://www.erudit.org/revue/cqd/2007/v36/n2/029623ar.pdf (page consultée le 24 février 2015)

NAULT, François. «Vieillissement de la population québécoise», Érudit, [En ligne] automne 1990. http://ressources.cgodin.qc.ca:2056/revue/cqd/1990/v19/n2/010046ar.pdf

GODBOUT, Luc et al., «Choc démographique et finances publiques: comment relever le défi de l’équité intergénérationnelle », cahiers québécois de démographie, Érudit [En ligne], 2007, http://ressources.cgodin.qc.ca:2056/revue/cqd/2007/v36/n2/029622ar.pdf (page consultée le 20 février 2015)

PITAUD, Philippe et Marika REDONET. «Solitude de l’âge, solitudes des âges», Solitude et isolement des personnes âgées, [En ligne], Eres, 2010, 2e éd., p. 38, dans CAIRN (Page consultée le 15 avril 2015)

 

Thèse

REYSSET, Amélie. Les benzodiazépines dans l’anxiété et l’insomnie : dangers liés à leur utilisation et alternative thérapeutique chez l’adulte, [En ligne], thèse de maîtrise, (faculté de pharmacie Grenoble), Université Joseph Fourier, 2010, 153 p. http://dumas.ccsd.cnrs.fr/docs/00/59/32/44/PDF/TP10_7002_reysset_amelie_0_D_.pdf (Page consultée le 28 février 2015).

 

La société a davantage d’impact dans la crise d’identité chez les aînées

La société a davantage d’impact dans la crise d’identité chez les aînées.

« Autrefois, vieillesse était synonyme de sagesse » (Campeau et al, 1999). Les aînés étaient reconnus pour leur expérience de vie, leur jugement et leur savoir. Lorsqu’il était devenu nécessaire, les familles prenaient en charge les personnes âgées. Aujourd’hui, ils sont devenus « une responsabilité d’État, un problème social » (Campeau et al, 1999). Rendues âgées, les personnes définissent leur identité par le passé et c’est là que se trouve le problème. Lorsqu’ils se posent la question « Qui suis-je » ils répondent par « J’étais » (Campeau et al, 1999) (Simard, 1980). La plupart du temps, la crise d’identité chez les personnes âgées est le résultat de notre société. La vieillesse est synonyme de perte de l’activité sociale dominante (le travail), de revenu, de relations sociales, de la santé et des valeurs significatives auxquelles ils s’identifiaient (Campeau et al, 1999) (Simard, 1980). Dans la société actuelle, ce ne sont plus les mêmes valeurs significatives auxquelles ils s’identifiaient qui dominent, ce sont des valeurs comme le progrès, l’avenir, l’efficacité et l’autonomie. Le fait de ne pas partager les mêmes valeurs empêche chez les personnes âgées toute possibilité de participer aux valeurs dominantes de notre société ce qui accentue davantage la crise d’identité et l’isolement chez ceux-ci. C’est la société qui enlève la possibilité d’adopter des valeurs que cette même société prône aux aînés en leurs enlevants petits à petit les éléments qui étaient à la base de leur identité (Simard, 1980). L’absence de valeurs significatives créer divers sentiments comme le sentiment de dévalorisation. L’individu se retrouve devant l’absence de valeur ce qui l’empêche de s’identifier à un groupe; « C’est la mort social de l’individu » (Campeau et al, 1999). Cela engendre plusieurs comportements différents chez les personnes âgées comme le refus de se reconnaître dans le groupe auquel ils font partie, le refus de participer aux activités, d’autres se révolte et d’autres se croient indigne d’amour et croient ne plus avoir leur place ce qui les amène à vivre dans la solitude (isolement) (Campeau et al, 1999). La crise d’identité chez les personnes âgées n’est pas seulement un problème individuel, il s’agit aussi d’un problème de société. En refusant d’intégrer et d’utiliser le potentiel et l’expérience des personnes âgées, la société les amène à se sentir inutiles et à se questionner sur le sens de leur vie. Le nouveau mode de vie de la société d’aujourd’hui créer la perte de repères sociaux et culturels chez ceux-ci puisqu’ils sont incapables de s’identifier à quelque chose qu’ils connaissaient déjà puisque les valeurs de la société ont complètement changés (Campeau et al, 1999).

