Archives du mot-clé Présentation

Présentations « PowerPlate »

Powerpoint dans les écoleshttps://farm4.staticflickr.com/3129/3121815917_fd7b1d6755_o.jpghttps://farm4.staticflickr.com/3129/3121815917_fd7b1d6755_o.jpg

En Amérique du Nord, les technologies de communication et de l’information ont pris d’assaut les milieux universitaires. Une manifestation de ces TIC et aussi un ajout fort populaire dans les cours magistraux traditionnelle de nos jours : la présentation PowerPoint. Toutefois, il ne faut pas assumer trop vite que parce que son utilisation est très populaire qu’elle est efficace pour enseigner. Il est temps de se poser la question : « La présentation PowerPoint vient-il nécessairement enrichir, rehausser ou empirer l’expérience en classe des étudiants ».

Une étude par  Carole Raby, Thierry Karsenti, Hélène Meunier et Stéphane Villeneuve fut effectué sur  auprès de 10 266 étudiants de deux établissements universitaires du Québec. 78,6% d’entre eux ont participé au groupe de discussion sur les présentations PowerPoint. Ils confirment que l’utilisation de ces TIC présente des avantages, mais ils se doivent d’être bien utilisés. Selon 17.9% des élèves, l’utilisation des présentations soutient l’attention des étudiants, mais aussi  de synthétiser  et mieux structurer les notes de cours. Toutefois, un énorme 64.3% de l’échantillon qualifient que les présentations peuvent paraître comme des béquilles, donnant une expérience pouvant être ennuyeuse et démotivante. « Comme le prof se fie à sa présentation, ça coupe un élément de spontanéité, puis aussi quelquefois ça devient rigide », a mentionné l’un des étudiants.  Ceci peut résulter en un manque de connectivité et d’attachement avec le professeur. (Carole Raby, et al, 2011)

Par expérience personnelle, même un enseignant se débrouillant parfaitement bien et performant de manière palpitante et intéressante dans un cours sans diapositive, un autre cours ce même enseignant peut utiliser une présentation et le cours verra sa valeur d’ennuie multiplié.   On peut avoir le réflexe de se demander si cette décision du professeur fut judicieuse. Ultimement, ce sont l’utilisation et l’expérience du prof en enseignement et en l’usage de cette technologie, qui décide si oui ou non le cours sera intéressant ou non. Il faut se rappeler qu’il s’agit  d’un outil. Un outil qu’il est possible de maîtriser ou même de ne pas utiliser. En effet, il n’est pas absolument nécessaire d’utiliser cet outil, cela va dépendre de la matière que le professeur et de aussi de son intérêt pour cet outil.  La conseillère pédagogique TIC du Cégep Gérald-Godin Geneviève Blais mentionne qu’une présentation PowerPoint n’équivaut pas à une augmentation de la qualité d’un cours. En effet, un cours magistral traditionnel sans TIC peut tout à fait se révéler comme étant de meilleure qualité  qu’un autre cours qui fait sans. Encore une fois, cela dépend des préférences, des compétences et des besoins de l’enseignant. De plus, de la même manière qu’une personne qui utilise à tort et à travers un outil en mécanique et qui nuit au résultat, une présentation PowerPoint doit être utilisée convenablement.

Avis aux enseignants qui liront ceci, basé sur mes expériences personnelles, j’ai deux suggestions que je désire transmettre à ceux et celles d’entre vous qui compte utiliser ce logiciel ou qui l’utilise déjà :

