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La démographie québécoise et le marché du travail

Nous entendons souvent parler, autour de nous, des impacts négatifs du vieillissement de la population sans réellement comprendre ce que ce phénomène démographique implique. D’innombrables enjeux sont reliés au vieillissement de la population, mais si nous nous amusions à prendre le rôle d’un économiste dans notre société, ce changement démographique nous inquièterait davantage. Nous constaterions que le marché du travail au Québec souffre énormément dû au vieillissement de la population.

En effet, dans un article du journal La Presse, il est dit que les Baby-boomers sont rendus à l’âge de la retraite, donc quitte le marché du travail (Jansen, 2014). Le fait que cette génération qui est reconnue comme étant très nombreuse, quitte prenne leur retraite amène des trous énormes à combler sur le marché du travail. C’est à ce moment que les jeunes entre en jeu. La société compte sur eux pour pouvoir remplacer les baby-boomers afin qu’il n’y ait plus de manque de main d’œuvre. Cependant, notre génération, qui est beaucoup moins nombreuse que la génération des baby-boomers, n’est point capable de remplir tous les manque, car elle est loin d’être assez abondante. Pour régler la situation, on peut alors penser que l’immigration est un moyen efficace pour pourvoir nos postes vacants. Cependant, ce n’est pas aussi efficace qu’on peut le penser, car, d’un côté, il est vrai que les immigrants comblent certains postes dans notre société. Par contre, d’un autre côté, les immigrants ne font pas que travailler, ils consomment aussi, ce qui fait qu’ils augmentent la demande, donc l’immigrant augmente l’offre, mais augmente aussi la demande (Dubreuil, 2010). Ainsi, les immigrants ne peuvent combler le manque de main d’œuvre, car ils en créent en même temps.

D’après Nathalie Laferté, il y a un déclin économique à cause du vieillissement de la population au Québec. Ce déclin s’explique de plusieurs raisons. Premièrement, la sociologue prend le temps de nous indiquer qu’il y a une pénurie de main d’œuvre sur le marché du travail à cause des retraites comme il est souligné précédemment. Pour appuyer ce fait, elle nous donne l’exemple des 7000 infirmières qui d’ici peu vont prendre leur retraite, ce qui laisse place à des postes vacants. Deuxièmement, l’enseignante ressort le fait que les familles ne font pratiquement plus d’enfant, car les deux adultes travaillent à temps plein. Cela apporte une conséquence économique négative, car s’il n’y a plus d’enfant, il n’y a plus personne pour remplacer les emplois des retraités. C’est «la pyramide des âges est inversées» nous dit Nathalie Laferté telle qu’illustré dans le graphique.

Statistic bureau Ministry of internal affairs and comunications (MIC), Ministry of health, Labour and Wlfare, Nations Unies
Statistic bureau Ministry of internal affairs and comunications (MIC), Ministry of health, Labour and Wlfare, Nations Unies

Troisièmement, elle nous souligne le fait qu’il y a une augmentation de l’espérance de vie, donc le 25% de la population inactive vivra encore pour plusieurs années, ce qui veut dire qu’ils consommeront encore pour plusieurs années et auront un fond de pension encore pour plusieurs années. Cela implique que la demande restera élevé malgré la faible offre et que les rares travailleurs devront payer pour les fond de pension des personnes retraités. Les travailleurs ne seront pas capables de soutenir toutes ces personnes âgées bien longtemps. Finalement, Nathalie suggère qu’il risque d’ici peu d’avoir une diminution des femmes sur le marché du travail, car, étant une société avec des stéréotypes sur la femme, elles devront arrêter de travailler pour s’occuper de ses proches âgés.

