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Des classes envahies par les TIC!

Dans le cadre du cours de DIA, cours synthèse du programme de sciences humaines au cégep Gérald-Godin, nous avions à choisir un sujet de recherche sur le thème de «Pensons le Québec de demain». Ainsi, inspirés par notre cours de philosophie, nous avons décidé de nous attaquer aux TIC! Non pas l’arachnide, nous parlons ici des technologies de l’information et de la communication.

Mais il nous en fallait plus, nous avons donc décidé d’aborder le sujet des TIC dans le domaine de l’éducation au Québec.  En effet, nous pensons que l’avenir de la société dépend de l’éducation du peuple, et par conséquent, que pour penser les Québec de demain, il faut d’abord repenser l’éducation d’aujourd’hui. De nos jours, les gens sont de plus en plus connectés : 52.3% des adultes québécois possédant un téléphone intelligent (CEFRIO, 2015). Alors, comment la province devrait-elle intégrer les nouvelles technologies dans les salles de classe?

Considérant les impacts que le numérique peut avoir sur l’apprentissage des élèves, considérant les technologies disponibles appropriées à l’apprentissage et considérant les coûts possibles d’une telle intégration ces technologies, nous tenterons de dresser un portrait global de la situation de l’impact futur des TIC en éducation.

D’une part, concernant l’impact sur l’apprentissage, la réalité observée est-elle différente de celle décrite par le gouvernement? Les recherches que nous avons effectuées ont montrées que l’intégration du numérique dans les classes peut avoir des impacts positifs, comme une augmentation de la motivation (KARSENTI, 1997) et une augmentation de l’interactivité de classe (CLAAC, 2015), tout comme elle peut avoir des impacts négatifs, comme l’augmentation de la charge de travail et des facteurs de distractions, tel que dit par Thierry Karsenti, cité par Nathalie Côté (2012). D’autant plus, l’intégration des TIC dans le milieu scolaire peut avoir des conséquences tant au niveau social, mental ou physique (BIRON et BOURASSA DANSERAU, 2011).

Par la suite, nous nous sommes penchés sur l’adaptation des enseignants, des élèves et de l’établissement à l’avènement de nouvelles technologies dans le domaine de l’éducation. L’enjeu ici est le fait que la technologie évolue rapidement, constituant une épreuve pour toutes les institutions où les méthodes pédagogiques se doivent de demeurer pertinentes et mises à jour. (KARSENTI, 2013).  À ce moment, comment doit-on intégrer des TIC constamment changeantes, tout en s’assurant qu’elles soient bénéficiaires aux institutions scolaires? Par exemple, cette vidéo de Google montre ce que la compagnie décrit comme le futur de l’enseignement dans les écoles. Elle nous présente par ailleurs les outils de communications qui permettront peut-être de meilleures connections entre les étudiants et les enseignants.

D’autre part, concernant l’aspect économique de l’implantation de TIC en éducation, de nombreuses personnes soulignent les coûts à prévoir. Cependant, il faut nuancer l’importance accordée aux coûts, car ceux-ci sont des investissements (KARSENTI & LAROSE, 2001) de ne sont donc pas des dépenses. De plus, les TIC permettent dans certains cas des économies, pensons aux papiers, et une augmentation de l’efficacité (rentabilité) tel que rapporté dans un reportage de Radio-Canada (PAPILLON, 2015). Enfin, il faut se demander quels pourraient être les impacts de l’intégration de TIC en éducation sur l’économie québécoise.

Afin de compléter notre recherche, nous avons également pu monter une entrevue avec une employée de notre cégep : Mme Geneviève Blais, conseillère pédagogique TIC. Elle nous a consacré 45 minutes de son précieux temps, a répondu à nos questions dont certaines  nous ont permis d’approfondir notre recherche.

En conclusion, cette section du blogue vous permettra dans découvrir peut-être d’avantage sur le futur de l’enseignement au Québec et sur les défis que les jeunes québécois et leurs enseignants devront affronter dans (peut-être) quelques années.

Marie-Claude Légaré

Gabriel Pyton

Julien Sauvageau

Médiagraphie commune à l’équipe:

BIRON, Jean-François, Catherine BOURASSA DANSEREAU. Les préoccupations et les impacts associés à l’utilisation d’Internet dans les milieux des jeunes d’âge scolaire, [En ligne], 1 eéd., Montréal, Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, 2011, 46p., dans santémontréal (Page consultée le 18 février 2015 )

CEFRIO, «La mobilité au Québec en 2014 : plus de 75% des 18-44 ans disposent d’un téléphone intelligent», dans Salle de Presse, Cefrio ,[En ligne], http://www.cefrio.qc.ca/salle-presse/communiques/mobilite-quebec-2014-plus-75-des-18-44-ans-disposent-telephone-intelligent/ (Page consultée le 21 avril 2015)

CEFRIO. Génération C : Les 12-24 ans- Moteurs de transformation des organisations – Rapport Synthèse, [En ligne], 2009, http://www.cefrio.qc.ca/media/uploader/rapport_synthese_generationc_final.pdf (Page consultée le 15 avril 2015)

CLAAC.CLAAC : Les classes d’apprentissage actif, [En ligne], http://claac.org/ (Page consultée le 21 avril 2015)

CÔTÉ, Nathalie. «Tableau blanc interactif : l’impact sur la réussite n’est pas démonté, selon les chercheurs», Le Hiffington Post Québec, 8 mai 2012 [En ligne], http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/05/08/tableau-blanc-interactif-impact-reussite_n_1499064.html (Page consultée le 27 mars 2015)

CRICHTON, S., PEGLER, K. & W. DUNCAN (2012). Personal Devices in Public Settings: Lessons Learned from an iPod Touch/iPad Project. Electronic Journal of e-Learning, vol. 10, no 1, p.23-31.

DE ABREU, David. « FUN EN 2015 », école virtuelle gratuite, [En ligne], http://ecolevirtuellegratuite.fr/2015/01/fun-en-2015/#more-1469 (Page consultée le 30 mars 2015)

DEGLISE, Fabien. «Étude- Technologie à l’école : les étudiants sont moins enthousiastes que leurs professeurs», 10 octobre 2012 [En ligne], http://www.ledevoir.com/societe/education/360990/technologie-a-l-ecole-les-etudiants-sont-moins-enthousiastes-que-leurs-professeurs (Page consultée le 27 mars 2015)

DESPATIE, Anne-Louise. « Un robot pour aider Nadine à suivre ses cours », ICI Radio-Canada, [En ligne], http://ici.radio-canada.ca/regions/Montreal/2015/03/24/005-robot-ecole-eleve-cancer-marguerite-bourgeoys.shtml (Page consultée le 30 mars 2015)

GODEAU, Rémi et Jacques-Olivier MARTIN. Quel avenir pour la nouvelle économie, Paris, 2001, éd. Phare international, p. 125 (Phare)

GONG, Z. et J. D. WALLACE (2012). A Comparative Analysis of iPad and Other M‐learning Technologies: Exploring Students’ View of Adoption, Potentials, and Challenges. Journal of Literacy and Technology, Vol. 13, no 2. Disponible sur internet : http://www.literacyandtechnology.org/ v13_2/jlt_vol13_2_wallace.pdf (consulté le 13 mai 2013)

KARSENTI, Thierry. « Comment le reccours aux TIC en pédagogie universitaire peut favoriser la motivation des étudiants : le cas d’un cours médiatisé sur le web », Cahiers de la recherche en éducation, [En ligne], vol. 4, no 3 (1997), p. 455 à 484, dans Érudit (Page consultée le 20 février 2015)

KARSENTI,Thierry et François LAROSE, dir. Les TIC… Au Coeur des Pédagogies Universitaires, Sainte-Foy, 2001, Presses de l’Université du Québec, p. 260

KARSENTI, Thierry. «Impact des TIC sur l’attitude, la motivation et le changement dans les pratiques pédagogiques des futurs enseignants », La profession d’enseignant aujourd’hui, [En ligne], (2004), p. 187 – 205, dans CAIRN (Page consultée le 23 février 2015)

Thierry KARSENTI et Aurélien FIEVEZ, L’iPad à l’école : usages, avantages et défs, [En ligne], 9 décembre 2013, http://karsenti.ca/ipad/rapport_iPad_Karsenti-Fievez_FR.pdf (Page consultée le 3 mars 2015)

