La société a davantage d’impact dans la crise d’identité chez les aînées

La société a davantage d’impact dans la crise d’identité chez les aînées.

« Autrefois, vieillesse était synonyme de sagesse » (Campeau et al, 1999). Les aînés étaient reconnus pour leur expérience de vie, leur jugement et leur savoir. Lorsqu’il était devenu nécessaire, les familles prenaient en charge les personnes âgées. Aujourd’hui, ils sont devenus « une responsabilité d’État, un problème social » (Campeau et al, 1999). Rendues âgées, les personnes définissent leur identité par le passé et c’est là que se trouve le problème. Lorsqu’ils se posent la question « Qui suis-je » ils répondent par « J’étais » (Campeau et al, 1999) (Simard, 1980). La plupart du temps, la crise d’identité chez les personnes âgées est le résultat de notre société. La vieillesse est synonyme de perte de l’activité sociale dominante (le travail), de revenu, de relations sociales, de la santé et des valeurs significatives auxquelles ils s’identifiaient (Campeau et al, 1999) (Simard, 1980). Dans la société actuelle, ce ne sont plus les mêmes valeurs significatives auxquelles ils s’identifiaient qui dominent, ce sont des valeurs comme le progrès, l’avenir, l’efficacité et l’autonomie. Le fait de ne pas partager les mêmes valeurs empêche chez les personnes âgées toute possibilité de participer aux valeurs dominantes de notre société ce qui accentue davantage la crise d’identité et l’isolement chez ceux-ci. C’est la société qui enlève la possibilité d’adopter des valeurs que cette même société prône aux aînés en leurs enlevants petits à petit les éléments qui étaient à la base de leur identité (Simard, 1980). L’absence de valeurs significatives créer divers sentiments comme le sentiment de dévalorisation. L’individu se retrouve devant l’absence de valeur ce qui l’empêche de s’identifier à un groupe; « C’est la mort social de l’individu » (Campeau et al, 1999). Cela engendre plusieurs comportements différents chez les personnes âgées comme le refus de se reconnaître dans le groupe auquel ils font partie, le refus de participer aux activités, d’autres se révolte et d’autres se croient indigne d’amour et croient ne plus avoir leur place ce qui les amène à vivre dans la solitude (isolement) (Campeau et al, 1999). La crise d’identité chez les personnes âgées n’est pas seulement un problème individuel, il s’agit aussi d’un problème de société. En refusant d’intégrer et d’utiliser le potentiel et l’expérience des personnes âgées, la société les amène à se sentir inutiles et à se questionner sur le sens de leur vie. Le nouveau mode de vie de la société d’aujourd’hui créer la perte de repères sociaux et culturels chez ceux-ci puisqu’ils sont incapables de s’identifier à quelque chose qu’ils connaissaient déjà puisque les valeurs de la société ont complètement changés (Campeau et al, 1999).

Pour en savoir davantage sur la crise d’identité chez les personnes âgées, vous pouvez en apprendre davantage sur : http://www.credoc.fr/pdf/Rech/C256.pdf

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Source : Pixabay

Ceci explique la perception que les gens avaient au paravent des personnes âgées, alors qu’aujourd’hui il s’agit d’un problème de société puisque les valeurs préconisées ont grandement changé. Le rôle des aînées dans la société à changer ce qui créer chez ceux-ci une crise d’identité ainsi que de l’isolement.

Lors de notre rencontre d’équipe, nous avons rencontré Renée Mathieu, une éducatrice spécialisée, dans le centre d’accueil pour personnes âgées et cela a vraiment été bénéfique pour moi. Elle a répondu à mes questions de façon très détaillée en affirmant que les informations que j’avais lues sur la crise d’identité étaient applicables dans la réalité. Elle nous a raconté une situation ou deux hommes qui étaient très sociables dans l’institut sont devenus très insécurisés en public. Les deux hommes en questions se sont retrouvés dans une épicerie avec une dame de l’institut et ceux-ci avaient peur de la quitter et d’aller chercher eux-mêmes seuls ce qu’ils voulaient dans l’épicerie parce qu’ils avaient peur de ce que les gens allaient penser d’eux. Les aînées sont rendues dépassées par la société d’aujourd’hui. Plusieurs appellent un cellulaire une petite boite parce qu’ils ne savent pas de quoi il s’agit. Ces deux exemples donnés par l’éducatrice spécialisée représentent bien la crise d’identité que vivent la plupart des personnes âgées dans notre société actuelle. Bref, madame Renée Mathieu m’a vraiment permis de faire le point sur la réalité des aînées dans la société québécoise actuelle. De plus, elle m’a fait réaliser que la situation est bien plus catastrophique que ce que je croyais au départ.

Maintenant que vous êtes plus informé sur le phénomène de la crise d’identité chez les aînés, j’espère que vous n’hésiterais pas à faire des démarches auprès de votre entourage afin de les conscientiser sur les mauvais impacts qu’à notre société sur les personnes âgées. Le but ultime étant de régler ce problème qui touche beaucoup de gens dans notre société québécoise. Si nous ne faisons rien, le problème continuera de s’aggraver à l’avenir et ce n’est pas ce que l’on désire pour les aînées de la société québécoise.