Bref, d’après moi, la solution à nos problèmes serait soit d’augmenter l’offre ou de diminuer la demande. D’un côté, pour contrer au vieillissement de la population, le gouvernement devrait instaurer des mesures qui favorisent les familles à avoir des enfants, au lieu de les restreindre en augmentant les frais de garderie. En faisant plus d’enfant, nous pourrions arriver à un équilibre entre l’offre et la demande. D’un autre côté, pour diminuer le phénomène démographique, il faudrait diminuer l’espérance de vie, ce qui aurait pour effet de diminuer la demande, donc d’arriver à un équilibre entre l’offre et la demande sur le marché. Cela aurait aussi pour effet de diminuer les coûts payés par les travailleurs pour les fonds de pension des personnes retraités. Cependant, cette alternative est plutôt extrémiste et ne pourrait évidemment pas se concrétiser.

Gabrielle Bélisle

Des impacts des TICE sur l’économie québécoise

Des impacts des TICE sur l’économie québécoise

De nos jours, l’économie préoccupe énormément les gens. Il n’est donc pas étonnant que lorsque l’on parle d’intégrer des technologies, que ce soit en éducation ou dans tout autre secteur publique, les gens soient alarmé. Toutefois, intégrer des technologies en éducation pourrait ne pas être si mauvais pour l’économie québécoise. En effet, l’intégration des TIC (technologies d’information et de communication) en éducation pourrait être fort utile pour le Québec, car cela rendrait sa population plus compétitive sur le marché de l’emploi et pourrait même devenir encore plus compétitif sur le marché des TICE (TIC utilisée en éducation).

D’abord, en utilisant des TICE pour la formation de ses travailleurs, le Québec permet à ceux-ci de se familiariser avec un environnement technologique qui pourrait fort bien devenir le milieu de travail du futur : un milieu de travail sans papier ou crayon et rempli d’ordinateurs (PAPILLON, 2015). Ce type de formation permet aussi une nouvelle approche éducative par rapport à la relation élève-enseignant (KARSENTI & LAROSE, 2001) qui pourrait possiblement tirer profit du fait que dans notre nouvelle économie, la valeur ne provient plus de la rareté, mais de l’abondance de l’information (GODEAU & MARTIN, 2001) et favoriser une formation un peu plus autonome des étudiants, un peu à la manière du FUN (Centre de formation en ligne gratuit en France) (DE ABREU, 2015). Cette façon plus indépendante d’apprendre pourrait s’avérer très utile dans un monde où les technologies changent rapidement et où il faut constamment se remettre à jour sur les technologies plus récentes. En bref, il serait avantageux pour la main d’oeuvre, élément essentiel de toute économie, de maitriser les TIC, car cela leur permettrait de pratiquer de la formation continue et de rester à jour quant aux exigences du marché du travail.

De manière plus générale, le Québec bénéficierait de l’intégration de TICE, car cela permettrait à des entreprises québécoises de vendre ces produits éducatifs, souvent appelés «plate-forme technologiques» ou «environnement de cours» (KARSENTI & LAROSE, 2001) sur le marché internationale, augmentant ainsi les exportations. Évidemment l’affirmation précédente implique que les solutions informatiques qui seraient achetés par le système d’éducation soit québécoise, mais plusieurs raisons appuient cette hypothèse. Une première raison de croire cela est que le Québec est déjà un acteur important du domaine des TIC et des hautes technologies qui sont connus pour leur forte croissance : ce secteur a cru deux fois plus vite que l’ensemble des autres entre 1998 et 2008 (QUEBEC INTERNATIONAL, 2015). Aussi, l’environnement légal particulier du Québec est idéal pour faire de lui un innovateur du domaine des TIC et TICE. En effet, pour le meilleur et pour le pire, notre province c’est doté de lois sur la protection des données personnelles. Ces lois font en sorte que les écoles ne peuvent pas simplement utiliser les «clouds storage» des grandes multinationales américaines comme Google ou Microsoft : car ces compagnies sont soumises à des lois de leur pays d’origine, garantissant à celui-ci l’accès aux données qu’elles possèdent (RISQ, 2013). Les écoles doivent donc faire appel à des produits venant très souvent d’Europe ou du Canada. Or, en considérant tout ces facteurs, l’on réalise que le marché des TIC est important au Québec et que les lois locales éliminent des géants qui seraient normalement des concurrents naturels. Cela laisse donc plus de place au Québec dans le marché de TIC.