Pour en savoir davantage sur la crise d’identité chez les personnes âgées, vous pouvez en apprendre davantage sur : http://www.credoc.fr/pdf/Rech/C256.pdf

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Source : Pixabay

Ceci explique la perception que les gens avaient au paravent des personnes âgées, alors qu’aujourd’hui il s’agit d’un problème de société puisque les valeurs préconisées ont grandement changé. Le rôle des aînées dans la société à changer ce qui créer chez ceux-ci une crise d’identité ainsi que de l’isolement.

Lors de notre rencontre d’équipe, nous avons rencontré Renée Mathieu, une éducatrice spécialisée, dans le centre d’accueil pour personnes âgées et cela a vraiment été bénéfique pour moi. Elle a répondu à mes questions de façon très détaillée en affirmant que les informations que j’avais lues sur la crise d’identité étaient applicables dans la réalité. Elle nous a raconté une situation ou deux hommes qui étaient très sociables dans l’institut sont devenus très insécurisés en public. Les deux hommes en questions se sont retrouvés dans une épicerie avec une dame de l’institut et ceux-ci avaient peur de la quitter et d’aller chercher eux-mêmes seuls ce qu’ils voulaient dans l’épicerie parce qu’ils avaient peur de ce que les gens allaient penser d’eux. Les aînées sont rendues dépassées par la société d’aujourd’hui. Plusieurs appellent un cellulaire une petite boite parce qu’ils ne savent pas de quoi il s’agit. Ces deux exemples donnés par l’éducatrice spécialisée représentent bien la crise d’identité que vivent la plupart des personnes âgées dans notre société actuelle. Bref, madame Renée Mathieu m’a vraiment permis de faire le point sur la réalité des aînées dans la société québécoise actuelle. De plus, elle m’a fait réaliser que la situation est bien plus catastrophique que ce que je croyais au départ.

Maintenant que vous êtes plus informé sur le phénomène de la crise d’identité chez les aînés, j’espère que vous n’hésiterais pas à faire des démarches auprès de votre entourage afin de les conscientiser sur les mauvais impacts qu’à notre société sur les personnes âgées. Le but ultime étant de régler ce problème qui touche beaucoup de gens dans notre société québécoise. Si nous ne faisons rien, le problème continuera de s’aggraver à l’avenir et ce n’est pas ce que l’on désire pour les aînées de la société québécoise.

Caroline Desjardins

Briser l’isolement chez les personnes âgées

Briser l’isolement chez les personnes âgées.

Certaines personnes âgées adoptent un comportement d’isolement lorsque vient le temps de leur retraite. Ce qui nous amène aux quatre thèmes qui font surfaces lorsque l’on parle d’isolement. Premièrement, il y a l’isolement familial qui est créé par le fait qu’une personne âgée ne reçoit pas assez souvent de visite, ou d’aide des personnes de sa famille et de ses amis. Il y a aussi le fait que certaines personnes ne veulent pas déranger leurs enfants ou amis. Deuxièmement, il y a les difficultés de déplacements qui sont très fréquents dans les banlieues où il n’y a pas assez de service d’autobus ou tout simplement aucun service d’autobus. Des aires de transports mal adaptés pour les personnes à mobilités réduites comme les métros où il n’y a pas d’ascenseur à toutes les stations. Troisièmement, il y les difficultés liées au logement comme des logements mal adaptées pour des personnes âgées ou simplement qui n’ont pas un revenu suffisant pour le payer. Finalement, il y a la santé qui se dégrade ce qui a pour conséquence de limiter toutes relations et activités sociales. Tous ces facteurs sont des causes qui peuvent mener à l’isolement des aînées (Loones, 2008). « S’y ajoute le domaine spécifique des déplacements : une moindre mobilité induit une moindre vie sociale, une perception négative de sa santé. Ces quatre thèmes s’entremêlent ensuite pour créer un cercle vicieux : l’isolement influe sur la perception de la santé et sur la perception des difficultés quotidiennes » (Loones, 2008). C’est pourquoi il s’agit d’un enjeu de société. Plus les années avancent et plus la population du Québec devient de plus en plus âgée. Ce qui est synonyme de plusieurs adaptations nécessaires afin de pouvoir assurer le bien-être des personnes âgées et de contrainte à l’isolement que la société créer chez ceux-ci.