PAPILLON Mathieu,Travailler sans papier, ni crayon, [En ligne],http://ici.radio-canada.ca/regions/mauricie/2015/01/29/005-androide-trois-rivieres-bannir-papier-crayons.shtml (Page consultée le 3 mars 2015)

QUEBEC INTERNATIONAL, http://www.quebecinternational.ca/industries-cles/tic-electronique/presentation (page consulté le 23 avril 2015)

Réseau d’informations scientifiques du Québec, RISQ, Colloque RISQ 2013 – Débat Éducation et infonuagique : la technologie et la loi, [s.l.], 2014, 1:04:14, couleur, [En ligne] https://www.youtube.com/watch?v=LRWEgKNTX98&feature=youtu.be (page consultée le 2 mars 2015)

SHAFFER, Marie-Eve. «L’école à l’ère des nouvelles technologies», Journal Métro, 11 juin 2014 [En ligne], http://journalmetro.com/actualites/national/509319/lecole-a-lere-des-nouvelles-technologies/ (Page consultée le 27 mars 2015)

Le TDAH: un problème majeur au Québec

L’accroissement des troubles de comportements chez les enfants affecte l’ensemble de la population. Nous avons choisi de faire état sur le trouble du déficit d’attention, avec ou sans hyperactivité (TDAH), étant donné qu’il est l’une des problématiques les plus fréquentes en milieu scolaire. Pour alimenter cette affirmation, lors d’une étude effectuée en 2008 par le ministère de la Santé et des Services Sociaux du Québec (MSSS), les résultats indiquent qu’en moyenne, « 15% des enfants québécois de 3 à 14 ans présentent un niveau modéré ou sévère d’hyperactivité et/ou d’inattention » (Renaud, 2011), ce qui représente un problème majeur dans la société.  Il est donc primordial de trouver des solutions et de les appliquer. Cela n’affectera non seulement le jeune, mais affectera le Québec de demain.

ADHD equipe
Source: https://www.flickr.com/photos/victius/3926739357/in/photolist-6YZyNH-56xgTg-bs8bvV-9scivh-rYVn4d-byL4sw-9MaEaH-bs8bvk-pXjZxC-p1pDUG-abztai-6RUyZ1-8E8pA3-6ickCL-6YNutS-dRRcjo-oK83RN-5rPbZT-byxmQu-qC7ULY-2jpYsH-agj38s-oihUsK-ozAkF5-ab6L9j-6jBtmv-6Z4z8W-tAaQq-6YZyBD-6Z4z4q-pELSN2-6TNAmZ-p1t5pM-7VPvpx-JCakm-6bXF19-pELSV6-pELTWe-pV6XMW-pX2Lxn-pV6YcJ-p1pEs5-pEPcpA-pXc4LM-pENHDf-iZnVis-qwyWys-bmcZZC-4oyUdB-pEPcWs « One and Other-Mental Health »

En nous penchant sur « la deuxième problématique en importance » (Landry, 2011) dans les milieux scolaires, on peut constater que cette dernière peut s’expliquer grâce aux dimensions psychologiques, sociologiques et économiques. En effet, le TDAH est un trouble neuropsychiatrique. Dans d’autres mots, elle se concentre à l’étude et au traitement des maladies mentales.  De ce fait, elle se rapporte à la psychologie, c’est-à-dire une discipline qui vise la connaissance des activités mentales et des comportements en fonction des conditions de l’environnement. De plus, le TDAH se rapporte à « la science économique est la science de l’administration des ressources rares. Elle étudie les formes que prend le comportement humain dans l’aménagement de ces ressources ; elle analyse et explique les modalités selon lesquelles un individu ou une société affecte des moyens limités à la satisfaction de besoins nombreux et illimités » (Raymond Barre, 1997). Finalement, elle se rapporte à une autre branche des sciences humaines, la sociologie, c’est-à-dire une discipline qui a pour objet les phénomènes sociaux. Elle étudie les formes, les développements et les évolutions de la cohabitation des hommes, ainsi que les facteurs qui ont une influence sur cette cohabitation. En effet, cela démontre la manière dont le jeune interagit avec ses pairs et son entourage, mais surtout sa manière dont il pense. Dans le cas de notre projet, les jeunes atteints du TDAH sont contraints à une aide limitée, que ce soit une aide psychologique, éducative, sociale, etc.

Au niveau économique, le TDAH engendre des coûts élevés pour la société. En effet, dans un article de La Presse, rédigé par Marie Tison, on apprend que le TDAH coûterait 7 milliards [de dollars] au Canada par année (Tison, 2013). Ce résultat serait causé par «la perte de productivité due [à ce déficit d’attention]» (Tison, 2013). Effectivement, les travailleurs et travailleuses étant atteints de ce trouble d’attention sont « plus susceptibles d’être des travailleurs non qualifiés, d’être mis à pied, de chômer plus longtemps et de gagner moins d’argent au cours de leur vie que les autres personnes» (Tison, 2013). Les impacts de la maladie sur la personne, tels la désorganisation, le manque de concentration et l’hyperactivité sont la cause principale de l’instabilité des personnes atteintes du TDAH dans leur emploi (Grizenko, Gruber, Joober, 2013). Par ailleurs, selon la docteure Rosemary Tannock, « la scolarité des personnes atteintes du TDAH entraîne une diminution de leur qualité de la vie et une augmentation de leurs problèmes de santé» (Tison, 2013). Ces personnes ont beaucoup de difficulté à se trouver un emploi, donc elles sont mises sur le chômage. Il serait intéressant de se demander : Quel serait l’impact d’ne prise en charge plus encadrée chez les gens atteints de TDAH sur le chômage?

En plus des déficits budgétaires dans l’économie canadienne, le trouble de déficit d’attention avec ou sans hyperactivité peut d’autant plus être associé à des difficultés d’adaptation scolaire. Selon des spécialistes en psychoéducation, les enfants souffrant de ce trouble « ont de la difficulté à se mettre au travail, à soutenir leur attention, à s’organiser, à persévérer et à soutenir un effort lors de difficultés ou lorsque des règles et des consignes sont à suivre, ce qui pourrait entraîner chez ces élèves des difficultés d’apprentissage, un rendement scolaire plus faible que celui attendu, des retraits fréquents de la classe et un risque élevé d’échec scolaire » (Anciaux, 2007).  Il est donc intéressant de déterminer les causes du TDAH et de comprendre comme ce trouble affecte le jeune et son comportement.

Au niveau psychologique, les enseignants dans les écoles ne sont pas sur la même longueur d’ondes quant aux méthodes utilisées pour aider l’enfant ayant un trouble d’attention. En effet, après avoir mené une étude au Québec en 2001, on se rend compte que plusieurs enseignants ont des valeurs et des croyances contradictoires à celles recommandées par des professionnels (Anciaux, 2007). Ces enseignants refusent de respecter les méthodes établies par les intervenants psychosociaux afin d’aider les jeunes atteints du TDAH. Étant donné que l’enseignant joue un grand rôle dans la vie éducative de l’enfant, il est essentiel de remédier à cette problématique.

Pour mieux comprendre la problématique du TDAH, nous avons effectué une entrevue avec Marlène De Oliveira, conseillère au service d’aide à l’intégration des élèves (SAIDE) au cégep Gérald-Godin, pour en apprendre plus sur la prise en charge des élèves ayant un trouble de déficit d’attention au niveau collégial. Le SAIDE offre plusieurs types d’aide aux étudiants. Par exemple, ce service leur offre des outils compensatoires pour les aider à garder leur concentration lors des examens, comme des coquilles ou des écouteurs. De plus, les élèves inscrits au SAIDE ont l’avantage de faire leurs examens dans une salle en dehors de la classe respective. Même si le SAIDE est un centre d’aide à l’apprentissage, l’organisme a encore beaucoup de changements à faire. En effet, le TDAH est étudié seulement depuis 1967 et ce n’est que depuis 10 ans que nous retrouvons des centres de soutiens dans les écoles. Donc, le SAIDE s’adapte constamment aux changements pour offrir la meilleure aide possible aux étudiants du Cégep Gérald-Godin.