Un tableau du gouvernement du Québec montrant l'investissement
Un tableau du gouvernement du Québec montrant l’investissement

Le tableau précédant Source (gouvernement du Québec) montre clairement que les TIC sont un secteur dominant de l’industrie, regroupant 33% de l’investissement. Évidemment, le taux de croissance des technologies «autres» attire l’attention, toutefois, l’on peut attribuer leur importance à une monté subite de se domaine et non à une croissance normale qui se reproduirait.

Si l’on revient maintenant sur la question d’exportation des TICE, pourquoi le Québec serait-il probablement exportateur s’il se lance dans la production? La réponse est fort simple : d’abord, comme déjà mentionné, il occupe déjà une place dans ce domaine, mais aussi, le coût de mise en marché de produits électroniques est très faible une fois que ceux-ci ont été développés. De plus, lorsque l’on parle de réseau, plus le nombre d’utilisateur est grand, plus ce réseau est puissant (GODEAU & MARTIN, 2001), ce qui veut donc dire que si un groupe adopte une certaine méthode, des groupes similaires choisiront cette même méthode pour profiter d’une technologie ayant faite ces preuves. C’est ce qui semble être le cas de la technologie «Omnivox» créé par le groupe Skytech dans le réseau Collégial québécois.

Enfin, concernant la question des coûts en temps que tel des TICE dans le système scolaire québécois, il faut considérer la différence entre investissement et dépense. L’achat de matériel physique constitue un investissement, et de ce fait, lorsque l’on considère faire ce type d’achats il faut répartir les coûts du matériel sur le nombre d’années que celui-ci devrait servir. Cela permet d’obtenir un prix plus raisonnable, toutefois, comme relevé par la conseillère TIC du Cégep Gérald-Godin, parfois l’achat de matériel nécessite souvent aussi l’embauche d’un technicien pour s’occuper du matériel. Ce nouvel employer peut rapidement devenir, au fil des années, une dépense plus grande que le coût des produits qu’il doit surveiller, puisque son salaire sera constant, voire, même, augmentera! Ainsi, lorsqu’il est décidé d’acheter des technologies, de tels facteurs sont en considération. Un autre chose prise en considération est l’utilité que ces technologies auront. L’une des mes collègues propose justement un article à ce sujet. Pour ma part je dirais simplement que ce n’est pas tant l’utilité réelle que les technologies auront mais leur apparence d’efficacité qui incite les écoles à se les approprier. La nuance est énorme, car vers 1970, au Québec, des universités avaient tenté de se moderniser, mais leur tentative s’est avérée inefficace tout en coutant cher (KARSENTI & LAROSE, 2001). Cet échec relativement récent nuirait à la perception que les universités peuvent avoir de l’intégration de TIC dans leurs installations, craignant peut-être d’autres dépenses plus ou moins utiles. Par ailleurs, il faut noter que certaines technologies sont gratuites tels que les logiciels libres de droits et l’accès à la plupart des sites Internet (frais de connexion exclus).

Mon opinion sur les TICE est que celles-ci me semblent très intéressantes pour la formation de main d’oeuvre de qualité et qu’elles pourraient possiblement devenir un domaine d’expertise internationale reconnu. Il me semble apparent que l’utilisation de TICE peut être coûteux, cependant, je pense que si cela est bien géré ces technologies peuvent s’avérer très rentables et même économes et écologiques si nous considérons leurs effets, par exemple l’économie de papier.

Gabriel Pyton

L’activité des immigrants sur le marché du travail

L’immigration est un important facteur à prendre en considération lorsque nous étudions le marché du travail au Québec d’hier, d’aujourd’hui, et de demain. Les immigrants contribuent énormément à notre économie et il est très important d’en tenir compte.