J’ai tenté de trouver des solutions aux problèmes du vieillissement de la société québécoise. Évidemment, il s’agit d’une problématique qui touche plusieurs pays et non seulement le Québec. Par contre, je me suis penché sur les solutions que pourrait envisager le Québec afin de diminuer cet enjeu. Le Conseil national des aînés a fait parvenir plusieurs alternatives qui sont à envisager sérieusement. L’une d’entre elles était de sensibiliser le public à l’isolement social des aînés (OMF, 2014). Effectivement, plusieurs citoyens québécois ne savent pas ce qu’est l’isolement social des personnes âgées, alors de renseigner les gens sur le sujet serait une bonne façon de diminuer l’isolement. Une population plus renseignée sur le sujet ne peut que permet l’amélioration des conditions des aînés.

 

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Source : Pixabay

Cette image explique le lien entre la famille et l’isolement des personnes âgées puisque la majorité des aînés sont isolés parce qu’ils ne reçoivent plus de visite de leur famille.

Pour en savoir davantage sur les propositions du gouvernement du Canada vous pouvez consultée ce lien : http://www.conseildesaines.gc.ca/fra/recherche_publications/isolement_social/page06.shtml

Lors de notre rencontre d’équipe nous avons rencontré Renée Mathieu, une éducatrice spécialisée, dans le centre d’accueil pour personnes âgées et cela a vraiment été bénéfique pour moi. Elle a répondu à mes questions de façon très détaillée en affirmant que les informations que j’avais lues sur la crise d’identité étaient applicables dans la réalité. Madame Renée Mathieu à affirmer qu’environ 90 % des personnes âgées de la résidence n’avaient plus de famille. Elle explique que par « plus de famille » elle n’entend pas nécessairement que tous les membres de la famille sont morts. Elle nous donne un exemple d’une dame de 97 ans dont son fils est dans un autre centre de personnes âgées et dont les petits enfants habitent loin alors qu’eux aussi sont avancés en âges. La dame se retrouve dans isoler du reste de sa famille parce que les autres membres de la famille sont tout aussi vieux ou ils habitent loin. Elle explique aussi que l’isolement familial est parfois dû à des choix personnels qui peuvent être dû à des chicanes ainsi que plusieurs autres situations. Certains refusent de participer aux activités et restent enfermés dans leurs chambres. Pour combattre la solitude, elle nous fait part de l’aide de nombreux bénévoles. En effet, ceux-ci s’occupent d’animer des activités et de rendre visite aux personnes âgées du centre. Elle nous explique que l’autre jour, un bénévole a sorti un homme à l’extérieur de l’institut alors que cela faisait plusieurs mois qu’il était resté à l’intérieur sans sortir. L’homme a tellement été content que sa réaction a été de pleurer de bonheur.

Maintenant que vous êtes plus informé sur l’enjeu de l’isolement des personnes âgées, j’espère que vous n’hésiterais pas à faire des démarches afin de conscientiser éventuellement les personnes de votre entourage afin de régler ce problème qui touche beaucoup de gens dans notre société québécoise et qui continuera de s’aggraver à l’avenir si nous ne faisons rien.

Caroline Desjardins