En conclusion, le TDAH connait de plus en plus de victimes dans notre société, c’est pourquoi il est important de retenir certains éléments pour mieux comprendre la prise en charge du TDAH au Québec. Depuis le début de notre projet, nous avons pris conscience de l’ampleur de ce problème dans la société et des différentes techniques pour y remédier. Nous avons vu que les techniques appuyant la réussite scolaire des étudiants atteints de ce trouble mental ne cesse d’augmenter depuis les années 90. Les différents centres d’aide s’adaptent constamment à ces changements et améliorent ainsi l’aide à la réussite de l’étudiant. De plus, la prise en charge en milieu scolaire prévient l’augmentation des coûts importants pour l’État, tels le chômage, les services sociaux, les services de santé, etc. Ce qui est le plus important, c’est que la société ne cesse de remédier au problème du TDAH.

 Marjorie Bonnet, Samuel Lalonde, Mahsa Nikkami

Médiagraphie:

Articles d’un site Internet

AUDET, Patrice. « Triste apprentissage école lecture difficile, sur le site Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/fr/triste-apprentissage-%C3%A9cole-lecture-544730/ (consulté le 26 février 2015)

Économie coopération », 2014, Pixabay, [En ligne], http://pixabay.com/fr/%C3%A9conomie-coop%C3%A9ration-silhouettes-437509/ (Page consultée le 27 mars 2015)

LEFEBVRE, Lyse. « Le Ritalin et ses effets à long terme », dans CENTRE L’ÉTAPE DU BASSIN MASKINONG. INC., Étape, [En ligne], http://www.etape.qc.ca/drogues/ritalin2.htm (Page consultée le 30 mars 2015).

Taux de décrochage scolaire », 2011, [En ligne], www.saj.gouv.qc.ca (Page consultée le 23 avril 2015 mars 2015)

Articles d’un périodique en ligne

« Comment s’occuper d’un enfant ayant un TDAH à la maison? », Chenelière Éducation, 2014, [En ligne], http://www.cheneliere.ca/6584-livre-mieux-vivre-avec-le-tda-h-a-la-maison.html  (Page consultée le 3 mars 2015)

GRIZENKO, Nathalie et al. GRUBER, Reut, JOOBER, Rhida. « Trouble du déficit de l’attention : causes, symptômes et traitements », Douglas, 28 octobre 2013, [En ligne], http://www.douglas.qc.ca/info/trouble-deficit-attention (Page consultée le 2 mars 2015).

MASSÉ, Line et COUTURE, Caroline et Valentine ANCIAUX, « Connaissances et croyances des intervenants des milieux scolaires, de la santé et des services sociaux à l’égard du trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité », [En ligne], 2010, http://id.erudit.org/iderudit/044802ar (page consultée le 2 mars 2015)

SOKOLNICKA, Isabelle. « Le TDAH sur les bancs d’école : un don devenu vice », Le Devoir, 15 novembre 2014, [En ligne], http://www.ledevoir.com/societe/science-et-technologie/423989/le-tdah-sur-les-bancs-d-ecole-un-don-devenu-vice (Page consultée le 29 mars 2015).

TISON, Marie. « Le déficit d’attention coûte 7 milliards », La Presse, 16 octobre 2013, [En ligne], http://affaires.lapresse.ca/economie/canada/201310/16/01-4700239-le-deficit-dattention-coute-7-milliards.php (Page consultée le 2 mars 2015).

Image

DOLAN, Xavier. Mommy, Montréal, 2014, 3min15, coul.

Document audiovisuel

Dr. Louis VERRA, La journée du TDAH, Montréal, Louis VERRA, 2013, 2 :20 minutes, YouTube,  https://www.youtube.com/watch?v=beJfTPU898U

Site Internet

Regroupement des associations PANDA du Québec, [En ligne], http://www.associationpanda.qc.ca/ (Page consultée le 30 mars 2015).

Livre

BARRE, Raymond  et TEULON, Frédéric. Économie politique, 15e édition, Paris, 1997, p.13, (Coll. « Themis »).

Thèse

 ANCIAUX, Valentine. Étude des croyances des intervenants psychosociaux à l’égard du trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité [En ligne], mémoire de maîtrise, (psychoéducation), Université du Québec à Trois-Rivières, 2007, 110 p. depot-e.uqtr.ca/1393/1/030004026.pdf (Page consultée le 3 mars 2015)

 LANDRY, Geneviève. « Évaluation du processus de construction d’un réseau de services intégrés destiné aux jeunes âgés de 5 à 17 ans atteints d’un tdah et à leur parents », [En ligne], thèse de doctorat, (médecine sociale et préventive), Université Laval, 2010, p.112 www.theses.ulaval.ca/2010/27412/27412.pdf (page consultée le 2 mars 2015)

Une application pratique de TICE, d’un point de vue des coûts

Une application pratique de TICE

Toujours dans le but d’approfondir l’aspect plus économique de notre thème plus large, des exemples d’intégration de TICE et de leurs coûts seront mis en contexte.

Voyons d’abord le cas d’une jeune étudiante de l’école Dorval Jean XXIII. Cette jeune étudiante qui a été atteinte d’une leucémie est présentement en rémission. Cependant, elle ne peut pas sortir de chez elle, étant encore dans un état de santé fragile. Afin de fournir à leur élève la meilleure éducation possible, sans toutefois que celle-ci puisse être présente physiquement dans leur établissement d’enseignement, le directeur et la commission scolaire ont décidé d’offrir à l’élève en question la chance d’avoir une sorte de drone qui à l’aide de capteurs permet la communication entre la salle de classe et la demeure de la jeune fille (DESPATIE, 2015). Ce petit robot qui envoi son et image de la salle de classe à l’ordinateur de l’élève permet aussi à celle-ci de communiquer en retour.

Le fameux robot en action :

Légende : Une version du robot que l’étudiante utilise. La compagnie ayant produit ce robot vante les mérites de leur appareil (en anglais).

Des impacts positifs relevés serait que cela lui permet d’étudier à temps plein son niveau scolaire et ce, simplement à partir de la maison. Si l’on en vient à l’aspect économique, ce robot coûte 7 000$ et est payé par la commission scolaire. Cette somme peut sembler grande, il est donc essentiel de la mettre en perspective. Si l’on désire offrir de l’enseignement à distance, deux options classiques sont offertes : les cours par correspondance (en ligne ou par la poste) et avoir un tuteur privé.

Si l’on considère les cours en lignes, ceux-ci requièrent souvent beaucoup d’autonomie de la part des élèves ont malheureusement une certaine réputation d’être une éducation plutôt incomplète (KARSENTI & LAROSE, 2001). L’autre option traditionnel, les tuteurs, a bien meilleure réputation, probablement dû au contenu plus humain et personnalisé du cours. Il a cependant comme point faible d’être beaucoup plus dispendieux, puisqu’il faut payer cet enseignant personnel. À titre indicatif, différente compagnie de la ville de Montréal offrent des services de tuteur et le prix du tuteur irait de 17 à 39$ par heure (http://www.simplyhired.ca/job/dnazvg74ay) (http://www.successcolaire.ca). Si l’on suppose que le tuteur enseigne 4h par jours durant l’année scolaire, alors celui-ci coûtera entre 12 240 et 28 080$ par année par élève. Maintenant, si l’on considère la solution du robot qui permet d’assister aux cours à distance et que l’on la compare aux deux autres, le robot semble éviter le préjugé d’éducation «à rabais» tout en restant une solution compétitive comparée au tuteur privé. Dans ce cas pratique il semble que la technologie permette une mesure d’aide exceptionnelle envers une élève dans le besoin et permet d’avoir un sain équilibre entre efficacité et coûts.

D’après moi, dans ce contexte précis, l’utilisation de TIC en éducation était totalement justifié. Il permet un compromis entre un besoin d’équité sociale et d’efficacité. Cela assure un juste équilibre et favorise l’éducation. Je pense aussi que ce cas peut être généralisé, c’est à dire que si la technologie a pu être intégré de manière utile et rentable pour la société, elle pourra aussi l’être dans d’autres situations. La seule condition est qu’il fasse intégrer ces technologies avec une claire conscience de leur avantages et inconvénients, maximisant les premiers et minimisant les derniers.

