Le gouvernement: un acteur ou un spectateur?

 

http://pixabay.com/fr/vieillesse-jeunes-la-main-360714/
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http://de.wikipedia.org/wiki/Parliament_Hill_(Ottawa)
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Le vieillissement démographique est inévitable, ainsi que ses conséquences. «Si rien n’est fait pour contrer ou absorber ces tendances, le budget du Québec recommencera à accuser des déficits chroniques dans les décennies à venir. »(Lefrançois, St-Onge, 2013). C’est pourquoi certaines personnes se sont penchées sur les nombreuses solutions qui sont envisageables pour réduire les impacts sur la province. Premièrement, une des solutions évoquées serait d’augmenter l’âge de la retraite (Nault, 1990), ou enfin, augmenter l’âge où le régime de retraite est accessible. Deuxièmement, étant donné qu’il est quasi impossible de combler en entier la main d’oeuvre manquante : «Il faudrait accueillir environ 300 000 immigrants par année pour stabiliser la population des 15-64 ans, ce qui correspond au nombre total d’immigrants qui entrent au Canada chaque année » (Bérubé, 2009), il faudra augmenter la productivité des travailleurs. La situation semble rassurante, sur ce point, étant donné que l’augmentation de la proportion des diplômés ne cesse d’augmenter (Fougère, Harvey, 2007). De plus, le gouvernement pourrait augmenter tranquillement la subvention pour les formations des entreprises pour passer de 1% à 2% (gouvernement du Québec, 2011). Par la suite, inévitablement, si le nombre de personnes âgées augmente, il faudra augmenter le nombre de médecins pour répondre à la demande, ce qui insinue que le gouvernement devra investir une plus grande somme dans les services de santé. Mais logiquement, si le nombre de personnes âgées augmente et que celui des jeunes diminue, il sera possible de rediriger les dépenses de l’état (Fougère, Harvey, 2007). Bref, plusieurs solutions sont possibles pour contrer les impacts possibles, mais seront-elles mises en place?

Mme Mathieu travaille dans un centre CHSLD et elle affirme qu’elle n’a vu aucun changement effectué dans son milieu de travail, qui serait en vue de se préparer au vieillissement de la population québécoise. Il n’y a pas d’augmentation du personnel, au contraire, en ce moment, en partie à cause de la période d’austérité, les postes sont supprimés ce qui n’est guère rassurant pour le futur. Selon moi, le gouvernement devrait commencer à mettre en place des mesures le plus tôt possible pour prévenir ce phénomène, sinon à quoi aura servi la période d’austérité si nous sommes pour replonger dans le déficit budgétaire dans quelques décennies? De plus, si le gouvernement n’agit pas assez vite et efficacement, ce sont les générations futures qui paieront, ce qui veut dire que nous, les jeunes, subirons une retraite repoussée, des régimes de retraite diminués. Il faudra donc travailler plus fort et plus longtemps. C’est un peu inquiétant, considérant que s’adapter à la population vieillissante est un processus assez lent et long. Cela implique de mieux former les gens et former un plus grand nombre d’employés. Il faut aussi agrandir certains centres, comme par exemple, les hôpitaux, les CHSLD, les cliniques, bref, les lieux où la clientèle bondira dans les prochaines années.

Ces modifications prendront beaucoup d’efforts et d’argent au gouvernement et ce ne sont pas des changements qui se font du jour au lendemain. Je me questionne à savoir à quel niveau le gouvernement se penche sur la question ainsi que s’il y a certains plans d’action mis en place pour ce changement qui approche à grand pas. 2026 (gouvernement du Québec, 2004) c’est dans 11 ans! Plusieurs mesures sont proposées et sont prises en considération, mais est-ce que le gouvernement va agir? Parce que, selon mes informations, la situation est loin de s’améliorer dans le système de santé et le pire reste à venir.

Voici «Vieillir et vivre ensemble » c’est un vidéo présentant la première politique gouvernementale sur le vieillissement :

https://www.mfa.gouv.qc.ca/FR/AINES/VIEILLIRETVIVREENSEMBLE/Pages/index.aspx

-Kathleen Newberry

 

L’économie sans les baby-boomers

C’est avec évidence que le vieillissement de la population amène certaines difficultés du côté de l’économie (Godbout, 2007). Au Québec, la croissance économique, au cours des dernières décennies, fut causée principalement par l’augmentation de la population démographique. C’est pourquoi de nombreux économistes prévoient un ralentissement, voire une régression de la croissance économique. Avec le scénario de référence de l’ISQ de 2004, on « prévoit que la population de 15 à 64 ans, principale source de l’emploi et de l’activité́ économique, atteindra un sommet en 2011 et perdra ensuite 900 000 personnes en quarante ans» (Godbout,2007). C’est à dire, le Québec passera d’un surplus à un manque de main-d’oeuvre (gouvernement du Québec,2011) la population inactive augmentera considérablement. À long terme, « Cette situation risque d’entraîner des pressions économiques et financières importantes dont une baisse de l’épargne, une hausse des coûts des régimes de pensions publics et une augmentation des dépenses de santé » (Fougère, Harvey, 2007). En effet, les régimes de retraite causent un problème au gouvernement, ils «seraient devenus un poids insupportable pour les finances publiques»(Fougère, Harvey, 2007). De plus, l’augmentation des dépenses dans le domaine de la santé s’explique par le fait que, plus le groupe d’âge est élevé, plus il dépense. En 2004, par habitant, le groupe d’âge de 85 ans et plus dépensait 17 520$ par année, comparativement à 10 221 pour les 75 ans à 84 ans (Godbout, 2007).

Selon moi, il est indispensable que les dépenses de l’état, face aux services de santé, augmentent, au cours des années, pour répondre aux besoins de la population. Il faudrait qu’il y ait une réforme pour restructurer ces services pour augmenter son efficacité. Ces services ont déjà de la difficulté à répondre à la demande, et la majorité des baby-boomers n’ont même pas atteint l’âge où ils ont besoin d’une plus grande assistance en services de santé. Notre entrevue témoigne un des nombreux problèmes dans le domaine de la santé : les CHSLD.

 

Présentement, sans généraliser pour tout les CHSLD, madame Mathieu affirme qu’il manque de subventions du gouvernement pour donner les soins nécessaires aux résidents. Le gouvernement abolit des postes et cela se reflète dans les services donnés. On pourrait croire que c’est principalement la faute des politiques d’austérité mises en place par le gouvernement libéral, mais elle affirme que, depuis environ 10 ans, qu’elle travaille au centre, les conditions ne font que s’aggraver avec les années, et ce, avant même cette période de «rigueur». Elle racontait que les préposés aux bénéficiaires ont tellement de travail à effectuer et ils sont tellement serrés dans le temps que, lorsqu’ils nourrissent les résidents, c’est à peine s’ils leur laissent avaler leurs bouchées avant de leur en servir une autre. Ils ne peuvent faire autrement s’ils veulent réussir à s’occuper de tous les résidents. De plus, lors de notre visite, nous avons pu constater que le bâtiment est assez âgé, ce qui veut dire qu’il devra nécessairement avoir des rénovations à un certain moment donné pour permettre aux résidents de bonnes conditions. Ceci est sans parler de la nourriture servie: elle est vite faite, avec beaucoup de purée, bref tout pour se sentir chez soi. Ensuite, un autre fait intéressant et choquant est que le centre d’hébergement a une fondation pour amasser des dons pour pouvoir organiser des activités pour les personnes âgées. Le centre fait aussi des levées de fonds. Selon moi, les activités ne devraient pas dépendre des dons de la communauté, mais bien sur des subventions gouvernementales fixes et assez élevées pour permettre aux gens dans les centres d’avoir de bonnes conditions de vie et un environnement agréable. Il devrait aussi, sans aucun doute, avoir assez de subventions pour permettre au centre d’engager assez de personnel pour apporter aux résidents des services respectables.

On remarque que la situation est assez inquiétante. On voit clairement qu’il y a un manque de fonds dans les centres pour personnes âgées. Ce qui est encore plus alarmant est que, la proportion des personnes âgées dans les prochaines années augmentera considérablement, ce qui veut nécessairement dire qu’il y aura beaucoup plus de demandes pour les centres d’hébergement que présentement et ceux-ci sont déjà engorgés. Madame Mathieu nous a informés que pour le centre Denis Benjamin Viger, il y a une liste d’attente d’environ 3 ans! À ce rythme, il faudrait déjà commencer à penser de réserver nos places dans ces centres pour pouvoir bénéficier des services offerts par ceux-ci.

Le sujet est présentement d’actualité, plusieurs médias se penchent sur la future situation économique du Québec. Voici TVA qui se penche sur la situation

http://tvanouvelles.ca/lcn/economie/archives/2014/12/20141209-153225.html

 

-Kathleen Newberry