Le défi d’adaptation chez les immigrants

photo DIA 1

Dans cette partie du projet, nous aborderons les dimensions psychologiques des personnes immigrantes. En me basant sur mes expériences personnelles et familiales, j’aimerais faire un portait d’un processus d’adaptation sur une personne immigrante. Étant un immigrant politique, j’ai vécu cette expérience d’adaptation et je suis passé par le processus d’intégration. Avant tout, j’aimerais souligner que le processus d’adaptation est un processus très complexe qui n’est pas facile. C’est un processus qui demande à la personne en question beaucoup chose à la fois. En effet, l’adaptation est un processus qu’on pourrait décrire comme une période d’acquittions de nouvelles connaissances. Premièrement, l’immigrant doit faire face à plusieurs nouveautés. Ceci est une démarche qui demande une ouverture. La décision de l’immigration est aussi une démarche psychologique qui débute du moment où la personne décide de quitter son pays natal. Effectivement, il n’est pas facile pour une personne de décider de quitter ses racines. C’est une décision importante qui comprend aussi la décision de quitter ses proches et la stabilité que la personne a pu bâtir avec le temps. Dans mon cas, cette décision était vitale, mais la plupart du temps lorsqu’une personne prend une décision de la sorte est dans le but d’améliorer sa situation en se donnant la chance de recommencer une nouvelle vie dans un territoire inconnu. Une personne immigrante doit faire face à plusieurs enjeux. Du point de vue de la personne experte que nous avons interrogée, Claudia Cavos , intervenant dans le programme Crédil mit en place pour favoriser l’intégration des nouveaux immigrants de Lanaudière, dans la majorité des cas c’est une adaptation difficile, car il y a plusieurs barrières à franchir en partant de la langue. Ensuite vient la compréhension du fonctionnement de la société qui peut prendre un peu de temps avant de bien le comprendre, car il est parfois très différent de nos pays natals. Toujours selon Claudia Cavos, la première année c’est l’année la plus éprouvante psychologiquement. En effet, c’est souvent la période ou la personne vit plusieurs chocs par le manque de connaissance minimale des mœurs générales du pays. À partir de ceci on peut confirmer que les origines, la culture et les connaissances générales peuvent favoriser l’intégration du pays. Par expérience personnelle j’ajouterais que l’âge de la personne immigrante peut aussi influencer cette adaptation. Effectivement, pour une personne plus âgée l’adaptation peut s’annoncer plus difficile que pour une jeune personne. Premièrement, il est prouvé qu’une jeune personne éprouve plus de facilité à apprendre une nouvelle langue ce qui est un énorme avantage, car c’est une des plus grandes barrières à franchir. Une fois que la langue est maitrisée, cela favorise la mobilité sociale de la personne et facilite l’intégration[1].

En ce qui concerne l’intégration culturelle, celle-ci se fait encore une fois plus facilement chez les jeunes personnes. Chez les adultes, c’est une démarche qui demande une attitude plus flexible, étant donné que leur assimilation culturelle s’est déjà développée dans un pays distinct, ils vont devoir repasser par le processus d’apprentissages culturel et devront jungle avec deux cultures différentes. C’est aussi le cas du jeune enfant, mais c’est différent. L’enfant a un avantage sur les parents, car il s’adapte plus facilement et la flexibilité de son cerveau lui permet d’emmagasiner des nouvelles connaissances plus rapidement que les adultes. L’enfant apprend des deux culturels à la fois et son ouverture d’esprit est beaucoup plus grande étant donné que sentiment d’appartenance du pays natal est beaucoup moins fort. Il est en plein processus d’assimilation culturelle[2].

[1] (Michelle Labelle ) 2012

[2] (Michelle Labelle ) 2012

Le Canada, un pays coopératif

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cet article fera un portrait, sous un aspect sociologique, de toutes les sortes d’aides et programmes qui sont mis en place afin de favoriser l’intégration d’un nouvel arrivant du Canada. Premièrement, il est bon de savoir qu’il existe des programmes et des organismes qui touchent à des domaines spécifiques de l’immigration. Le Canada et la province du Québec sont très bien préparés à accueillir des immigrants. Cet article abordera avant tout les programmes mis en place par le gouvernement du Québec. Le ministère de la diversité, de l’inclusion et de l’Immigration on mit en place le programme «Réussir l’intégration». Afin d’aider, les ministères donnent des subventions aux  organismes dont leur but   non lucratif est d’aider les nouveaux arrivants en offrant du soutien et des bons conseils d’orientation pendant la démarche d’intégration. L’objectif du programme est d’accélérer le processus d’intégration des immigrants afin que les personnes immigrantes deviennent actives dans la société québécoise. Le programme «Pour réussir l’intégration» contient comme la plupart des autres organismes des volets spécifiques avec des objectifs précis. Le programme «Réussir l’intégration» en contient cinq différends :

Volet 1 : Information, orientation et suivi.

