La dépendance pétrolière, une problématique d’envergure

Notre consommation d’énergie est plus importante que jamais. Elle est d’une telle envergure que, si demain matin nous n’avions plus accès à l’électricité ou au pétrole, il y aurait des répercussions assez impressionnantes. Notre dépendance énergétique est problématique lorsqu’il est question de pétrole. Ah! Le fameux pétrole! Cette pétrolino-dépendance est répandue partout dans le monde, et le Québec n’y échappe malheureusement pas. En effet, « en 2008, le Québec a consommé pour 18,4 G$ de produits pétroliers, dont 15 G$, étant sortis de l’économie, soit près de l’équivalent du budget de l’éducation  (Gouvernement du Québec, 2006). »

Le pétrole est partout : dans le chauffage à l’huile, les automobiles, les engrais, les produits de plastique, etc. La situation au Québec se complique davantage avec les températures allant d’un extrême à l’autre. Les grands froids d’hiver exigent une très forte demande en chauffage et les canicules ou grandes chaleurs d’été requièrent l’utilisation de système à air conditionné. Même si une grande partie des foyers sont dorénavant munis de systèmes de chauffage électriques, un nombre assez important de citoyens chauffent encore « à l’huile », c’est-à-dire au pétrole. Au-delà des besoins primaires, comme le chauffage des domiciles et des bâtiments, partout autour de nous, le pétrole est présent, même dans nos assiettes. Le phénomène de la mondialisation, qui a engendré l’éclatement des frontières commerciales, fait en sorte que nos aliments parcourent des centaines de kilomètres avant d’arriver au Québec.

Le pétrole, source d’énergie extrêmement coûteuse, est le plus grand responsable d’émissions de gaz à effet de serre à l’échelle planétaire. Cette ressource énergétique pourtant limitée connaît une augmentation de la demande sans cesse croissante. Au Québec, nous sommes chanceux, car nous jouissons d’options moins polluantes et renouvelables. En effet, l’hydroélectricité représente depuis longtemps la force avant-gardiste de la province. Malgré ces sources d’énergies renouvelables, nous avons besoin de pétrole, les produits dérivés de l’exploitation pétrolière utilisés dans le transport ou dans les engrais chimiques agricoles sont deux exemples qui expliquent cette disparité.

Si l’inaction persiste, le Québec viable de demain deviendra progressivement hors de portée. Il est évident que l’ensemble de la province doit effectuer un virage drastique pour couper ses liens avec le pétrole, une énergie coûteuse et écologiquement dévastatrice. Par contre, l’industrie pétrolière joue un rôle très important dans l’économie du Québec et du Canada. Il faut donc accroître les campagnes de sensibilisation aux enjeux environnementaux afin de mobiliser le plus de Québécois possible afin de militer pour la cause. On se doit de prendre conscience des impacts irréversibles d’une industrie incroyablement polluante et d’agir en conséquence. Pour les générations futures, des changements dans la façon de gérer les ressources naturelles s’imposent. L’instauration de taxes supplémentaires ou de règles politiques qui découragent la consommation du pétrole sous toutes ses formes est assurément une avenue qui devra être empruntée. Les tarifs élevés à la consommation de pétrole et d’électricité freinent le gaspillage, fait confirmé par M. Martial Poupart, contrôleur financier chez Hydro-Québec. À l’heure actuelle, cette conscientisation écologique s’observe notamment par l’engouement autour des concepts d’architecture innovateurs, plus particulièrement ceux des maisons écologiques. De plus, cette conscience écologique se ressent par le développement de nouvelles voies alimentaires, dites « urbaines », accessibles à tous, même aux familles les plus démunies.

Comme on s’en doute, le développement des sources d’énergie renouvelables et des différentes options écologiques ont de nombreux effets positifs sur l’environnement, dont la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la diminution des risques de catastrophes écologiques émanant des déversements de pétrole. Les changements proposés dans une perspective écologique ont des effets favorables et observables sur l’économie; par exemple, ils sont bénéfiques à la création d’emplois dans les domaines de la recherche, de la conception, de l’installation et de l’entretien de nouvelles sources d’énergie viables. Par contre, de nombreux défis restent à relever et les innovations tardent à venir. Par exemple, l’efficacité des éoliennes est réduite pendant les mois d’hiver car du givre s’accumule sur les pales. Heureusement, une entreprise s’est penchée sur le problème et une éolienne à pale chauffante à été développée. (Pour visiter l’épisode sur cette éolienne de la série Découverte, cliquez ici).

Parc d’éoliennes

champ d'éolienne

http://pixabay.com/en/users/Foto-Rabe-715168/

Les temps changent et nous sommes forcés de nous adapter. Autrefois, nous avions pour mission de produire notre nourriture, maintenant nous érigeons des champs d’éoliennes pour produire notre énergie.

Conscientiser la population quant à l’envergure de la problématique entourant le pétrole est le premier pas vers les changements qui vont assurer un Québec de demain viable tant écologiquement qu’économiquement. Il suffit d’avoir une population de plus en plus informée et motivée est prête à mobiliser ses efforts pour consolider un Québec de demain souhaitable pour les générations futures. Un petit pas pour les Québécoises et les Québécois, mais un grand pas pour le Québec!

Bonne lecture de notre blogue et bonne conscientisation environnementale!