  • Ne pas lire mot pour mot ses diapositives. Ceci me semble être une évidence, il est inutile de lire à voix haute aux étudiants un long gros texte affiché sur votre diapositive. Évidemment, des exceptions s’appliquent, comme par exemple lire une citation provenant d’une source extérieure. Il faut avoir du bon sang et se mettre à la place de l’étudiant. Pour ma part, écouter un professeur lire à  voix haute sa diapositive que j’ai fini de lire dans ma tête avant lui, et ce pour plusieurs diapositives, est d’un ennui terrible.
  • Ajouter des supports audio et/ou visuel. Je peux comprendre qu’il est tentant d’utiliser PowerPoint, pour ne pas avoir à rien écrire au tableau au cours, salir ses doigts avec les craies et fatiguer son bras à constamment écrire. C’est un bel avantage, toutefois, épargnez-nous l’expérience mondaine de regarder des diapositives ne contenant que du texte. De nos jours, il est extrêmement facile de trouver des fichiers audio et vidéo, ainsi que les tutoriaux en ligne vous démontrant comment le faire au cas où que vous n’êtes pas assez familier avec le logiciel.

Voici donc mes suggestions. Maintenant, je veux entendre votre opinion. Dites-moi ce que vous pensez de mes suggestions et n’hésitez pas à partager les vôtres. Faites-moi part de vos réponses dans la section commentaire située en dessous de cet article. Les présentations PowerPoint peuvent être un outil fabuleux pour aider les étudiants dans leur cheminement, faisons-leur part de nos suggestions, car cela contribue au bien de tout le monde.

Les «surdoués» des TIC

«Ils sont dont bien bons, les jeunes, avec la technologie!», une phrase que tous les membres de ma génération et les suivantes ont sûrement entendue à maintes reprises. Et pour cause, tous les facebook, twitter et Snapchat de ce monde ont su s’implanter massivement dans le quotidien des jeunes. C’est sans parler des Clash of Clan, Candycrush et Trivia Crack qui nous font «perdre notre temps» à longueur de journée. Mais, qu’en est-il lorsque l’on transpose les technologies dans le milieu scolaire? Les jeunes sont-ils toujours des «surdoués» des TIC?

Notre article précédent montre les différentes dimensions du sujet dont il sera question. En ce sens, la dimension qui m’a été attribuée a été celle de la pédagogie. Dans cette dimension, je tenterai de comprendre si la réalité observée est représentative de ce qui est décrit par le gouvernement. Ainsi, quels sont les impacts du numérique sur l’apprentissage? Quelles sont les difficultés rencontrées par les élèves? Les profs? Quels sont les impacts sur la charge de travail?  Les élèves ont-ils réellement une motivation accrue? Comprennent-ils mieux?  Accordent-ils plus d’importance aux supports utilisés ou au contenu? Toutes des questions auxquelles je tenterai de répondre.

En ce qui a trait à cet article, comme l’introduction en fait mention, il sera question de comprendre les difficultés qui peuvent être rencontrées par les élèves lorsque les cours intègrent les technologies.

Premièrement, comme il a été précisé précédemment,  52.3% des adultes québécois possédaient un téléphone intelligent en 2014 (CEFRIO 2015). Cependant, la même firme de statistique présente que cette proportion était de 73%  chez les 18-34 ans et  de 39% chez les 12-17 ans (CEFRIO, 2009). Autrement dit, ce ne sont pas seulement les adultes qui sont connectés, mais surtout les jeunes des générations «Y» et «C». Ainsi, il n’est pas faux d’affirmer que les jeunes peuvent être vus comme plus expérimentés que les adultes dans ce domaine. Surtout que 25% des 2020 jeunes interviewés disent passer plus de 20 heures sur Internet (CEFRIO, 2009). Cependant, les problèmes surviennent principalement lorsque les jeunes sont confrontés à la partie des technologies qu’ils ne connaissent pas.

Effectivement,  la plupart de jeunes utilisent principalement le numérique pour socialiser (BIRON et BOURASSA DANSEREAU, 2011). Une affirmation qui fut confirmé par les jeunes eux-mêmes. En effet,  toujours selon le rapport synthèse de 2009 de Cefrio, 74% des jeunes de 12 à 17 ans affirment  avoir clavardé avec leurs amis et 51% disent avoir visité les réseaux sociaux au cours du dernier mois.