Gabriel Pyton

Le Québec: Une terre d’accueil pour préparer l’avenir

De nos jours, au Québec, on peut observer une très grande diversité au niveau culturel.  Cela est dû en principe à la très forte immigration qui se produit depuis plusieurs années. L’immigration est en fait une composante importante à étudier lorsqu’on dresse un portrait de notre société et de notre population, puisqu’elle a un impact considérable sur la culture, la politique et l’économie de notre province.

Lorsque nous avons décidé d’aborder le sujet de l’immigration, c’était principalement parce que nous avions beaucoup d’interrogations sur le sujet. En effet, nous en connaissions peu sur le sujet autre que les stéréotypes et les informations de surface. Ce n’était pas assez et nous souhaitions en apprendre davantage par nous-même. Nous avons donc débuté avec des questionnements, qui se sont par la suite transformés en problématiques que nous avons abordé.

Après bien des recherches, nous avons réalisé que la recherche théorique ne pouvait que nous amener jusqu’à un certain point. Il y avait des questions qui restaient sans réponse et ces recherches n’avaient pas satisfait notre soif de connaissance. Nous avons donc décidé de rencontrer quelqu’un qui travaille directement sur le terrain, quelqu’un qui interagit avec des gens vivant la réalité de l’immigration au quotidien. Ainsi, nous espérions obtenir l’information qu’il nous manquait pour faire une recherche complète et représentative. Nous n’avons pas été déçus. Nous avons eu l’opportunité de rencontrer Claudia Cobos, une intervenante au CRÉDIL, soit le Comité régional d’éducation pour le développement international de Lanaudière. Malgré qu’elle travaille sur le terrain de Lanaudière, elle a su nous dresser un portrait général de l’immigration au Québec, tout en répondant à toutes nos questions portant sur l’aspect plus «pratique» et appliqué de l’immigration. Grâce à elle, nous avons pu boucher les derniers trous d’informations qu’il nous manquait.

De ce fait, nous avons pu tirer des conclusions factuelles, probantes et convaincantes. Au niveau économique, nous avons déterminé que l’immigration est essentielle au bon fonctionnement de la société et du marché du travail, particulièrement avec le vieillissement de la population qui se fait de plus en plus ressentir. En ce qui concerne la politique d’immigration présentement en fonction au pays, nous pouvons conclure que celle-ci est fonctionnelle, pratique et favorise l’accueil de nouveaux arrivants au Canada. De plus, plusieurs organismes sont en place afin de faciliter l’adaptation et l’intégration de ces nouveaux arrivants. Malgré la difficulté de la première année suivant leur arrivée, les immigrants ont la chance de pouvoir s’imprégner au mode de vie québécois. Ceci dit, au niveau psychologique, le bilan demeure toutefois positif. Finalement, tous ces changements au sein de la société ont pour effet d’enrichir la diversité ethnique de notre province. Grâce à l’arrivée d’un aussi grand nombre d’immigrants, la démographie du Québec de demain est en sécurité. L’immigration est une solution prépondérante afin de contrer le vieillissement de la population et le taux de fécondité très faible de notre province. Ceci dit, son bilan est positif sous tous les aspects auxquels il touche.

 Camilo Cardenas
Malory Chassé
Marjorie Longtin

Photo du 2015-04-24 à 09.35 #3

 

 

MÉDIAGRAPHIE

     AGOSSOU, Dominique. «Effet de l’immigration internationale sur le vieillissement de la population des régions métropolitaines et non métropolitaines du Canada», Cahiers québécois de démographie, volume 31, page 275-302 [En Ligne] http://www.erudit.org/revue/cqd/2002/v31/n2/000668ar.pdf  (Page consultée le 20 avril 2015)

    BOUDARBAT, Brahim et Maude BOULET. Immigration au Québec : Politiques et intégration au marché du travail, [En ligne], 2010, http://www.cirano.qc.ca/pdf/publication/2010RP-05.pdf (Page consultée le 20 avril 2015).

     BOUDARBAT, Brahim. Les défis de l’intégration des immigrants dans le marché du travail au Québec : enseignements tirés d’une comparaison avec l’Ontario et la Colombie-Britannique, [En ligne], 2011, http://cirano.qc.ca/pdf/publication/2011RP-07.pdf (Page consultée le 21 avril 2015).

     BOUDARBAT, Brahim et Gilles GRENIER. L’impact de l’immigration sur la dynamique économique du Québec, [En ligne], 2014, http://www.midi.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/ETU_ImmigrProsperite_BoudarbatGrenier.pdf (Page consultée le 22 avril 2015).

CHIASSON, Paul. «Immigration: de nouveaux critères pour sélectionner des travailleurs qualifiés», Radio Canada, 19 décembre 2012 [En Ligne] http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/12/19/008-immigration-travailleurs-etrangers.shtml (Page consultée le 20 avril 2015)

DE MER, Emmanuelle. «Le Canada devient plus en plus un pays d’immigrants», Radio-Canada, mai 2013 [En Ligne] http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/National/2013/05/08/001-statistique-canada-immigrants-minorites-visibles.shtml (Page consultée le 20 avril 2015)

FOUGÈRE, Maxime. HARVEY, Simon. «Le vieillissement de la main-d’œuvre et le défi de la croissance au Québec», Cahiers québécois de démographie, volume 36, numéro 2, 2007, pages 183-216. (Page consultée le 20 avril 2015)

     GOUVERNEMENT DU CANADA, «Immigration Diversité et Inclusion», Réussir l’intégration, 2014-2015, [En ligne] http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/FR/partenaires/programmes-integration/reussir-integration.html. (Page consultée le 2 mars 2015)

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     MICHELLE, Labelle. «Le dimensions d’intégration des immigrants, des minorités ethnoculturelles et des groupes racisés au Québec», 2015, [En ligne] https://criec.uqam.ca/upload/files/dimensions_integration.pdf (Page consultée le 2 mars 2015)

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UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL. Qu’est-ce que la démographie?, département de démographie [En Ligne], http://demo.umontreal.ca/departement/quest-ce-que-la-demographie/ (Page consultée le 20 avril 2015)

Le vieillissement de la population, un enjeu collectif

Depuis plusieurs décennies, le vieillissement de la population du Québec est un enjeu d’actualité qui a des répercussions sur toutes les générations. Nous sommes donc amenées à se questionner sur le rôle des aînés dans notre société et les changements qui sont à venir. Le vieillissement de la population est défini comme étant un processus par lequel la répartition par âge de la population se modifie, résultant en une augmentation de la proportion de personnes âgées («Vieillissement de la population», s.d.). D’ailleurs, le vieillissement de la population québécoise est principalement causé par la chute importante de la natalité, de la diminution de la mortalité ainsi que de l’allongement de l’espérance de vie (Bherer et al, s.d.). Pour de plus amples informations sur le sujet, vous pouvez visionnez une capsule de Radio-Canada en cliquant ici.

Figure 1

Personnes âgées contentes

Source : Wikipedia (Wikipedia, s.d.)

Étant directement concernées par ce phénomène démographique, nous trouvions pertinent d’étudier cet enjeu qui est de plus en plus préoccupant. Ce sujet touche plusieurs sphères de l’étude des sciences humaines telles que l’économie, la politique, la psychologie et la sociologie. D’abord, sous l’angle économique, il y a des répercussions notamment sur la main-d’œuvre qui est en demande croissante, sur la population inactive qui devient alarmante et sur les régimes de retraite à repenser. Ensuite, il faut considérer le déclin des troubles cognitifs des aînés et la protection juridique des vulnérabilités. De plus, il y a une augmentation du nombre important de personnes âgées qui consomment des médicaments psychotropes. Malgré le fait que le bien-être social est un impact sur le psychologique, les aînés deviennent de plus en plus dépendants de leur consommation qui ne cesse d’augmenter. Pour eux, la «consommation est donc extrêmement répandue : c’est un fait ordinaire» (Le Moigne, s.d.). Enfin, les aînés sont portés à reconsidérer leur rôle dans notre société et la façon dont ils sont perçus. Les personnes âgées sont devenues «une responsabilité d’État, un problème social» (Campeau et al, s.d.). Le changement des valeurs dominantes dans la société crée chez ceux-ci une crise d’identité ainsi que de l’isolement.