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Andréanne Poulin, Philippe Pelletier et Annie Vinet

Pour plus d’informations sur la dépendance pétrolière au Québec, visitez l’article «Manifeste pour sortir de la dépendance au pétrole»

 

Médiagraphie:

Hydro-Québec, «Consommation hivernale de l’électricité», [En ligne], page consultée le 23 avril 2015, http://www.hydroquebec.com/residentiel/economiser-l-energie/comprendre-et-agir/consommation-hivernale/

Ministère des ressources naturelles, «L’énergie pour construire le Québec de demain», [En ligne], page consultée le 3 avril 2015, http://www.mern.gouv.qc.ca/publications/energie/strategie/strategie-energetique-2006-2015.pdf

DORVAL, Yves-Thomas, BERTRAND, Françoise, TÉTRAULT, Éric, «Le Québec saura tirer profit de ses hydrocarbures», [En ligne], page consultée le 23 avril 2015, http://www.journaldemontreal.com/2015/04/10/le-quebec-saura-tirer-profit-de-ses-hydrocarbures

Hydro-Québec, «L’hydroélectricité, une source d’énergie propre, renouvelable et fiable», [En ligne], page consultée le 24 avril 2015, http://www.hydrosourcedavenir.com/energie

Équiterre. «Pourquoi manger local ?» <http://www.equiterre.org/sites/fichiers/pk-manger-local.pdf>.

Agriculture urbaine Montréal. <http://agriculturemontreal.com>.

Allard, Marie. «Peu d’aliments québécois dans nos assiettes.» La Presse (2011).

Conseil du bâtiment durable du Canada. <http://www.cagbc.org/cbdca/>.

Corriveau, Émilie. «Maison du développement durable – Un pôle de développement durable à Montréal.» Le Devoir (2013).

La maison du développement durable. <http://lamdd.org>.

Les systèmes LEED. <http://www.ecohabitation.com/leed/systemes>.

Ruby, Françoise. Agriculture urbaine: des bienfaits insoupçonnés. 24 juillet 2012. <http://www.protegez-vous.ca/…/agriculture-urbaine-des-bienf…>.

Ville de Montréal. Développement durable. <http://ville.montreal.qc.ca/portal/page…>.

Vivre en ville. «Villes nourricières.» janvier 2015. <https://vivreenville.org/…/38…/Outils-saine-alimentation.pdf>.

SAMRAY,Jean-François,  « Pourquoi dénigrer l’éolien? », La Presse, lundi 29 décembre 2014, page A30

MULCAIR, Thomas, « Projet Énergie-Est: ‘’Il faut un débat démocratique’’», La Presse, mardi 25 novembre 2014, [en ligne],LaPresse.com (page consulté le 20 février 2015)

VALLÉE, Pierre, «Énergies renouvelables – Voir au-delà des barrages», Le Devoir, Environnement, samedi 28 février 2015, p. H2

PINEAU, Pierre-Olivier, «Les surplus durables d’Hydro-Québec», La Presse, Débats, vendredi 27 février 2015, p. A17

 

 

L’exemple parfait d’une conscience écolo

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Visite à la Maison du développement durable

Quand je me suis aventurée dans l’univers des habitations écologiques, j’ai découvert tout un amalgame de termes spécifiques comme certification LEED, Novoclimat 2.0, certification Living Building Challenge ou encore Passivhaus. Pour Monsieur et Madame Tout-le-monde, dont moi-même, il n’est pas très évident d’associer à ces différents concepts écologiques une image. Ça, c’est clair. Sans grandes connaissances sur le sujet, on pourrait s’imaginer qu’une maison verte est plutôt banale ou même peut-être laide. Honnêtement, il y a environ deux mois, je n’avais aucune idée de ce à quoi pouvait bien ressembler une maison écologique. Pour bien m’immerger dans l’univers des bâtiments écologiques, je me suis aventurée au coin du boulevard Saint-Laurent et de la rue Sainte-Catherine pour visiter la Maison du développement durable (MDD), premier bâtiment certifié LEED® Platine Nouvelle Construction au Québec (http://lamdd.org). Je me suis fiée au fameux proverbe « une image vaut mille mots ». La visite de la MDD m’a permis de me faire une image beaucoup plus concrète d’un bâtiment écologique.

La MDD certifiée LEED Platine

Depuis son ouverture, la MDD a économisé 297 030 $ en énergie grâce à toutes ses innovations qui lui ont assuré une certification LEED. C’est en me promenant un peu partout dans la MDD que j’ai découvert toute la complexité derrière une certification LEED. Ils n’ont assurément pas obtenu leur plaque LEED dans une boîte de céréales. La certification platine se base en fait sur un système de pointage sur 70 points. Pour être platine, le score minimum doit être de 52. La MDD, petit bijou montréalais, si vous voulez mon avis, a obtenu un score de 59 points! Tout un exploit! La MDD était primordialement un rêve de 27 millions de dollars qui animait les employés et les bénévoles d’Équiterre (Corriveau, 2013). Une architecture socialement et écologiquement engagée, voilà ce que représente la MDD. Le Conseil du bâtiment durable du Canada, mandataire de la certification LEED, impose toutefois une certaine ligne de conduite qui s’appuie sur six concepts bien définis (Conseil du bâtiment durable du Canada) :

  1. Aménagement écologique du site;
  2. Gestion efficace de l’eau;
  3. Énergie et atmosphère;
  4. Matériaux et ressources;
  5. Qualité de l’environnement intérieur;
  6. Innovation et processus de design.

En me promenant sur le site, j’ai observé cet énoncé suivant : « Les bâtiments sont responsables de 35 % des émissions canadiennes de GES.» (La maison du développement durable). Rappelons-nous que je vous propose des solutions réalisables pour s’éloigner du pétrole et, de manière plus générale, afin de réduire votre empreinte écologique. Chacune de ces six catégories (ou presque) est reliée avec cette volonté de minimaliser, le plus possible, la consommation d’énergie polluante en se tournant vers différentes stratégies écologiques. La MDD met en œuvre cette idée innovatrice de sorte d’inspirer et de devenir un bâtiment exemplaire.