En 2008, le Québec a accueilli 45 198 personnes de l’international (Gouvernement du Québec, 2011). De ce nombre, 60,3% ont immigré pour des raisons économiques, bien souvent pour trouver du travail (Boudarbat et Boulet, 2010). Faisons le calcul rapidement; c’est plus de 27 000 personnes. Pensez-y! 27 000! En une seule année! L’immigration est assez constante depuis. Voilà beaucoup de gens prêts à travailler! La main-d’œuvre locale n’est pas toujours abondante dans tous les secteurs au Québec. C’est pour cette raison qu’il est important d’accueillir les immigrants dans notre pays, et dans notre province, afin d’occuper les postes que notre population ne peut combler.

Travail d'équipe, esprit d'équipe
Travail d’équipe, esprit d’équipe.

 

Cela étant dit, jetons un coup d’œil sur le portrait un peu moins rose de la situation : le chômage. Aux dernières études de Boudarbat et de Grenier (2014) pour le Gouvernement du Québec, le taux de chômage des immigrants était de 6 points plus élevé par rapport au taux de chômage des natifs, soit de 11,5%. C’est un écart assez significatif. Cependant, la lumière au bout du tunnel est que cela représente la population immigrante très récente, soit de 5 ans ou moins, et que la situation s’améliore par la suite. En effet, toujours en 2008, nous pouvions observer que 7,3% des immigrants récents était au chômage et, encore plus intéressant, seulement 5% des immigrants de longue date (10 et plus) était au chômage. Pour mettre les choses en perspective, le taux d’emploi des immigrants très récents aux immigrants de longue date passe de 65,4% à 82,1%! C’est là une augmentation très encourageante pour tous les nouveaux immigrants. Tout de même, les résultats de ces études pourraient être encore meilleurs.

L’intervenante que nous avons rencontrée, Madame Claudia Cobos, est d’avis que les immigrants ont de la difficulté à se trouver un emploi parce que notre gouvernement est trop strict dans son processus de reconnaissance des diplômes. Selon elle, beaucoup trop de nouveaux arrivants n’arrivent pas à trouver du travail dans leur champ d’études. Après avoir fait des recherches, j’en ai appris un peu plus sur le sujet. Pour en faire une histoire courte, l’immigrant doit faire une «Demande d’évaluation comparative des études effectuées hors du Québec». Cette demande requiert cependant à suivre beaucoup de démarches longues et fastidieuses. Par exemple, tous les documents de preuves d’études doivent être traduits en français ou en anglais. Par contre, cette traduction doit être faite par un traducteur reconnu par les Gouvernement du Québec. De plus, les appliquants doivent payer des frais de 114$ pour faire seulement la demande. Bref, le processus est déjà assez long et complexe, l’attestation devrait être plus flexible.

Selon moi, le processus devrait en effet être plus accessible. L’intégration est difficile à la base, et les immigrants ayant fait des hautes études ne devraient pas avoir à s’inquiéter que leurs diplômes ne soient acceptés. L’éducation est internationale et peut facilement traverser les frontières. Qui sait tout ce qu’on pourrait apprendre de nouveau à travers les immigrants? S’ils peuvent nous apporter plus de connaissances, ce ne sera que pour le mieux! Nous pourrions certainement profiter de cette richesse culturelle et intellectuelle.

D’un côté plus économique, nous nous privons de bien des travailleurs qualifiés qui sauraient contribuer de façon extraordinaire à notre société. Nous cherchons de la main-d’œuvre qualifiée, mais nous ne l’apprécions pas lorsqu’elle se présente, enthousiasmée par l’idée de réaliser ce qu’elle a toujours voulu faire: travailler et s’épanouir dans un domaine d’intérêt spécifique. Non seulement ils réussiraient à combler des postes que nous ne sommes pas nécessairement aptes à occuper, mais ils pourraient également nous en apprendre plus sur le sujet!

Somme toute, les immigrants composent une partie essentielle de notre marché du travail. Néanmoins, il serait dans l’intérêt de tous que cette place soit plus reconnue, et que nous appréciions ce que les immigrants ont à nous offrir.