Volet 2 : Accueil et installation des personnes réfugiées ou protégées à titre humanitaire outre-frontières

Volet 3 : Aide au logement et information pour les personnes ayant demandé l’asile

Volet 4 : Amélioration des services offerts aux personnes immigrantes dans le cadre du programme

Volet 5 : Information et orientation pour les personnes détenant un permis de séjour temporaire en vertu du Programme des aides familiales résidantes[1].

 

En bref résumé, ce programme a pour but d’offrir un soutien à la personne immigrante qui est installée sur le territoire du Québec tout en divulguant des outils et des informations pour enrichir les connaissances du fonctionnement de la société. Un de leurs buts est de faciliter l’installation et l’intégration. Aussi, aider la personne à mieux comprendre le milieu et l’aider à s’adapter au nouvel environnement. Pour les personnes qui n’ont pas accès facilement aux services d’intégration, le service peut également s’offrir en ligne. À travers ce programme les immigrants sont soutenus et suivis et il offre des renseignements très variés. L’objectif est de fournir tous ses services à un maximum de clientèles admissibles sans aucune discrimination en respectant l’article 10 de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec.[2]

 

Ensuite, le programme «Mobilisation –Diversité» est mis en place dans le but d’encourager les organismes d’immigration en tenant compte des besoins ethnoculturels diversifiés des citoyens. Le programme offre la possibilité de partenariat afin de venir compléter les actions du Ministère et de partenariat pour ainsi avoir la possibilité d’amener les acteurs socioéconomiques à faire de la diversité ethnoculturelle[3]. L’objectif est de favoriser la croissance de l’immigration, amener l’immigrant à bien participer dans la vie collective et favoriser l’ouverture ainsi que la diversité. Les organismes qui veulent conclure une entente avec le Ministère doivent avant tout respecter certaines obligations qui ont toutes pour but d’assurer la meilleure intégration possible de l’immigrant.

Par la suite il existe aussi le programme «Accès aux ordres professionnels» qui a pour objectif de favoriser l’intégration économique de la population immigrante qui a été formée à l’étranger du Québec. C’est un programme qui est très pertinent, car les immigrants éprouvent beaucoup de difficulté à trouver des emplois aux mesures de leurs compétences. Il est fréquent qu’un immigrant ne puisse pas avoir accès un poste dans son domaine par la non-reconnaissance de son diplôme.

 

En bref, le Canada est un pays très bien organisé, bien préparé à accueillir des immigrants. Le gouvernement du Canada est dans la mesure d’offrir et il fournir différents programmes d’aide. Par exemple des programmes à la réinstallation de réfugié ainsi que des programmes d’aides financières. Comme vient l’appuyer la spécialiste Claudia Cavos qui travaille dans le Crédil, un organisme mit en place pour favoriser l’intégration des nouveaux immigrants de Lanaudière, les organismes sont une chose très importante, car ils favorisent effectivement l’adaptation et l’intégration de l’immigrant. Or, c’est un processus qui demeure long. En effet, l’intégration est une chose qui vient avec le temps.    Malgré les barrières à franchir, il n’y a rien qui limite une nouvelle personne d’avancer dans un pays comme le Canada tant dans sa vie scolaire, professionnelle ou sociale. Tout est une question d’adaptation et d’acquisition de nouvelles connaissances.

[1](Ministères de l’Immigration, diversité et inclusion) 2014-2015

[2] (Ministères de l’Immigration, diversité et inclusion) 2014-2015

[3] (Ministères de l’Immigration, diversité et inclusion) 2014-2015

Le Québec: Une terre d’accueil pour préparer l’avenir

De nos jours, au Québec, on peut observer une très grande diversité au niveau culturel.  Cela est dû en principe à la très forte immigration qui se produit depuis plusieurs années. L’immigration est en fait une composante importante à étudier lorsqu’on dresse un portrait de notre société et de notre population, puisqu’elle a un impact considérable sur la culture, la politique et l’économie de notre province.

Lorsque nous avons décidé d’aborder le sujet de l’immigration, c’était principalement parce que nous avions beaucoup d’interrogations sur le sujet. En effet, nous en connaissions peu sur le sujet autre que les stéréotypes et les informations de surface. Ce n’était pas assez et nous souhaitions en apprendre davantage par nous-même. Nous avons donc débuté avec des questionnements, qui se sont par la suite transformés en problématiques que nous avons abordé.