Parlons un peu plus en détail des stratégies utilisées par la MDD. Dans l’enceinte du bâtiment, il y a des tableaux électroniques interactifs qui informent le public de ses atouts écologiques visant un avenir basé sur l’idée du développement durable. Je ne veux pas vous assommer avec des statistiques et du charabia incompréhensible, mais je considère important de vous parler de quelques techniques écologiques innovatrices qu’on retrouve dans la MDD. Je m’en tiens aux éléments qui m’ont le plus marqué, c’est promis! Même si la géothermie n’est pas très courante au centre-ville principalement parce qu’elle nécessite de creuser à 153 mètres de profondeur sous la fondation d’un bâtiment, la MDD est dotée de 28 puits verticaux qui assurent 100 % des besoins en climatisation et, pourcentage encore plus impressionnant à mes yeux, un gros 88 % des besoins en chauffage!

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Capsule interactive sur la géothermie

 

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Les grandes fenêtres à triple vitrage de la MDD

Pour diminuer les besoins énergétiques nécessaires à l’éclairage, la MDD est dotée de fenêtres à triple vitrage. Grâce à celles-ci, la MDD réduit au minimum les pertes de chaleur et optimise l’entrée de la lumière naturelle. Il y a aussi l’eau de toilette jaune, devant laquelle les gens restent perplexe au début, à un point tel que l’administration a été obligée de mettre un écriteau affichant ceci :« Ne tirez pas la chasse d’eau inutilement! L’eau est jaune, car il s’agit de pluie récupérée du toit végétal. » Particulier, mais tout à fait brillant. Alimentées à l’eau de pluie, ces toilettes économisent 300 000 L d’eau potable par année.

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Le mur biofiltrant

Un autre élément plutôt marquant est le mur végétal biofiltrant. Ce n’est pas juste beau ce petit mur-là, c’est performant ! En effet, l’imposant mur composé de végétaux, que l’on ne peut manquer dès l’entrée du bâtiment, participe à la gestion de l’air. Il aide à filtrer l’air en diminuant entre autres la quantité de C02 dans la MDD. Ce mur diminue de près de 300 ppm (parties par million) la quantité de CO2 dans l’air ambiant. J’ai promis de ne pas vous noyer sous tous ces renseignements, mais je ne peux finir mon article sans mentionner la terrassasse ! La MDD ne serait pas aussi parfaite sans son toit vert. Le toit vert, muni d’un superbe espace-terrasse est principalement recouvert d’un total de 14 variétés de Sedum (très populaires

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Mur des matériaux utilisés pour la construction de la MDD

dans les petits terrariums), des plantes qui sont légères et qui ne demandent pas d’arrosage. Le toit vert absorbe jusqu’à 23 000 L de pluie qui sont réutilisés plutôt que d’être absorbés par les réseaux d’égouts de la ville. Les stratégies de la MDD s’étendent aussi plus loin. Environ 40 % des matériaux utilisés pour construire la MDD ont été produits localement, soit à l’intérieur d’un rayon de moins de 50 km. Une belle initiative qui a encouragé l’économie québécoise, mais qui a aussi aidé à diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) engendrés par le transport des matériaux qui ont servi à la construction (La maison du développement durable).

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Le toit vert recouvert de Sedum au mois d’Avril

 

 

 

 

La MDD r20150421_161752egroupe plusieurs membres qui se préoccupent de l’avenir de notre planète. J’ai eu la chance d’observer quelques bureaux et même d’entrer dans le bureau de la Fondation David Suzuki. 20150421_164154Parmi les membres ayant pignon sur rue à la MDD, on compte Équiterre, Amnistie Internationale, ENvironnement JEUnesse, Option consommateur et même CPE Le Petit Réseau Inc. De plus, la MDD offre la possibilité de louer des salles et d’y organiser de nombreuses activités pour le grand public.

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Membres ayant pignon sur rue à la MDD

Si vous êtes dans le coin, soit pour magasiner sur la rue Sainte-Catherine ou pour marcher dans le quartier chinois, prenez quelques minutes pour visiter la MDD. Je vous garantis que vous n’allez pas le regretter. Souvenez-vous que la MDD constitue un idéal dans l’architecture écologique ; toutefois, il existe plusieurs solutions accessibles à tous pour être plus écologique. Il suffit de volonté et d’enthousiasme.

Pour plus d’information sur la MDD, visiter : http://lamdd.org

Pour plus d’information sur la certification LEED, rendez-vous aux sites suivants : http://www.cagbc.org/cbdca/ et http://www.ecohabitation.com/leed/systemes

Andréanne Poulin

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Le Québec, un jeune prodige en matière d’énergie renouvelable.

Le pétrole est la première source d’énergie dans le monde et satisfait 32 % des besoins énergétiques. Il reste la source d’énergie la plus utilisée dans les transports, mais ne représente que 4,6 % de l’électricité mondiale (Planetoscope, 2012). Cette surconsommation inquiète plusieurs chercheurs puisque le fond du baril arriverait plus vite qu’on ne le pense. C’est pour cela qu’il est primordial de se préparer et de trouver des alternatives intelligentes pour remplacer les combustibles fossiles. Le Québec regorge de potentiel en raison de son vaste territoire intouché encore. En effet, les énergies renouvelables au Québec ont un potentiel économique incroyable pour plusieurs raisons.

Suite à une entrevue que mon équipe et moi avons réalisée auprès d’un ancien comptable fiscaliste d’Hydro-Québec à la retraite, nous avons été en grande partie ramenés sur terre sur la difficulté que représente le développement des énergies renouvelables, toutefois il nous a confirmé que les énergies renouvelables ont lieu d’être et doivent être. Heureusement pour nous, il nous a aussi confirmé qu’Hydro Québec avait des groupes d’établies qui travailles sur le développement de ces énergies. Ils nécessiteraient toutefois un coup de pouce financier.

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L’énorme éolienne. Cette image représente bien l’envergure du projet d’avenir qui nous attend avec les énergies renouvelables parce celui-ci est un défi de taille dans tous les sens du terme. Par Steppinstars (http://pixabay.com/en/users/Steppinstars-3941/)

Le Québec devrait miser davantage sur ses énergies renouvelables comme l’hydroélectricité et l’éolienne puisqu’il a un avantage concurrentiel net dans ce secteur. C’est la seule méthode qui permettra de prendre le dessus sur les autres provinces du Canada en termes d’économie lorsque le pétrole sera en déroute.

De plus, l’exploration gazière dans l’est du Canada s’est intensifiée, ce qui a permis au gaz naturel d’être favorisé comme hydrocarbure dans cette région du pays. Celui-ci est moins polluant, exige moins d’investissement et offre de courts délais de construction. Il s’agit d’une très bonne nouvelle pour nos futures générations et d’un pas vers l’avant vers un changement de modèle économique. Si le rythme du développement de nos énergies renouvelables persiste, les actions de nos gouvernements en matière d’environnement pourront s’ajuster en conséquence et jouer un rôle important dans cette évolution. Une des façons d’améliorer l’efficacité énergétique du Canada afin de répondre aux exigences de Kyoto passe par de nouvelles normes environnementales et le commerce des droits d’émissions. Les exigences de Kyoto avaient pour but de réduire les émissions de gaz à effets de serre du Canada de 6% par rapport aux émissions produites en 1990 et cela avant 2012 (Thomas Mulcair, 2014).

50% de l’énergie consommée au Québec est importée, donc il est aussi nécessaire de développer d’autres filières d’énergie renouvelable. « D’une part, en renforçant les autres secteurs d’énergie renouvelable, on réduit d’autant nos importations, ce qui favorise la balance commerciale du Québec. D’autre part, cela contribue à réduire nos émissions de GES, puisqu’on s’éloigne ainsi des énergies fossiles » (Pierre Vallée, 2015).

En ajoutant à cela une baisse de la valeur du dollar canadien, les profits à l’exportation de notre électricité ont augmenté de 176 millions, même si les quantités exportées ont baissé de 16%. Hydro-Québec a aussi bénéficié d’une croissance des ventes au Québec en raison de la rigueur de l’hiver dernier, ce qui a ajouté 166 millions de profit. On a ainsi de très bonnes nouvelles financières pour tous le Québec, puisque la plus grande partie de ces profits de 3,4 milliards contre 2,9 milliards en 2013 est versée au gouvernement (Pierre-Olivier Pineau, 2015).

En plus de ces avantages macroéconomiques, l’énergie renouvelable présente aussi des avantages au niveau de l’administration. Un des avantages immédiats de l’énergie renouvelable, c’est que lorsqu’on implante une filière dans une société, cela va créer de l’emploi. On ne peut pas négliger l’impact que ces nouveaux emplois ont sur l’ensemble du Québec (Pierre Vallée, 2015).Le secteur de l’énergie renouvelable est générateur d’emplois tant à Montréal que dans les régions et il contribue à la vitalité de l’économie. À l’heure où le Québec veut simultanément réduire ses émissions de GES et ses importations de produits pétroliers, les énergies vertes apportent des solutions porteuses d’avenir. Le Québec peut être fier de la complémentarité de ses filières de production renouvelable et doit encourager la diversification de son portefeuille énergétique. C’est dans le meilleur intérêt des générations futures (Jean-François Samray, 2014).

Finalement, espérons que le Québec saura faire preuve d’assez de maturité pour aborder ce débat rationnellement. Dans le contexte budgétaire actuel, il serait déraisonnable de se refuser cette source de revenus alors que notre électricité se vend moins cher qu’elle devrait et qu’elle resterait malgré tout abordable. Nous avons des gains d’efficacité importants à réaliser et cela pourrait venir atténuer le débat sur l’austérité actuel.

Phillipe Pelletier

Le pétrole dans nos fruits et légumes

 

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Légumes colorés par Gelinh

 

Vous êtes-vous déjà arrêté pour réellement saisir l’impact écologique que peut avoir le concombre dans votre panier d’épicerie? Un concombre du Mexique, une orange de la Californie, une figue des Antilles, voilà ce que la caissière du IGA de votre quartier place dans vos sacs réutilisables. À quoi bon utiliser ce sac si l’empreinte écologique de nos fruits et légumes est « salissante ». Nul doute, nous sommes tous drogués au pétrole. Toutes les sphères de l’alimentation comme les pratiques agricoles et halieutiques, le traitement, l’emballage ainsi que la distribution contribuent à une empreinte écologique de taille.

Un jardin urbain, Linda de Chicago, USA
Un jardin urbain, Linda de Chicago, USA

Certains considèrent qu’en achetant biologique, ils achètent
« écologique ». Attention, il s’agit ici d’une erreur fréquemment commise! L’agriculture biologique n’utilise ni engrais chimiques, ni pesticides, ni OGM. Toutefois, gardez en tête qu’un aliment certifié biologique peut avoir parcouru des milliers de kilomètres avant d’atteindre votre assiette. Donc, l’aliment ne réduit pas votre empreinte écologique, mais plutôt l’alimente. Pour la majorité des familles, l’option d’acheter biologique n’est pas concevable en raison des prix quand même élevés. Il est vrai que manger santé n’a pas de prix, mais il existe à Montréal même une alternative tout aussi attrayante et à petit prix. Il s’agit de l’agriculture urbaine. À mon avis, c’est le meilleur des deux mondes. Un aliment frais, biologique, local et peu coûteux.

À Montréal, on compte aujourd’hui 128,36 hectares d’initiatives d’agriculture urbaine, dont 107,6 hectares appartiennent à des producteurs locaux, 17,5 hectares sont des jardins communautaires, 2,5 hectares sont l’œuvre d’institutions, d’entreprises et de collectivités et 0,8 hectare est le fruit d’initiatives individuelles. De plus, on compte un total de 369 ruches d’abeilles, résultat de l’apiculture urbaine (Agriculture urbaine Montréal). L’agriculture urbaine est un projet qui gagne en envergure partout autour de la planète visant à faire fleurir le potentiel nourricier des grandes agglomérations (Vivre en ville, 2015). Tout en améliorant l’accès à une alimentation saine, les jardins urbains contribuent à récupérer des déchets organiques par le composte et des eaux pluviales pour l’arrosage. D’un point de vue écologique, c’est aussi une manière de conserver l’environnement et d’embellir le paysage urbain d’espaces verts utiles et producteurs.