Nous avons réalisé une entrevue pour avoir une opinion d’une personne qui travaille dans ce milieu. Nous avons rencontré Renée Mathieu, une éducatrice spécialisée, dans le centre d’accueil pour personnes âgées Denis-Benjamin-Viger, à l’Île-Bizard, et nous en avons appris beaucoup. Cette entrevue nous a permis de confirmer ou d’infirmer nos recherches. Madame Renée Mathieu a répondu à toutes nos questions et plus encore, elle nous a donné des renseignements supplémentaires très pertinents. Cela a été une expérience bénéfique puisqu’elle travaille sur le terrain, elle est directement en lien avec les personnes âgées, elle connait très bien cette réalité.

Figure 2

Chix

Vicky Lauzière, Caroline Desjardins, Julie Robillard-Larocque, Renée Mathieu et Kathleen Newberry.

En conclusion, afin que le problème de l’isolement social chez les personnes âgées diminue, le renseignement de la population sur le sujet serait une bonne façon d’y parvenir. Une population plus renseignée ne peut que permettre l’amélioration des conditions des aînés. De plus, sur ce qui a trait au déclin cognitif des aînés, il est important de s’informer sur les différentes maladies mentales qui touchent les personnes âgées de notre société et de comprendre les différents défis qui s’imposent à celles-ci au niveau juridique. En effet, pour assurer la protection des vulnérabilités des aînés, il faut renseigner ces derniers et les intervenants des droits qu’il existe pour empêcher les formes possibles d’exploitation et d’abus. Pour ce qui est des impacts économiques, il est aussi important que les québécois soient informés des répercussions possibles que le vieillissement de la population amène. La population étant bien au courant, elle pourra manifester son accord ou son désaccord avec les mesures mises en place par le gouvernement pour contrer le vieillissement. En se renseignant adéquatement, il est possible de mieux comprendre les motifs qui encouragent un aîné à consommer des médicaments psychotropes dans une société où leur place est de plus en plus remise en considération. En effet, il faut porter attention aux problèmes de santé mentale qui peuvent être en liens avec la consommation médicamenteuse.

 

Caroline Desjardins
Julie Robillard-Larocque
Vicky Lauzière
Kathleen Newberry

 

Bibliographie

 

Livre

BEE, Helen et Denise BOYD. Les âges de la vie : psychologie du développement humain, 4e éd., ERPI, 2011, p.405

CAMPEAU, Robert et al. «La crise d’identité chez les personnes âgées», dans individu et société, introduction à la sociologie, 2e éd, Montréal, Gaëtan Morin, 1999, p. 107-108.

LAFERTÉ, Nathalie. «Dénatalité et vieillissement de la population», dans recueil de textes et notes de cours 1ère partie, #611, hiver 2015, p4-7.

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MILLET, Bruno. Prescrire les psychotropes, Issy-les-Moulineaux : Elsevier Masson, 2010, 332 p. 99-206

CAMPEAU, Robert, et al. «La crise d’identité chez les personnes âgées», dans Individu et société, Introduction à la sociologie, 2e édition, Montréal, Gaëtan Morin, 1999, p.108

 

Publication du gouvernement

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Article d’un site internet

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Encyclopédie

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Article d’un périodique

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BOCK-CÔTÉ, Mathieu. «L’immigration au Québec : entrevue avec le démographe Guillaume Marois», Le journal de Montréal, 14 février 2015 [En ligne] http://www.journaldemontreal.com/2015/02/14/limmigration-au-quebec–entrevue-avec-le-demographe-guillaume-marois

BRUNE, Élisa. Médicalisation de la qualité de vie : le rôle des médias, [En ligne], http://www.elisabrune.com/pdf/MedicalisationQualiteVie.pdf (Page consultée le 27 mars 2015)

CHAMPOUX, Nathalie. «Une pilule pour les nerfs?», Le médecin du Québec, Octobre 2000, [En ligne], http://lemedecinduquebec.org/Media/66678/079-083Champoux21000.pdf (Page consultée le 27 mars 2015)

COLLIN, Johanne. «Médicaments psychotropes et personnes âgées : une socialisation de la consommation», Revue québécoise de psychologie, vol. 22, 2001, p.1 à 22

KERGOAT, Marie-Jeanne et Josée BERGERON. «Les personnes âgées et les médicaments : ce que vous devez savoir», Le clinicien, 2003, p.82 à 87

 

Article d’une base de données

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LEXCHIN, Joel. «Réglementation pharmaceutique au Canada et prescription inadéquate de médicaments : le cas des psychotropes dans les années 60 et au début des années 70», Santé mentale du Québec, [En ligne], vol.22, 1997, p.5-10, dans ÉRUDIT (Page consultée le 28 février 2015)

ROULEAU Annick et al. «Évaluation de l’usage à risque des benzodiazépines chez les personnes âgées : facteurs de risque et impacts», Santé mentale au Québec, [En ligne], vol. 36, n° 2, 2011, p. 123-144, dans ÉRUDIT (Page consultée le 26 février 2015).

SIMARD, Catherine. « Identité, vieillesse et société », Santé mentale au Québec, [En ligne], vol. 5, n° 2, 1980, p. 22-32, dans Érudit (page consultée le 19 février 2015)

SOUCY, Myriam. Le fonctionnement cognitif et les manifestations dépressives et anxieuses dans la maladie d’Alzheimer. [En ligne], Thèse Trois-Rivière, Université du Québec à Trois-Rivières, 2008, 119 p. dans Cairn (page consultée le 3 mars 2015)

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NAULT, François. «Vieillissement de la population québécoise», Érudit, [En ligne] automne 1990. http://ressources.cgodin.qc.ca:2056/revue/cqd/1990/v19/n2/010046ar.pdf

GODBOUT, Luc et al., «Choc démographique et finances publiques: comment relever le défi de l’équité intergénérationnelle », cahiers québécois de démographie, Érudit [En ligne], 2007, http://ressources.cgodin.qc.ca:2056/revue/cqd/2007/v36/n2/029622ar.pdf (page consultée le 20 février 2015)

PITAUD, Philippe et Marika REDONET. «Solitude de l’âge, solitudes des âges», Solitude et isolement des personnes âgées, [En ligne], Eres, 2010, 2e éd., p. 38, dans CAIRN (Page consultée le 15 avril 2015)

 

Thèse

REYSSET, Amélie. Les benzodiazépines dans l’anxiété et l’insomnie : dangers liés à leur utilisation et alternative thérapeutique chez l’adulte, [En ligne], thèse de maîtrise, (faculté de pharmacie Grenoble), Université Joseph Fourier, 2010, 153 p. http://dumas.ccsd.cnrs.fr/docs/00/59/32/44/PDF/TP10_7002_reysset_amelie_0_D_.pdf (Page consultée le 28 février 2015).

 

Les enjeux démographiques-vieillissement de la population

Quand nous pensons au Québec de demain, nous pouvons penser à la société qui nous entoure, aux enjeux des générations futures liés aux tendances démographiques comme le vieillissement de la population. Ce phénomène qui devient de plus en plus grand semble inévitable. Il pourrait y avoir de graves conséquences sur le Québec. Pour bien cerner le problème, nous l’aborderons sous les aspects sociologiques, historiques, politiques et économiques. Avant de s’attarder plus spécifiquement sur ses causes et ses conséquences, il serait intéressant de définir le sens du mot démographie. «La démographie est l’étude quantitative des populations humaines et de leurs dynamiques, à partir de leurs composantes : fécondité, conjugalité, migration, vieillissement et mortalité» (Université de Montréeal, 2015)