Après bien des recherches, nous avons réalisé que la recherche théorique ne pouvait que nous amener jusqu’à un certain point. Il y avait des questions qui restaient sans réponse et ces recherches n’avaient pas satisfait notre soif de connaissance. Nous avons donc décidé de rencontrer quelqu’un qui travaille directement sur le terrain, quelqu’un qui interagit avec des gens vivant la réalité de l’immigration au quotidien. Ainsi, nous espérions obtenir l’information qu’il nous manquait pour faire une recherche complète et représentative. Nous n’avons pas été déçus. Nous avons eu l’opportunité de rencontrer Claudia Cobos, une intervenante au CRÉDIL, soit le Comité régional d’éducation pour le développement international de Lanaudière. Malgré qu’elle travaille sur le terrain de Lanaudière, elle a su nous dresser un portrait général de l’immigration au Québec, tout en répondant à toutes nos questions portant sur l’aspect plus «pratique» et appliqué de l’immigration. Grâce à elle, nous avons pu boucher les derniers trous d’informations qu’il nous manquait.

De ce fait, nous avons pu tirer des conclusions factuelles, probantes et convaincantes. Au niveau économique, nous avons déterminé que l’immigration est essentielle au bon fonctionnement de la société et du marché du travail, particulièrement avec le vieillissement de la population qui se fait de plus en plus ressentir. En ce qui concerne la politique d’immigration présentement en fonction au pays, nous pouvons conclure que celle-ci est fonctionnelle, pratique et favorise l’accueil de nouveaux arrivants au Canada. De plus, plusieurs organismes sont en place afin de faciliter l’adaptation et l’intégration de ces nouveaux arrivants. Malgré la difficulté de la première année suivant leur arrivée, les immigrants ont la chance de pouvoir s’imprégner au mode de vie québécois. Ceci dit, au niveau psychologique, le bilan demeure toutefois positif. Finalement, tous ces changements au sein de la société ont pour effet d’enrichir la diversité ethnique de notre province. Grâce à l’arrivée d’un aussi grand nombre d’immigrants, la démographie du Québec de demain est en sécurité. L’immigration est une solution prépondérante afin de contrer le vieillissement de la population et le taux de fécondité très faible de notre province. Ceci dit, son bilan est positif sous tous les aspects auxquels il touche.

 Camilo Cardenas
Malory Chassé
Marjorie Longtin

Photo du 2015-04-24 à 09.35 #3

 

 

MÉDIAGRAPHIE

     AGOSSOU, Dominique. «Effet de l’immigration internationale sur le vieillissement de la population des régions métropolitaines et non métropolitaines du Canada», Cahiers québécois de démographie, volume 31, page 275-302 [En Ligne] http://www.erudit.org/revue/cqd/2002/v31/n2/000668ar.pdf  (Page consultée le 20 avril 2015)

    BOUDARBAT, Brahim et Maude BOULET. Immigration au Québec : Politiques et intégration au marché du travail, [En ligne], 2010, http://www.cirano.qc.ca/pdf/publication/2010RP-05.pdf (Page consultée le 20 avril 2015).

     BOUDARBAT, Brahim. Les défis de l’intégration des immigrants dans le marché du travail au Québec : enseignements tirés d’une comparaison avec l’Ontario et la Colombie-Britannique, [En ligne], 2011, http://cirano.qc.ca/pdf/publication/2011RP-07.pdf (Page consultée le 21 avril 2015).

     BOUDARBAT, Brahim et Gilles GRENIER. L’impact de l’immigration sur la dynamique économique du Québec, [En ligne], 2014, http://www.midi.gouv.qc.ca/publications/fr/recherches-statistiques/ETU_ImmigrProsperite_BoudarbatGrenier.pdf (Page consultée le 22 avril 2015).

CHIASSON, Paul. «Immigration: de nouveaux critères pour sélectionner des travailleurs qualifiés», Radio Canada, 19 décembre 2012 [En Ligne] http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/12/19/008-immigration-travailleurs-etrangers.shtml (Page consultée le 20 avril 2015)

DE MER, Emmanuelle. «Le Canada devient plus en plus un pays d’immigrants», Radio-Canada, mai 2013 [En Ligne] http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/National/2013/05/08/001-statistique-canada-immigrants-minorites-visibles.shtml (Page consultée le 20 avril 2015)

FOUGÈRE, