Le Québec, un jeune prodige en matière d’énergie renouvelable.

Le pétrole est la première source d’énergie dans le monde et satisfait 32 % des besoins énergétiques. Il reste la source d’énergie la plus utilisée dans les transports, mais ne représente que 4,6 % de l’électricité mondiale (Planetoscope, 2012). Cette surconsommation inquiète plusieurs chercheurs puisque le fond du baril arriverait plus vite qu’on ne le pense. C’est pour cela qu’il est primordial de se préparer et de trouver des alternatives intelligentes pour remplacer les combustibles fossiles. Le Québec regorge de potentiel en raison de son vaste territoire intouché encore. En effet, les énergies renouvelables au Québec ont un potentiel économique incroyable pour plusieurs raisons.

Suite à une entrevue que mon équipe et moi avons réalisée auprès d’un ancien comptable fiscaliste d’Hydro-Québec à la retraite, nous avons été en grande partie ramenés sur terre sur la difficulté que représente le développement des énergies renouvelables, toutefois il nous a confirmé que les énergies renouvelables ont lieu d’être et doivent être. Heureusement pour nous, il nous a aussi confirmé qu’Hydro Québec avait des groupes d’établies qui travailles sur le développement de ces énergies. Ils nécessiteraient toutefois un coup de pouce financier.

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L’énorme éolienne. Cette image représente bien l’envergure du projet d’avenir qui nous attend avec les énergies renouvelables parce celui-ci est un défi de taille dans tous les sens du terme. Par Steppinstars (http://pixabay.com/en/users/Steppinstars-3941/)

Le Québec devrait miser davantage sur ses énergies renouvelables comme l’hydroélectricité et l’éolienne puisqu’il a un avantage concurrentiel net dans ce secteur. C’est la seule méthode qui permettra de prendre le dessus sur les autres provinces du Canada en termes d’économie lorsque le pétrole sera en déroute.

De plus, l’exploration gazière dans l’est du Canada s’est intensifiée, ce qui a permis au gaz naturel d’être favorisé comme hydrocarbure dans cette région du pays. Celui-ci est moins polluant, exige moins d’investissement et offre de courts délais de construction. Il s’agit d’une très bonne nouvelle pour nos futures générations et d’un pas vers l’avant vers un changement de modèle économique. Si le rythme du développement de nos énergies renouvelables persiste, les actions de nos gouvernements en matière d’environnement pourront s’ajuster en conséquence et jouer un rôle important dans cette évolution. Une des façons d’améliorer l’efficacité énergétique du Canada afin de répondre aux exigences de Kyoto passe par de nouvelles normes environnementales et le commerce des droits d’émissions. Les exigences de Kyoto avaient pour but de réduire les émissions de gaz à effets de serre du Canada de 6% par rapport aux émissions produites en 1990 et cela avant 2012 (Thomas Mulcair, 2014).

50% de l’énergie consommée au Québec est importée, donc il est aussi nécessaire de développer d’autres filières d’énergie renouvelable. « D’une part, en renforçant les autres secteurs d’énergie renouvelable, on réduit d’autant nos importations, ce qui favorise la balance commerciale du Québec. D’autre part, cela contribue à réduire nos émissions de GES, puisqu’on s’éloigne ainsi des énergies fossiles » (Pierre Vallée, 2015).

En ajoutant à cela une baisse de la valeur du dollar canadien, les profits à l’exportation de notre électricité ont augmenté de 176 millions, même si les quantités exportées ont baissé de 16%. Hydro-Québec a aussi bénéficié d’une croissance des ventes au Québec en raison de la rigueur de l’hiver dernier, ce qui a ajouté 166 millions de profit. On a ainsi de très bonnes nouvelles financières pour tous le Québec, puisque la plus grande partie de ces profits de 3,4 milliards contre 2,9 milliards en 2013 est versée au gouvernement (Pierre-Olivier Pineau, 2015).

En plus de ces avantages macroéconomiques, l’énergie renouvelable présente aussi des avantages au niveau de l’administration. Un des avantages immédiats de l’énergie renouvelable, c’est que lorsqu’on implante une filière dans une société, cela va créer de l’emploi. On ne peut pas négliger l’impact que ces nouveaux emplois ont sur l’ensemble du Québec (Pierre Vallée, 2015).Le secteur de l’énergie renouvelable est générateur d’emplois tant à Montréal que dans les régions et il contribue à la vitalité de l’économie. À l’heure où le Québec veut simultanément réduire ses émissions de GES et ses importations de produits pétroliers, les énergies vertes apportent des solutions porteuses d’avenir. Le Québec peut être fier de la complémentarité de ses filières de production renouvelable et doit encourager la diversification de son portefeuille énergétique. C’est dans le meilleur intérêt des générations futures (Jean-François Samray, 2014).