À l’issue de nos recherches, voici un ensemble de conclusions que nous avons tirées. Présentement, dû à un faible taux de fécondité au Québec, notre province subit un déclin démographique. En effet, plusieurs spécialistes anticipent une intensification du vieillissement de la population du Québec. La situation est alarmante. En 2034, on prévoit que les aînés (65 ans et plus) représenteront approximativement 25 % de la population totale du Québec (Cirano, 2015) : génération des baby-boomers. Cela aura plusieurs incidences sur notre société.  Par exemple, le gouvernement aura intérêt à défendre cette classe la plus nombreuse. Par conséquent, cela pourrait l’amener à modifier la manière dont il administre le budget de l’état tel qu’en augmentant le budget de la santé et en diminuant ceux des autres secteurs. Pour pallier le vieillissement de la population, le gouvernement aura recours à l’augmentation de l’immigration sur le territoire québécois. Il est donc intéressant de comprendre si les conséquences de l’immigration auront des impacts positifs et négatifs pour le Québec, tels qu’une identité québécoise menacée ou une amélioration au sein d’une population vieillissante. De plus, le gouvernement devra aussi s’impliquer pour répondre à la menace qui pèse sur la démographie québécoise, car les mesures, telles que la politique d’immigration et la politique familiale sont inquiétantes. Le marché du travail en sera entre autres bouleversé par une pénurie de main-d’œuvre due au vieillissement des baby-boomers. Bref, tous ces éléments sont le fruit des tendances qu’a connu le Québec au cours des dernières années.

fécondité
http://qe.cirano.qc.ca/graph/part_des_65_ans_et_plus_dans_la_population

 

Pour valider et enrichir l’information que nous avons collectée au cours de notre travail de recherche, nous avons rencontré Nathalie Laferté. Elle enseigne la sociologie au Cégep Gérald-Godin depuis plusieurs années. Cette enseignante est réputée pour ses nombreuses connaissances sur le vieillissement de la population. Durant notre entrevue avec la sociologue, nous avons abordé quatre disciplines qui sont touchées par le vieillissement de la population. L’enseignante nous a éclairés sur les différentes causes et conséquences abordées précédemment reliées à ce changement démographique qui touchent présentement de près les Québécois et qui les toucheront davantage demain. Elle spécifie que l’immigration est enrichissante pour notre société québécoise qui vit une pénurie de main-d’œuvre à cause des baby-boomers qui entament l’âge des retraités.

Eric Laflamme, Gabrielle Bélisle, Catherine Rousselle, Alexis Labrecque-Goulet

Médiagraphie

  • Canada, Québec, Santé et services sociaux, espace informationnel, Montréal, service de l’administration des banques de données, 2015.
  • Canada, Québec, Institut de la statistique, Population du Québec : 1971-2014, 2014.
  • Canada, Québec, Ministère de la famille, des Aînés et de laCondition Féminine, Le Québec soutient ses familles, 2007.
  • Chambre de commerce du Montréal métropolitain, « LA PLANIFICATION DE L’IMMIGRATION AU QUÉBEC POUR LA PÉRIODE 2012-2015 », 2011.
  • LACOURSE, M.T, Cahier de Transformation Sociale.
  • LAJOIE, Geneviève, «Immigration: un «obstacle» au projet souverainiste», Canoë, 2015, [En Ligne], http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiqueprovinciale/archives/2015/03/20150320-123143.html (consultée le 23 avril)
  • Québec, Immigration et communautés culturelles, Le Québec change, Québec, Gouvernement du Québec, 2009.
  • Québec, Institut de la statistique du Québec, Le bilan démographique du Québec, Québec, Gouvernement du Québec, 2014, p.163.
  • Québec, Institut de la statistique du Québec, Les naissances et les décès au Québec et dans les régions en 2013, Québec, Gouvernement du Québec, p.10.
  • RACICOT, Félix, « Le vieillissement de la population pose d’importants défis », L’Écho de la Rive-Nord, 2013.
  • SABOURIN, Clément, «Province cherche main d’œuvre: le Québec face au vieillissement de ses travailleurs», Le Huffington Post, 2015, [En Ligne], http://quebec.huffingtonpost.ca/2015/02/06/penurie-main-doeuvre-quebec-vieillissement-population-travailleurs_n_6606500.html, (consultée le 23 avril)

 

 

 

Des impacts des TICE sur l’économie québécoise

Des impacts des TICE sur l’économie québécoise

De nos jours, l’économie préoccupe énormément les gens. Il n’est donc pas étonnant que lorsque l’on parle d’intégrer des technologies, que ce soit en éducation ou dans tout autre secteur publique, les gens soient alarmé. Toutefois, intégrer des technologies en éducation pourrait ne pas être si mauvais pour l’économie québécoise. En effet, l’intégration des TIC (technologies d’information et de communication) en éducation pourrait être fort utile pour le Québec, car cela rendrait sa population plus compétitive sur le marché de l’emploi et pourrait même devenir encore plus compétitif sur le marché des TICE (TIC utilisée en éducation).

D’abord, en utilisant des TICE pour la formation de ses travailleurs, le Québec permet à ceux-ci de se familiariser avec un environnement technologique qui pourrait fort bien devenir le milieu de travail du futur : un milieu de travail sans papier ou crayon et rempli d’ordinateurs (PAPILLON, 2015). Ce type de formation permet aussi une nouvelle approche éducative par rapport à la relation élève-enseignant (KARSENTI & LAROSE, 2001) qui pourrait possiblement tirer profit du fait que dans notre nouvelle économie, la valeur ne provient plus de la rareté, mais de l’abondance de l’information (GODEAU & MARTIN, 2001) et favoriser une formation un peu plus autonome des étudiants, un peu à la manière du FUN (Centre de formation en ligne gratuit en France) (DE ABREU, 2015). Cette façon plus indépendante d’apprendre pourrait s’avérer très utile dans un monde où les technologies changent rapidement et où il faut constamment se remettre à jour sur les technologies plus récentes. En bref, il serait avantageux pour la main d’oeuvre, élément essentiel de toute économie, de maitriser les TIC, car cela leur permettrait de pratiquer de la formation continue et de rester à jour quant aux exigences du marché du travail.

De manière plus générale, le Québec bénéficierait de l’intégration de TICE, car cela permettrait à des entreprises québécoises de vendre ces produits éducatifs, souvent appelés «plate-forme technologiques» ou «environnement de cours» (KARSENTI & LAROSE, 2001) sur le marché internationale, augmentant ainsi les exportations. Évidemment l’affirmation précédente implique que les solutions informatiques qui seraient achetés par le système d’éducation soit québécoise, mais plusieurs raisons appuient cette hypothèse. Une première raison de croire cela est que le Québec est déjà un acteur important du domaine des TIC et des hautes technologies qui sont connus pour leur forte croissance : ce secteur a cru deux fois plus vite que l’ensemble des autres entre 1998 et 2008 (QUEBEC INTERNATIONAL, 2015). Aussi, l’environnement légal particulier du Québec est idéal pour faire de lui un innovateur du domaine des TIC et TICE. En effet, pour le meilleur et pour le pire, notre province c’est doté de lois sur la protection des données personnelles. Ces lois font en sorte que les écoles ne peuvent pas simplement utiliser les «clouds storage» des grandes multinationales américaines comme Google ou Microsoft : car ces compagnies sont soumises à des lois de leur pays d’origine, garantissant à celui-ci l’accès aux données qu’elles possèdent (RISQ, 2013). Les écoles doivent donc faire appel à des produits venant très souvent d’Europe ou du Canada. Or, en considérant tout ces facteurs, l’on réalise que le marché des TIC est important au Québec et que les lois locales éliminent des géants qui seraient normalement des concurrents naturels. Cela laisse donc plus de place au Québec dans le marché de TIC.

Un tableau du gouvernement du Québec montrant l'investissement
Un tableau du gouvernement du Québec montrant l’investissement

Le tableau précédant Source (gouvernement du Québec) montre clairement que les TIC sont un secteur dominant de l’industrie, regroupant 33% de l’investissement. Évidemment, le taux de croissance des technologies «autres» attire l’attention, toutefois, l’on peut attribuer leur importance à une monté subite de se domaine et non à une croissance normale qui se reproduirait.

Si l’on revient maintenant sur la question d’exportation des TICE, pourquoi le Québec serait-il probablement exportateur s’il se lance dans la production? La réponse est fort simple : d’abord, comme déjà mentionné, il occupe déjà une place dans ce domaine, mais aussi, le coût de mise en marché de produits électroniques est très faible une fois que ceux-ci ont été développés. De plus, lorsque l’on parle de réseau, plus le nombre d’utilisateur est grand, plus ce réseau est puissant (GODEAU & MARTIN, 2001), ce qui veut donc dire que si un groupe adopte une certaine méthode, des groupes similaires choisiront cette même méthode pour profiter d’une technologie ayant faite ces preuves. C’est ce qui semble être le cas de la technologie «Omnivox» créé par le groupe Skytech dans le réseau Collégial québécois.