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Le transport de nos aliments consomme beaucoup de pétrole ! Par Pixabay

 

Avez-vous déjà remarqué la fluctuation des prix de plusieurs aliments ? Cette fluctuation s’explique principalement par le prix d’achat, mais surtout par les coûts qui se rattachent au transport du milieu producteur aux milieux de vente. Il s’agit en fait du concept de kilométrage alimentaire, c’est-à-dire le nombre de kilomètres parcourus avant d’arriver dans nos assiettes. Si le pétrole connaît une inflation majeure spontanée, chose commune de nos jours, alors le prix des framboises et des fraises seront directement touchés. L’agriculture urbaine permet d’instaurer une sécurité alimentaire que l’agriculture internationale n’offre pas aux Québécois. Une assurance qui est très bénéfique, en particulier pour les familles à faibles revenus. Le mouvement d’agriculture urbaine assure l’instauration d’une souveraineté alimentaire. Je m’explique, un Québec souverain au niveau de l’alimentation est responsable de ses politiques alimentaires. Cela a pour but de protéger l’agriculture intérieure face aux importations internationales qui sont moins onéreuses que la production locale. Déjà en 2009, on comptait les importations agricoles à 4,7 milliards de dollars, une augmentation de 86 % en 10 ans. Un chiffre qui choque, surtout lorsque l’on sait qu’au moins 55 % de notre assiette provient d’ailleurs (Allard, 2011). Personnellement, je m’engage à commencer l’agriculture urbaine, du moins pendant l’été.

En plus d’encourager l’économie locale, les jardins urbains, les toits verts et les autres initiatives agricoles inspirantes s’accompagnent de plusieurs avantages sociaux et environnementaux. Un sac de fruits congelés provenant du Chili signifie plus de 8 000 km d’émissions de gaz à effet de serre, du pétrole utilisé pour l’emballage et aucun avantage sur le plan social comme l’aide visant à contrer la pauvreté, la réinsertion sociale et professionnelle et l’intégration des nouveaux arrivants (Ruby, 2012).

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Agriculture urbain en pot et par parcelles, par Lamiot

Évidemment, au Québec, pendant le mois de janvier, alors qu’il fait -30 °C, les fraises ne se pointent pas le bout du nez! C’est le seul inconvénient qui se rattache à l’agriculture urbaine au Québec. Si l’on décide de s’approvisionner en fruits et légumes par l’entremise de producteurs locaux l’hiver et de son propre jardin l’été, on doit apprendre à apprécier les fruits et légumes saisonniers. C’est un petit prix à payer pour participer à l’établissement d’une dynamique alimentaire viable et à long terme. Il existe une vitrine interactive qui réunit la communauté des jardiniers urbains pour la région de Montréal. Il s’agit de la vitrine de l’Agriculture urbaine à Montréal.

Progressivement, le rôle de l’agriculture urbaine se manifeste dans la planification de l’aménagement du territoire urbain ainsi que dans les stratégies et les politiques municipales. Il existe un comité du travail en agriculture urbaine avec lequel plusieurs organismes, comme le Conseil régional de l’environnement de Montréal et le Regroupement des éco-quartiers, cherchent à sensibiliser et à aider les Montréalais à maintenir l’engouement qu’engendre le phénomène d’agriculture urbaine (Ville de Montréal).

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Des alternatives écologiques pour un Québec vert, par Pixabay

Je trouve qu’il est difficile de rester stoïque lorsque nous sommes confrontés au réchauffement climatique et à notre dépendance malsaine au pétrole. Semer, planter et récolter. Je m’y engage avec enthousiasme et détermination. Je ne vois aucun inconvénient à réduire mon empreinte écologique et à connaître, en tout temps, la provenance de mes fruits et légumes. Cette possibilité s’offre à tous : potager, jardins suspendus, jardins en pots, jardins communautaires. Quant à ces derniers, la Ville de Montréal a instauré quelques règlements pour encadrer le mouvement de l’agriculture urbaine, qui gagne en popularité, pour en assurer la bonne et saine gestion, à savoir (Ruby, 2012):

  • Payer une cotisation annuelle qui varie en général de 2 à 20 $.
  • Planter avant une date fixée à l’avance, souvent entre le 1er et le 15 juin.
  • Entretenir régulièrement son jardinet et les allées adjacentes.
  • Contrôler les ravageurs, maladies et mauvaises herbes par des moyens écologiques.
  • Ne pas cultiver certaines espèces qui prennent trop d’espace, qui sont trop grandes ou qui génèrent des problèmes d’insectes ou de maladie : par exemple, les grands tournesols et les maïs font de l’ombre aux voisins et les pommes de terre attirent les insectes.
  • Nettoyer son jardinet à la fin de la saison, en général au plus tard entre le 15 octobre et le 1er

Allez-y semez, plantez et récoltez ! Et en prime, vous ferez le plein de vitamine D!

Pour visionner un court documentaire sur l’agriculture urbaine  cliquez  ici !

Andréanne Poulin

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Dites non au coût de renonciation!

À partir des années 1850, le pétrole fait l’objet d’une exploitation et d’une utilisation industrielle. Il est exploité en 1857 en Roumanie, et en 1859 aux États-Unis, dans l’État de Pennsylvanie (Wikipédia, Pétrole, 2015). Cette exploitation massive sur cette longue période de temps à un énorme impact sur notre économie. En effet, cette ressource est un facteur très influent de notre économie aujourd’hui, par conséquent il a permis le développement du système d’administration et il est au cœur des débats politiques.La politique est une science fondatrice de notre société,l’économie est essentielle au bon développement de l’homme et l’administration occupe une place très importante dans la société moderne. Tout doit être gérer et cela s’avère de plus en plus complexe.

Dans le grand débat sur les formes d’énergie que nous devrons privilégier à l’avenir, un fait est certain, nous allons continuer à dépendre du pétrole pendant encore longtemps. Il serait sensé de profiter de cette ressource pour s’enrichir lorsqu’elle existe encore!

Mon équipe et moi avons réalisé une entrevue avec un ancien comptable fiscaliste d’Hydro Québec à la retraite et il nous a expliqué que les énergies renouvelables étaient loin d’être au point. La régularité de ceux-ci n’est pas assurée, ils coutent cher à produire et ils coutent cher à les transporter. L’accès à l’énergie, qui se répercute dans tous les aspects de nos vies, est pourtant incontournable. Adopter un mode de vie sans hydrocarbures est présentement impossible. Cela n’empêche pas qu’un mouvement déterminé à s’opposer au développement des projets liés à l’industrie des hydrocarbures au Québec se soit créé récemment. Que ce soit en matière d’alimentation, de transports ou de production de biens de consommation, si l’on réfléchie bien nous réaliserons que notre vie est parsemée de bénéfices apportés par les hydrocarbures.

Du côté de l’alimentation, une étude de l’ONU dévoile qu’il faut 2000 litres de pétrole pour chaque bouche à nourrir en Amérique du Nord (Françoise Bertrand, 2015). Qu’on le veuille ou non, même les paniers d’aliments biologiques sont livrés grâce à un véhicule fonctionnant aux hydrocarbures. En ce qui concerne l’économie, la redevance pétrolière et gazière permet un bon partage de la richesse. Ainsi, le Parti Québécois avait évalué à 45 MM $ de redevances, seulement pour le projet Anticosti (Françoise Bertrand, 2015).

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Prix par litre du pétrole. Cette image est représentative de l’aspect économique du pétrole qui rapporte beaucoup d’argent au gouvernement. Par Karsten Polick (http://pixabay.com/en/users/Kapa65-61253/)

Avant d’exiger la fin des projets d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures en sol québécois, ne faut-il pas se demander si l’impact ne sera pas l’appauvrissement des Québécois? Ce qu’il faut aussi également comprendre, en lien avec la transition écologique, c’est que les entreprises d’ici mettent tout le paquet pour assurer à la population du Québec les meilleures pratiques de l’industrie, en tout respect de l’environnement.

Le déficit commercial du Québec se situe régulièrement autour de 25 milliards de dollars. La moitié de cette somme est due au fait que nous importons notre pétrole de l’Algérie et du Kazakhstan (Françoise Bertrand, 2015). Il faut garder en tête que ces endroits produisent dans des encadrements réglementaires beaucoup moins contraignants au plan environnemental que celui imposé par le Québec. Aussi bien au plan environnemental que sur le plan économique, nous imaginons mal en quoi ce pétrole serait mieux pour nous que le pétrole qui pourrait être produit en Gaspésie ou sur Anticosti.

Nous pouvons prendre modèle sur la Norvège, qui produit énormément de pétrole tout en étant un leader en matière d’environnement et de technologies vertes et sur le Danemark qui a réduit de 25 % sa propre consommation de pétrole au cours de la dernière décennie, tout en augmentant sa production de plus de 400 % (Marie Charrel, 2015). Les deux choses ne sont pas incompatibles. Et bien sûr, il faut penser à la chaîne d’entreprises québécoises, des entrepreneurs surtout en régions qui créeront des emplois durables.

Le Québec n’a pas les moyens de se distinguer et devenir le seul dans le monde à ne pas tirer profit de sa richesse. Le Québec doit tirer profit de ses hydrocarbures.

Phillipe Pelletier

Tous drogués au pétrole, vers la désintox collective

De nos jours, le pétrole est présent dans toutes les sphères de nos vies. Allant de simples bidules en plastique jusqu’au transport de nos fruits et légumes en passant par la machinerie utilisée afin de récolter le coton qui deviendra un jour nos vêtements, le pétrole est partout. Il est donc peu exagéré de dire que nous sommes «Tous drogués au pétrole». Imaginez-vous ce que serait la vie moderne au quotidien sans utiliser une goutte de pétrole, même sous ses formes dérivées? Ça relève un peu du rêve certes mais , il est clairement possible de réduire notre consommation afin de diminuer l’impact dévastateur sur l’environnement de notre bref passage sur Terre. Mais quelles sont les solutions quand à cette problématique bien ancrée dans la société? Les énergies renouvelables! Facile à dire, mais pas si facile à faire…

De nombreuses solutions s’offrent à nous afin de remédier à ce problème. Parmi les plus connues, on retrouve l’hydroélectricité, l’énergie éolienne et l’énergie solaire. Il n’est pas rare de voir des parcs d’éoliennes en sillonnant  les routes du Québec allant de Châteauguay en Montérégie jusqu’à Cap-Chat en Gaspésie. Les corridors venteux sont très abondants par chez nous alors pourquoi ne pas en profiter? C’est ce qui a été tenté il y a quelques années avec le développement de l’exploitation éolienne. Malheureusement, le projet a connu un flop total en raison de sa rentabilité négative. Le projet a été lancé avant que la recherche ait permit de développer la technologie de façon à augmenter la productivité et ainsi réduire les coûts. L’exploitation de l’énergie éolienne n’est donc pas encore à point. (Pour plus d’information sur le développement des énergies renouvelables, consultez l’entrevue réalisée avec un expert en cliquant ici)

Quant à l’énergie solaire, bien que l’installation de panneaux solaires personnels soit dans les tendances,  cette ressource n’est pas adaptée pour la production de masse à des fins de consommation provinciale en raison des besoins des consommateurs. Les pics de consommations s’observent le matin entre 6h et 9h et le soir entre 16h et 20h (Hydro-Québec, 2015) tandis que le soleil atteint son zénith, c’est-à-dire son maximum de luminescence à 12h. Il est difficile de transformer toute cette énergie rapidement et de la stocker afin de la redistribuer plus tard. De plus, la plus forte consommation d’électricité est en hiver puisque les ménages sont chauffés avec de l’électricité. Par contre, le soleil est moins fort et moins présent durant la période hivernale. Ce système peut fonctionner de façon personnelle mais pour les raisons expliquées, n’est pas encore adapté à la distribution commerciale. La recherche pour le perfectionnement de l’efficacité de cette ressource est nécessaire.