Finalement, espérons que le Québec saura faire preuve d’assez de maturité pour aborder ce débat rationnellement. Dans le contexte budgétaire actuel, il serait déraisonnable de se refuser cette source de revenus alors que notre électricité se vend moins cher qu’elle devrait et qu’elle resterait malgré tout abordable. Nous avons des gains d’efficacité importants à réaliser et cela pourrait venir atténuer le débat sur l’austérité actuel.

Phillipe Pelletier

Dites non au coût de renonciation!

À partir des années 1850, le pétrole fait l’objet d’une exploitation et d’une utilisation industrielle. Il est exploité en 1857 en Roumanie, et en 1859 aux États-Unis, dans l’État de Pennsylvanie (Wikipédia, Pétrole, 2015). Cette exploitation massive sur cette longue période de temps à un énorme impact sur notre économie. En effet, cette ressource est un facteur très influent de notre économie aujourd’hui, par conséquent il a permis le développement du système d’administration et il est au cœur des débats politiques.La politique est une science fondatrice de notre société,l’économie est essentielle au bon développement de l’homme et l’administration occupe une place très importante dans la société moderne. Tout doit être gérer et cela s’avère de plus en plus complexe.

Dans le grand débat sur les formes d’énergie que nous devrons privilégier à l’avenir, un fait est certain, nous allons continuer à dépendre du pétrole pendant encore longtemps. Il serait sensé de profiter de cette ressource pour s’enrichir lorsqu’elle existe encore!

Mon équipe et moi avons réalisé une entrevue avec un ancien comptable fiscaliste d’Hydro Québec à la retraite et il nous a expliqué que les énergies renouvelables étaient loin d’être au point. La régularité de ceux-ci n’est pas assurée, ils coutent cher à produire et ils coutent cher à les transporter. L’accès à l’énergie, qui se répercute dans tous les aspects de nos vies, est pourtant incontournable. Adopter un mode de vie sans hydrocarbures est présentement impossible. Cela n’empêche pas qu’un mouvement déterminé à s’opposer au développement des projets liés à l’industrie des hydrocarbures au Québec se soit créé récemment. Que ce soit en matière d’alimentation, de transports ou de production de biens de consommation, si l’on réfléchie bien nous réaliserons que notre vie est parsemée de bénéfices apportés par les hydrocarbures.

Du côté de l’alimentation, une étude de l’ONU dévoile qu’il faut 2000 litres de pétrole pour chaque bouche à nourrir en Amérique du Nord (Françoise Bertrand, 2015). Qu’on le veuille ou non, même les paniers d’aliments biologiques sont livrés grâce à un véhicule fonctionnant aux hydrocarbures. En ce qui concerne l’économie, la redevance pétrolière et gazière permet un bon partage de la richesse. Ainsi, le Parti Québécois avait évalué à 45 MM $ de redevances, seulement pour le projet Anticosti (Françoise Bertrand, 2015).

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Prix par litre du pétrole. Cette image est représentative de l’aspect économique du pétrole qui rapporte beaucoup d’argent au gouvernement. Par Karsten Polick (http://pixabay.com/en/users/Kapa65-61253/)

Avant d’exiger la fin des projets d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures en sol québécois, ne faut-il pas se demander si l’impact ne sera pas l’appauvrissement des Québécois? Ce qu’il faut aussi également comprendre, en lien avec la transition écologique, c’est que les entreprises d’ici mettent tout le paquet pour assurer à la population du Québec les meilleures pratiques de l’industrie, en tout respect de l’environnement.

Le déficit commercial du Québec se situe régulièrement autour de 25 milliards de dollars. La moitié de cette somme est due au fait que nous importons notre pétrole de l’Algérie et du Kazakhstan (Françoise Bertrand, 2015). Il faut garder en tête que ces endroits produisent dans des encadrements réglementaires beaucoup moins contraignants au plan environnemental que celui imposé par le Québec. Aussi bien au plan environnemental que sur le plan économique, nous imaginons mal en quoi ce pétrole serait mieux pour nous que le pétrole qui pourrait être produit en Gaspésie ou sur Anticosti.

Nous pouvons prendre modèle sur la Norvège, qui produit énormément de pétrole tout en étant un leader en matière d’environnement et de technologies vertes et sur le Danemark qui a réduit de 25 % sa propre consommation de pétrole au cours de la dernière décennie, tout en augmentant sa production de plus de 400 % (Marie Charrel, 2015). Les deux choses ne sont pas incompatibles. Et bien sûr, il faut penser à la chaîne d’entreprises québécoises, des entrepreneurs surtout en régions qui créeront des emplois durables.

Le Québec n’a pas les moyens de se distinguer et devenir le seul dans le monde à ne pas tirer profit de sa richesse. Le Québec doit tirer profit de ses hydrocarbures.

Phillipe Pelletier