 

Marjorie Longtin

 

Les difficultés d’intégration dans le marché du travail

Pour plusieurs d’entre nous, la première journée d’école est difficile. Nous nous retrouvons dans un environnement nouveau; c’est grand, on s’y perd. Nous ne connaissons personne, ou presque. Nous avons peur d’être jugé, que les autres qui se connaissent déjà se moquent de nous, de ce que nous portons, et bien d’autres encore. L’intégration dans le marché du travail par les immigrants, ça peut ressembler à ça.

Selon une étude conduite par Brahim Boudarbat (2011) sur les types de problèmes et de difficultés rencontrés par les immigrants dans leur quête pour un emploi, neuf critères sont ressortis. Il s’agit de

1) Problèmes de la langue

2) Non-reconnaissance des compétences acquises à l’extérieur du Canada

3) Non-reconnaissance de l’expérience de travail obtenue à l’extérieur du Canada

4) Manque d’expérience dans le marché du travail canadien

5) Absence de recommandations de la part d’un employeur canadien

6) Manque d’emplois

7) Manque d’emplois dans le domaine de formation

8) Absence de contacts dans le marché de l’emploi

9) Discrimination.

Parlement
Source: http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b2/Centre_Block_-_Parliament_Hill.jpg                                                                                                                                                          «[…] le gouvernement n’en fait pas assez pour ses immigrants…»
Ces obstacles ressortis par les immigrants sont évidemment des facteurs qui nuisent à leur intégration dans le marché du travail. Pourtant, après une brève observation de cette liste, nous pouvons observer que plusieurs de ces épreuves ne sont pas représentatives des faits. En effet, au Québec, nous devons jouir de l’immigration et de la main-d’œuvre qu’elle occasionne, compte tenu du vieillissement de notre population et de la diminution imminente de la quantité de main-d’œuvre disponible. Par contre, la réalité semble être toute autre parfois. Parmi les immigrants, 48,2% ont senti qu’il n’y avait pas assez d’emplois au Québec (Boudarbat, 2010). Mais quelle fausse impression! Malheureusement, le gouvernement ne semble pas mettre assez d’énergie dans la préparation de ses immigrants. Nous y reviendrons.

Ayant plus d’expérience directement sur le terrain, Madame Claudia Cobos a pu nous renseigner sur la réalité des immigrants avec qui elle travaille. Selon ses observations, les deux plus grandes difficultés éprouvées lors de l’intégration des immigrants dans le marché du travail sont l’apprentissage de la langue, donc la barrière linguistique, et le fait de trouver un emploi. Malgré les critères de sélection très stricts des gouvernements, plusieurs immigrants et réfugiés réussissent à immigrer au Canada sans avoir de connaissances du français, ni de l’anglais. Cela augmente certainement leurs difficultés d’intégration. Selon Mme Cobos, un allophone prend environ 4 à 5 années avant de commencer à s’intégrer dans le marché du travail. La première journée d’école semble moins pire tout à coup, n’est-ce pas? Pendant ce temps, cet immigrant recevra de l’aide-sociale et, heureusement, des cours de français en tant que langue seconde, offerts gratuitement. Malgré cela, il leur est tout de même difficile d’intégrer la société complètement.

D’après moi, le gouvernement n’en fait pas assez pour ses immigrants. Il est évident qu’il souhaite contrôler les personnes voulant immigrer au Canada, mais quasiment trop d’énergie est dépensée dans les politiques de sélection. Si seulement le quart de cette énergie était utilisée pour aider les immigrants à leur arrivée et leur offrir un encadrement efficace, je suis persuadée qu’une majorité des problèmes serait évitée. Après tout, si nous voulons bénéficier de l’aide potentielle des immigrants dans le marché du travail, que nous avons en fait besoin, nous devons créer un climat de conditions qui sera favorable à leur développement pour faciliter leur intégration.

En d’autres mots, nous devons tendre la main aux immigrants avant qu’ils puissent nous tendre la leur.

 

Marjorie Longtin