Alors quelle est la solution la plus enviable? L’hydroélectricité! Le Québec est un leader mondial dans le développement des réseaux hydroélectriques avec 668 barrages en fonction à ce jour, répartis sur 75 rivières (Hydro-Québec, 2015). En effet,«Hydro-Québec produit  99% de son électricité à partir de l’eau» (Hydro Source d’avenir, 2015). La construction de barrages est  couteuse mais est rentable grâce à son utilisation à long terme . La construction, la maintenance et l’entretien des centrales créent des emplois fixes à moyen et long terme. L’efficacité énergétique de la centrale est assurée par l’étude préliminaire du débit des cours d’eau. Elle est donc assurée d’être rentable. Le débit de la rivière est infini, ce qui permet de produire la quantité d’électricité voulue. Si la démographie du Québec continue de s’accroître, les besoins énergétiques eux aussi augmentent. Cette solution est donc souhaitable à long terme afin d’assurer l’approvisionnement en électricité. De plus, comme leur production est supérieure à la consommation actuelle, des exportations de l’électricité québécoise vers l’Ontario et les États-Unis permet de tirer un revenu supplémentaire (Ministère de l’énergie et des ressources naturelles du Québec, 2015). Les barrages ont de multiples fonctions. La première étant bien évidemment de produire de l’électricité renouvelables, elles permettent également de contrôler les niveaux des cours d’eau en amont et en aval afin de prévenir les débordements, ils sont des attraits touristiques, . Ce n’est pas les rivières à moyen et haut débit qu’il manque au Québec alors cette solution est à considérer sérieusement compte-tenu que nous avons l’expertise, ici au Québec.

Carte schématique des réseaux de distribution de l’électricité au Québec et aux états voisins

carte hydro

GABA, Eric, «Hydro-Québec Main Facilities», [En ligne], http://en.wikipedia.org/wiki/Hydro-Qu%C3%A9bec#/media/File:Quebec_Map_with_Hydro-Qu%C3%A9bec_infrastructures-en.png

Cette carte schématise les installations de production d’électricité à travers le Québec. Tel que l’indique l’image, les différentes centrales et barrages sont inter reliés grâce à un système de câbles à haute tension. Il est également possible de voir que le système électrique Québécois est relié aux réseaux Ontariens et Américains pour l’exportation de l’électricité, tel que mentionné précédemment.

Et moi, qu’est-ce que j’en pense? Le développement durable fait maintenant partie courante du vocabulaire employé lorsque nous parlons de l’avenir. Préserver l’environnement, diminuer la pollution, réduire la consommation de pétrole sont des expressions que nous entendons souvent. Il est important de faire preuve d’optimisme et d’imagination lorsqu’on réfléchit aux solutions quant au fléau de la dépendance pétrolière. Certes si certaines sources d’énergies renouvelables ne sont pas encore au point, il est primordial de poursuivre les recherches afin de développer les innovations dans ce domaine. J’imagine difficilement une vie complètement exempte de pétrole mais je pense sérieusement que nous avons des efforts tant individuels que collectifs à faire. Bien sur, tout n’est qu’une question de valeur. Sommes -nous réellement prêts à laisser tomber notre confort et notre sécurité pour préserver l’environnement? Si c’est le cas pour certains d’entre nous, c’est loin d’être le cas de tous. Il est grand temps de prendre conscience des solutions envisageables et le développement des énergies renouvelables en fait partie.

 

Annie Vinet

Pour en apprendre plus sur la problématique entourant l’exploitation pétrolière, visitez le site internet du mouvement collectif Élan global. Un vidéo explicatif sur la problématique du pétrole est très évocateur.

Le développement des énergies renouvelables au Québec, l’avis d’un expert

Hydro-Québec est une des principales sociétés de l’état Québécois. En effet, elle gère toutes les activités reliées à la production, le transport et la distribution de l’électricité destinée à la consommation tant résidentielle, industrielle que commerciale. J’ai eu la chance de faire une entrevue avec un ancien travailleur, nouvellement retraité, de la société d’état M. Martial Poupart. De son œil d’expert, il a répondu à quelques questions en lien les avenues possibles quand au développement de nouvelles sources d’énergie renouvelable ainsi que les embûches associées. Nous avons discuté de plusieurs sujets en lien avec l’électricité et les sources d’énergies renouvelables ainsi que leur avenir dans le Québec de demain. Voici donc un compte-rendu de notre entretien.

 

Tout d’abord, M. Poupart occupait la fonction de contrôleur financier c’est-à-dire qu’il complétait des tâches de vérificateur financier. Il a travaillé sur de nombreux projets d’envergure tels que la vérification des contrats et de la facturation suite à la construction des barrages hydroélectriques de la Baie-James. Ces fonctions sont indirectement reliées au développement des énergies renouvelables puisqu’Hydro-Québec est séparé en trois principaux groupes travaillant conjointement: le groupe de production de l’électricité, le groupe de transport de cette dernière et finalement le groupe de la distribution. Il faisait partie de l’équipe de la distribution qui était chargé de faire le lien entre les grandes lignes de transport et les consommateurs. Inversement, le groupe de distribution étudie les besoins des Québécois selon les régions et les transmet au groupe de production afin de répondre à cette demande.

Le développement des énergies renouvelables a une importance relativement marquée dans l’économie du Québec de demain. En effet, il faut rester prudent puisque la recherche pour le développement coûte extrêmement cher, ce qui freine malheureusement l’expansion dans ce domaine. Bien que les énergies alternatives permettent de réduire la dépendance aux énergies fossiles très couteuses, elles ne sont pas les bienvenues à n’importe quel prix. Par exemple, les éoliennes ont une productivité variable et des coûts fixes tandis que l’hydroélectricité connaît un rendement plus fiable. Il faut trouver un compromis entre la quantité d’énergie renouvelable à développer et les coûts engendrés. D’un point de vue administratif, les obstacles au développement des énergies renouvelables est évidemment leurs effets sur les tarifs d’électricité. Non seulement ces sources requièrent beaucoup de recherche pour les perfectionner mais elles nécessitent l’investissement dans la construction de nouveaux réseaux de transport. Le principal problème demeure la régularité non assurée de la production en opposition directe avec les coûts élevés générés.

La dépendance énergétique  et plus particulièrement la dépendance pétrolière affecte tous les Québécois, qu’on le veuille ou non. La clé est dans la diversité dans les sources d’approvisionnement. Être dépendant à l’énergie solaire n’est pas nécessairement mieux qu’être dépendant au pétrole. Il faut diversifier nos sources afin de s’assurer un approvisionnement. Heureusement, les énergies renouvelables permettent de le faire tout en réduisant notre empreinte écologique et les émissions de gaz à effet de serres (GES). C’est pourquoi il faut investir dans la recherche sur les sources d’énergies alternatives telles que l’énergie éolienne, l’énergie solaire, l’énergie marémotrice, le biogaz formé à partir de déchets, etc. Les innovations issues des recherches permettent notamment d’améliorer la performance et l’efficacité et de diminuer les coûts en transport de l’énergie. Comme l’a mentionné M. Poupart, «l’indépendance pétrolière ne se fera du jour au lendemain mais il faut encourager le développement des sources d’énergie alternatives».

Le développement de la production d’énergie éolienne tel qu’il est pris en charge en ce moment soulève le mécontentement de la population pour une raison économique très simple : ce n’est pas rentable. Théoriquement, la décision politique d’implanter des parcs d’éoliennes était  bonne. Par contre, on a vu trop grand, trop vite. Le savoir-faire n’était pas encore à point malgré la recherche et c’est pourquoi ce projet n’a fait qu’engloutir des fonds publics. Le but d’installer des éoliennes dans la région de la Gaspésie n’était uniquement dans le but d’exploiter les corridors venteux mais aussi de créer de l’emploi dans une région où le travail se fait relativement rare. Les moyens n’étaient pas optimisés pour réduire au maximum les coûts. De là se dégage toute la problématique derrière l’exploitation éolienne au Québec. C’est une énergie prometteuse et c’est pourquoi il faut continuer la recherche pour diminuer les coûts ce qui rendra peut-être éventuellement cette source d’électricité rentable.

Transport d’un pale d’éolienne vers son site de production

pale éolienne

TALLULAH, Anna, «Palle d’une éolienne – Parc du Massif du sud», [En ligne], http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pale_d’une_%C3%A9olienne_-_Parc_%C3%A9olien_du_Massif_du_Sud.jpg

Cette photo permet de voir une pale d’éolienne transportée vers le parc éolien du Massif du Sud, au Québec. Ce parc se situe environ à une heure de route de la capitale nationale. De cette photo, nous pouvons déduire le caractère dichotomique de la production d’énergie propre (l’énergie éolienne) qui dépend de l’énergie fossile (le camion ayant besoin de diesel pour fonctionner).

 

Personnellement, je considère que la recherche dans le développement des énergies alternatives est indispensable. Nous sommes tous dépendants de l’énergie, que nous le voulions ou pas alors pourquoi ne pas diversifier nos sources comme le suggérait M. Poupart? Un monopole n’est jamais efficace, peut importe le domaine dans lequel il se trouve. Un monopole hydroélectrique n’est pas moins dangereux qu’un monopole pétrolier ou éolien, les enjeux sont simplement différents. La diversification des sources d’énergie sont un énorme pas dans la bonne direction vers la préservation de l’environnement pour les générations futures. Il est pratiquement impossible de de retirer complètement le pétrole de nos vies, par contre, il est possible de réduire son importance. De petits gestes posés individuellement s’additionneront ont auront une grande portée. 7 millions de petits gestes formeront un mouvement remarquable.

 

Annie Vinet

 

Pour voir des exemples des effets dévastateurs du pétrole et de ses produits dérivés sur la faune, visitez l’article « 17 photos déchirantes des effets de la pollution sur le monde animal». ATTENTION CES IMAGES PEUVENT ÊTRE DIFFICILES À REAGRDER!!!

Portait d’Annie Vinet

annie

Bonjour à vous! Je me présente, je m’appelle Annie. Je suis étudiante au Cégep Gérald-Godin en sciences humaines dans le profil administration. Je termine actuellement mes études collégiales et j’aurai prochainement la chance de réaliser un rêve puisqu’en septembre, j’irai étudier à L’Université Laval en agronomie. Je m’intéresse grandement à tout ce qui est en lien avec la nature et l’agriculture.

 

Portrait d’Andréanne Poulin

Salut ! Bienvenue sur mon profil du  blogue Tous drogués au pétrole. Je me présente, je m’appelle Andréanne. J’en suis maintenant à ma troisième et dernière année au Cégep Gérald-Godin. Je suis plus que prête à entreprendre ma prochaine aventure ! Mon passage au Cégep m’a permis de découvrir qui je suis et surtout qui je veux devenir. Je vous écris dans le cadre de mon projet de fin de DEC en sciences humaines. Un projet qui m’a fait découvrir une problématique alarmante et qui a développé ma conscience écologique. J’espère que ce que je partagerai avec vous saura en faire autant !

Au plaisir de partager avec vous une parcelle de mon univers à moi,

Andréanne Poulin

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