Caroline Desjardins

Briser l’isolement chez les personnes âgées

Briser l’isolement chez les personnes âgées.

Certaines personnes âgées adoptent un comportement d’isolement lorsque vient le temps de leur retraite. Ce qui nous amène aux quatre thèmes qui font surfaces lorsque l’on parle d’isolement. Premièrement, il y a l’isolement familial qui est créé par le fait qu’une personne âgée ne reçoit pas assez souvent de visite, ou d’aide des personnes de sa famille et de ses amis. Il y a aussi le fait que certaines personnes ne veulent pas déranger leurs enfants ou amis. Deuxièmement, il y a les difficultés de déplacements qui sont très fréquents dans les banlieues où il n’y a pas assez de service d’autobus ou tout simplement aucun service d’autobus. Des aires de transports mal adaptés pour les personnes à mobilités réduites comme les métros où il n’y a pas d’ascenseur à toutes les stations. Troisièmement, il y les difficultés liées au logement comme des logements mal adaptées pour des personnes âgées ou simplement qui n’ont pas un revenu suffisant pour le payer. Finalement, il y a la santé qui se dégrade ce qui a pour conséquence de limiter toutes relations et activités sociales. Tous ces facteurs sont des causes qui peuvent mener à l’isolement des aînées (Loones, 2008). « S’y ajoute le domaine spécifique des déplacements : une moindre mobilité induit une moindre vie sociale, une perception négative de sa santé. Ces quatre thèmes s’entremêlent ensuite pour créer un cercle vicieux : l’isolement influe sur la perception de la santé et sur la perception des difficultés quotidiennes » (Loones, 2008). C’est pourquoi il s’agit d’un enjeu de société. Plus les années avancent et plus la population du Québec devient de plus en plus âgée. Ce qui est synonyme de plusieurs adaptations nécessaires afin de pouvoir assurer le bien-être des personnes âgées et de contrainte à l’isolement que la société créer chez ceux-ci.

J’ai tenté de trouver des solutions aux problèmes du vieillissement de la société québécoise. Évidemment, il s’agit d’une problématique qui touche plusieurs pays et non seulement le Québec. Par contre, je me suis penché sur les solutions que pourrait envisager le Québec afin de diminuer cet enjeu. Le Conseil national des aînés a fait parvenir plusieurs alternatives qui sont à envisager sérieusement. L’une d’entre elles était de sensibiliser le public à l’isolement social des aînés (OMF, 2014). Effectivement, plusieurs citoyens québécois ne savent pas ce qu’est l’isolement social des personnes âgées, alors de renseigner les gens sur le sujet serait une bonne façon de diminuer l’isolement. Une population plus renseignée sur le sujet ne peut que permet l’amélioration des conditions des aînés.

 

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Source : Pixabay

Cette image explique le lien entre la famille et l’isolement des personnes âgées puisque la majorité des aînés sont isolés parce qu’ils ne reçoivent plus de visite de leur famille.

Pour en savoir davantage sur les propositions du gouvernement du Canada vous pouvez consultée ce lien : http://www.conseildesaines.gc.ca/fra/recherche_publications/isolement_social/page06.shtml

Lors de notre rencontre d’équipe nous avons rencontré Renée Mathieu, une éducatrice spécialisée, dans le centre d’accueil pour personnes âgées et cela a vraiment été bénéfique pour moi. Elle a répondu à mes questions de façon très détaillée en affirmant que les informations que j’avais lues sur la crise d’identité étaient applicables dans la réalité. Madame Renée Mathieu à affirmer qu’environ 90 % des personnes âgées de la résidence n’avaient plus de famille. Elle explique que par « plus de famille » elle n’entend pas nécessairement que tous les membres de la famille sont morts. Elle nous donne un exemple d’une dame de 97 ans dont son fils est dans un autre centre de personnes âgées et dont les petits enfants habitent loin alors qu’eux aussi sont avancés en âges. La dame se retrouve dans isoler du reste de sa famille parce que les autres membres de la famille sont tout aussi vieux ou ils habitent loin. Elle explique aussi que l’isolement familial est parfois dû à des choix personnels qui peuvent être dû à des chicanes ainsi que plusieurs autres situations. Certains refusent de participer aux activités et restent enfermés dans leurs chambres. Pour combattre la solitude, elle nous fait part de l’aide de nombreux bénévoles. En effet, ceux-ci s’occupent d’animer des activités et de rendre visite aux personnes âgées du centre. Elle nous explique que l’autre jour, un bénévole a sorti un homme à l’extérieur de l’institut alors que cela faisait plusieurs mois qu’il était resté à l’intérieur sans sortir. L’homme a tellement été content que sa réaction a été de pleurer de bonheur.

Maintenant que vous êtes plus informé sur l’enjeu de l’isolement des personnes âgées, j’espère que vous n’hésiterais pas à faire des démarches afin de conscientiser éventuellement les personnes de votre entourage afin de régler ce problème qui touche beaucoup de gens dans notre société québécoise et qui continuera de s’aggraver à l’avenir si nous ne faisons rien.

Caroline Desjardins