Enfin, concernant la question des coûts en temps que tel des TICE dans le système scolaire québécois, il faut considérer la différence entre investissement et dépense. L’achat de matériel physique constitue un investissement, et de ce fait, lorsque l’on considère faire ce type d’achats il faut répartir les coûts du matériel sur le nombre d’années que celui-ci devrait servir. Cela permet d’obtenir un prix plus raisonnable, toutefois, comme relevé par la conseillère TIC du Cégep Gérald-Godin, parfois l’achat de matériel nécessite souvent aussi l’embauche d’un technicien pour s’occuper du matériel. Ce nouvel employer peut rapidement devenir, au fil des années, une dépense plus grande que le coût des produits qu’il doit surveiller, puisque son salaire sera constant, voire, même, augmentera! Ainsi, lorsqu’il est décidé d’acheter des technologies, de tels facteurs sont en considération. Un autre chose prise en considération est l’utilité que ces technologies auront. L’une des mes collègues propose justement un article à ce sujet. Pour ma part je dirais simplement que ce n’est pas tant l’utilité réelle que les technologies auront mais leur apparence d’efficacité qui incite les écoles à se les approprier. La nuance est énorme, car vers 1970, au Québec, des universités avaient tenté de se moderniser, mais leur tentative s’est avérée inefficace tout en coutant cher (KARSENTI & LAROSE, 2001). Cet échec relativement récent nuirait à la perception que les universités peuvent avoir de l’intégration de TIC dans leurs installations, craignant peut-être d’autres dépenses plus ou moins utiles. Par ailleurs, il faut noter que certaines technologies sont gratuites tels que les logiciels libres de droits et l’accès à la plupart des sites Internet (frais de connexion exclus).

Mon opinion sur les TICE est que celles-ci me semblent très intéressantes pour la formation de main d’oeuvre de qualité et qu’elles pourraient possiblement devenir un domaine d’expertise internationale reconnu. Il me semble apparent que l’utilisation de TICE peut être coûteux, cependant, je pense que si cela est bien géré ces technologies peuvent s’avérer très rentables et même économes et écologiques si nous considérons leurs effets, par exemple l’économie de papier.

Gabriel Pyton

L’activité des immigrants sur le marché du travail

L’immigration est un important facteur à prendre en considération lorsque nous étudions le marché du travail au Québec d’hier, d’aujourd’hui, et de demain. Les immigrants contribuent énormément à notre économie et il est très important d’en tenir compte.

En 2008, le Québec a accueilli 45 198 personnes de l’international (Gouvernement du Québec, 2011). De ce nombre, 60,3% ont immigré pour des raisons économiques, bien souvent pour trouver du travail (Boudarbat et Boulet, 2010). Faisons le calcul rapidement; c’est plus de 27 000 personnes. Pensez-y! 27 000! En une seule année! L’immigration est assez constante depuis. Voilà beaucoup de gens prêts à travailler! La main-d’œuvre locale n’est pas toujours abondante dans tous les secteurs au Québec. C’est pour cette raison qu’il est important d’accueillir les immigrants dans notre pays, et dans notre province, afin d’occuper les postes que notre population ne peut combler.

Travail d'équipe, esprit d'équipe
Travail d’équipe, esprit d’équipe.

 

Cela étant dit, jetons un coup d’œil sur le portrait un peu moins rose de la situation : le chômage. Aux dernières études de Boudarbat et de Grenier (2014) pour le Gouvernement du Québec, le taux de chômage des immigrants était de 6 points plus élevé par rapport au taux de chômage des natifs, soit de 11,5%. C’est un écart assez significatif. Cependant, la lumière au bout du tunnel est que cela représente la population immigrante très récente, soit de 5 ans ou moins, et que la situation s’améliore par la suite. En effet, toujours en 2008, nous pouvions observer que 7,3% des immigrants récents était au chômage et, encore plus intéressant, seulement 5% des immigrants de longue date (10 et plus) était au chômage. Pour mettre les choses en perspective, le taux d’emploi des immigrants très récents aux immigrants de longue date passe de 65,4% à 82,1%! C’est là une augmentation très encourageante pour tous les nouveaux immigrants. Tout de même, les résultats de ces études pourraient être encore meilleurs.

L’intervenante que nous avons rencontrée, Madame Claudia Cobos, est d’avis que les immigrants ont de la difficulté à se trouver un emploi parce que notre gouvernement est trop strict dans son processus de reconnaissance des diplômes. Selon elle, beaucoup trop de nouveaux arrivants n’arrivent pas à trouver du travail dans leur champ d’études. Après avoir fait des recherches, j’en ai appris un peu plus sur le sujet. Pour en faire une histoire courte, l’immigrant doit faire une «Demande d’évaluation comparative des études effectuées hors du Québec». Cette demande requiert cependant à suivre beaucoup de démarches longues et fastidieuses. Par exemple, tous les documents de preuves d’études doivent être traduits en français ou en anglais. Par contre, cette traduction doit être faite par un traducteur reconnu par les Gouvernement du Québec. De plus, les appliquants doivent payer des frais de 114$ pour faire seulement la demande. Bref, le processus est déjà assez long et complexe, l’attestation devrait être plus flexible.

Selon moi, le processus devrait en effet être plus accessible. L’intégration est difficile à la base, et les immigrants ayant fait des hautes études ne devraient pas avoir à s’inquiéter que leurs diplômes ne soient acceptés. L’éducation est internationale et peut facilement traverser les frontières. Qui sait tout ce qu’on pourrait apprendre de nouveau à travers les immigrants? S’ils peuvent nous apporter plus de connaissances, ce ne sera que pour le mieux! Nous pourrions certainement profiter de cette richesse culturelle et intellectuelle.

D’un côté plus économique, nous nous privons de bien des travailleurs qualifiés qui sauraient contribuer de façon extraordinaire à notre société. Nous cherchons de la main-d’œuvre qualifiée, mais nous ne l’apprécions pas lorsqu’elle se présente, enthousiasmée par l’idée de réaliser ce qu’elle a toujours voulu faire: travailler et s’épanouir dans un domaine d’intérêt spécifique. Non seulement ils réussiraient à combler des postes que nous ne sommes pas nécessairement aptes à occuper, mais ils pourraient également nous en apprendre plus sur le sujet!

Somme toute, les immigrants composent une partie essentielle de notre marché du travail. Néanmoins, il serait dans l’intérêt de tous que cette place soit plus reconnue, et que nous appréciions ce que les immigrants ont à nous offrir.

 

Marjorie Longtin

 

L’économie sans les baby-boomers

C’est avec évidence que le vieillissement de la population amène certaines difficultés du côté de l’économie (Godbout, 2007). Au Québec, la croissance économique, au cours des dernières décennies, fut causée principalement par l’augmentation de la population démographique. C’est pourquoi de nombreux économistes prévoient un ralentissement, voire une régression de la croissance économique. Avec le scénario de référence de l’ISQ de 2004, on « prévoit que la population de 15 à 64 ans, principale source de l’emploi et de l’activité́ économique, atteindra un sommet en 2011 et perdra ensuite 900 000 personnes en quarante ans» (Godbout,2007). C’est à dire, le Québec passera d’un surplus à un manque de main-d’oeuvre (gouvernement du Québec,2011) la population inactive augmentera considérablement. À long terme, « Cette situation risque d’entraîner des pressions économiques et financières importantes dont une baisse de l’épargne, une hausse des coûts des régimes de pensions publics et une augmentation des dépenses de santé » (Fougère, Harvey, 2007). En effet, les régimes de retraite causent un problème au gouvernement, ils «seraient devenus un poids insupportable pour les finances publiques»(Fougère, Harvey, 2007). De plus, l’augmentation des dépenses dans le domaine de la santé s’explique par le fait que, plus le groupe d’âge est élevé, plus il dépense. En 2004, par habitant, le groupe d’âge de 85 ans et plus dépensait 17 520$ par année, comparativement à 10 221 pour les 75 ans à 84 ans (Godbout, 2007).