Les jeunes technohttp://36.media.tumblr.com/9686fc982ff99b8faf45290ce3220c55/tumblr_mnh121HEWa1st5lhmo1_1280.jpg

http://36.media.tumblr.com/9686fc982ff99b8faf45290ce3220c55/tumblr_mnh121HEWa1st5lhmo1_1280.jpg

Ainsi, les jeunes socialisent, on le sait, ils sont constamment sur leur(s) appareil(s) électronique(s) et c’est précisément ce qui pousse les adultes à croire que ceux-ci connaissent bien le numérique comme le confirme Mme Geneviève Blais, conseillère pédagogique TIC que nous avons interviewée afin de compléter notre recherche. Toutefois, il en est légèrement différent lorsqu’il s’agit des technologies en éducation.

Véritablement, lorsque l’on demande aux jeunes de se noter sur leurs capacités à utiliser les logiciels utilisés dans les classes, 83% se disent être à un niveau 4 ou 5  (1 étant nul et 5 étant très bon) lorsqu’il s’agit d’un logiciel de traitement de texte et 93% se disent à ce niveau  pour l’utilisation des moteurs de recherches (CEFRIO, 2009). Cependant, mon expérience personnelle m’a montré une toute autre réalité. En effet, en secondaire 5, mon professeur de mathématiques, qui aimait bien nous déboussoler dans ses cours, nous a donné un projet à faire. Le but de ce projet était de présenter une recherche en suivant les normes de présentation  qui sont en vigueur au niveau collégial (page de présentation, note de bas de page, table des matières automatiques, numéros de pages. etc). Il fallait donc faire une recherche à saveur mathématique en plus d’une recherche sur la présentation d’un travail. Nous avons ainsi compris que le but n’était pas vraiment la rechercher mathématique, mais plutôt de nous faire comprendre que, bien que l’on se pense très bons dans le domaine, on ne l’est pas tant que ça! En somme, l’expérience a été pénible pour moi (et probablement pour certains de mes camarades), mais nous a fait réaliser que les jeunes ne sont pas aussi bons qu’ils le prétendent avec le numérique.

Ainsi, cela peut avoir un impact sur l’apprentissage des jeunes. Effectivement, un manque d’autonomie par rapport aux TIC peut occasionner une baisse de la motivation en classe (KARSENTI, 2004). Ce problème devient d’autant plus important lorsque l’enseignant lui-même a des difficultés à aider ses étudiants comme le montre la vidéo suivante mise en ligne par Brent Hollers :

En conclusion, comme le précise Marie-Êve Shaffer (2014), les meilleurs résultats sont obtenus lorsque l’enseignant accompagne les élèves sur les technologies. En ce sens, il faut donc, selon moi,  commencer par détruire les fausses croyances selon lesquelles les jeunes sont des «surdoués» des TIC et mieux former les enseignants désireux d’intégrer les technologies dans leur classe afin qu’ils puissent mieux accompagner leurs élèves.

signature

PORTRAIT DE MARJORIE LONGTIN

Portrait MLBonjour à vous! Je m’appelle Marjorie et je suis une étudiante au Cégep Gérald-Godin. Je suis présentement en fin de DEC en Sciences humaines. J’aime beaucoup le printemps et l’été, mais cette année c’est avec impatience que j’attends l’automne, puisque c’est à ce moment que j’entreprendrai une nouvelle aventure, celle-ci aux Hautes Études Commerciales. Avec moi, j’amène toutes les expériences vécues au Cégep, ainsi que tout ce que j’ai appris en cours de route!

Portrait de Marie-Claude Légaré

 

blog

Petite fille de L’Île-Perrot, je suis arrivée à Gérald-Godin il y a deux ans et je suis maintenant finissante en Sciences Humaines, profil Administration. Il n’y a pas grand-chose à dire sur moi, sauf que j’aime les cours de mathématiques, d’histoire et de politique. Je suis autonome et responsable, mais parfois timide et effacée surtout avec les inconnus, une des raisons pour lesquelles la plupart des gens en connaissent peu sur ma vie.

En somme, ce blog n’est pas dédié à moi-même…alors merci de juger les articles et non ma vie.

signature