Selon moi, il est indispensable que les dépenses de l’état, face aux services de santé, augmentent, au cours des années, pour répondre aux besoins de la population. Il faudrait qu’il y ait une réforme pour restructurer ces services pour augmenter son efficacité. Ces services ont déjà de la difficulté à répondre à la demande, et la majorité des baby-boomers n’ont même pas atteint l’âge où ils ont besoin d’une plus grande assistance en services de santé. Notre entrevue témoigne un des nombreux problèmes dans le domaine de la santé : les CHSLD.

 

Présentement, sans généraliser pour tout les CHSLD, madame Mathieu affirme qu’il manque de subventions du gouvernement pour donner les soins nécessaires aux résidents. Le gouvernement abolit des postes et cela se reflète dans les services donnés. On pourrait croire que c’est principalement la faute des politiques d’austérité mises en place par le gouvernement libéral, mais elle affirme que, depuis environ 10 ans, qu’elle travaille au centre, les conditions ne font que s’aggraver avec les années, et ce, avant même cette période de «rigueur». Elle racontait que les préposés aux bénéficiaires ont tellement de travail à effectuer et ils sont tellement serrés dans le temps que, lorsqu’ils nourrissent les résidents, c’est à peine s’ils leur laissent avaler leurs bouchées avant de leur en servir une autre. Ils ne peuvent faire autrement s’ils veulent réussir à s’occuper de tous les résidents. De plus, lors de notre visite, nous avons pu constater que le bâtiment est assez âgé, ce qui veut dire qu’il devra nécessairement avoir des rénovations à un certain moment donné pour permettre aux résidents de bonnes conditions. Ceci est sans parler de la nourriture servie: elle est vite faite, avec beaucoup de purée, bref tout pour se sentir chez soi. Ensuite, un autre fait intéressant et choquant est que le centre d’hébergement a une fondation pour amasser des dons pour pouvoir organiser des activités pour les personnes âgées. Le centre fait aussi des levées de fonds. Selon moi, les activités ne devraient pas dépendre des dons de la communauté, mais bien sur des subventions gouvernementales fixes et assez élevées pour permettre aux gens dans les centres d’avoir de bonnes conditions de vie et un environnement agréable. Il devrait aussi, sans aucun doute, avoir assez de subventions pour permettre au centre d’engager assez de personnel pour apporter aux résidents des services respectables.

On remarque que la situation est assez inquiétante. On voit clairement qu’il y a un manque de fonds dans les centres pour personnes âgées. Ce qui est encore plus alarmant est que, la proportion des personnes âgées dans les prochaines années augmentera considérablement, ce qui veut nécessairement dire qu’il y aura beaucoup plus de demandes pour les centres d’hébergement que présentement et ceux-ci sont déjà engorgés. Madame Mathieu nous a informés que pour le centre Denis Benjamin Viger, il y a une liste d’attente d’environ 3 ans! À ce rythme, il faudrait déjà commencer à penser de réserver nos places dans ces centres pour pouvoir bénéficier des services offerts par ceux-ci.

Le sujet est présentement d’actualité, plusieurs médias se penchent sur la future situation économique du Québec. Voici TVA qui se penche sur la situation

http://tvanouvelles.ca/lcn/economie/archives/2014/12/20141209-153225.html

 

-Kathleen Newberry

Le TDAH: des coûts élevés pour la société.

Dans le cadre de notre projet, nous allons explorer les effets d’une personne atteinte d’un trouble de déficit d’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), considéré comme étant « le trouble le plus répandu dans la population enfantine » (AQNP, 2014), sur l’économie. Pour être sur de bien comprendre cette discipline, Raymond Barre, un économiste français, la décrit comme suit : « la science économique est la science de l’administration des ressources rares. Elle étudie les formes que prend le comportement humain dans l’aménagement de ces ressources ; elle analyse et explique les modalités selon lesquelles un individu ou une société affecte des moyens limités à la satisfaction de besoins nombreux et illimités » (Raymond Barre, 1997). Dans le cas de notre projet, les jeunes atteints du TDAH sont contraints à une aide limitée, que ce soit une aide psychologique, éducative, sociale, etc. La dimension économique évalue ce que cette aide limitée a comme impact sur la société, en mesurant ces divers impacts à l’aide d’indicateurs économiques. Ces indicateurs, basés sur des calculs mathématiques recherchés, nous aideront à obtenir des résultats clairs et précis.

La grande présence de gens diagnostiqués du TDAH connait des conséquences économiques importantes. En effet, cette maladie « coûte des milliards de dollars chaque année en perte de productivité ». Selon le CADDAC (Centre for ADHD Awareness, Canada), une organisation nationale qui a pour rôle de promouvoir le leadership en éducation, « [l]es pertes estimées au Canada atteindraient 6 à 11 milliards de dollars en raison des pertes de productivité en milieu de travail » (CADDAC, 2013). De plus, le TDAH augmente considérablement les frais de santé et les coûts de l’éducation, puisque les gens atteints de la maladie doivent fréquemment consulter un médecin et doivent faire recours à des centres d’aide à la réussite en milieu scolaire. Les coûts en services sociaux sont d’autant plus élevés puisque, étant donné que les gens atteints du trouble de déficit ont de la difficulté à se trouver un travail en raison de leur manque de productivité, ils doivent faire recours à l’assurance chômage payée par le gouvernement.

D’ailleurs, on pourrait faire un lien entre cette vision économique du sujet et le film québécois « Mommy », réalisé par Xavier Dolan. Le film raconte l’histoire d’une mère monoparentale qui reçoit la garde de son fils, un adolescent atteint du TDAH. Cet adolescent, Steve, a des comportements violents et impulsifs et il a de la difficulté à se concentrer dans ses études. C’est alors que sa voisine, Kyla, viendra lui offrir son aide. Ainsi, Steve retrouvera peu à peu un équilibre saint. Cet exemple montre à quel point l’encadrement de l’adolescent est important dans sa réussite scolaire. À l’aide de cette méthode, Steve sera capable de mieux performer à l’école, et ainsi, d’avoir une meilleure qualité de vie. Cette performance scolaire affecte indirectement plusieurs indicateurs économiques : si Steve a de meilleures notes, il aura un plus grand choix d’emploi et sera mieux rémunéré; Il évitera alors d’être sur le chômage et son travail stable lui amènera une saine qualité de vie qui l’éloignera de tout problème de santé.

Source : Mommy le film, [En ligne], http://mommy-lefilm.com/index_fr.html (Page consultée le 29 mars 2015)
Source : Mommy le film, [En ligne], http://mommy-lefilm.com/index_fr.html (Page consultée le 29 mars 2015)
Le garçon sur l’illustration est le personnage de Steve dans le film « Mommy », réalisé par Xavier Dolan.

Pour ceux qui sont plus curieux, voici la bande-annonce officielle du film:

Mon équipe et moi avons passé une entrevue à Marlène De Oliveira, conseillère au service d’aide à l’intégration des élèves (SAIDE) du cégep Gérald-Godin, pour en apprendre plus sur la prise en charge au niveau collégial. Nous croyons que les outils aidant à la prise en charge permettraient d’améliorer les problèmes économiques de que le TDAH cause à la société. Effectivement, le SAIDE a pour mission de soutenir l’intégration de l’élève souffrant du TDAH pour lui permettre de réussir. Cela dit, le SAIDE favorise l’accessibilité à tous aux études supérieures.

Selon moi, si l’éducation a une grande accessibilité au Québec, les jeunes seront plus instruits, donc auront moins de risques d’être sur le chômage ou sur les services sociaux.

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Source : Calculs de RHDCC basés sur les données de Statistique Canada. Tableau 282-0004 – Enquête sur la population active (EPA), estimations selon le niveau de scolarité atteint, le sexe et le groupe d’âge, annuel (personnes sauf indication contraire), CANSIM (base de données).

Comme on peut le voir dans ce graphique, depuis 1990, le nombre de Québécois ayant obtenu un diplôme d’études collégial a augmenté considérablement. Il est de même pour les Québécois ayant obtenu un diplôme au niveau universitaire.

Marjorie Bonnet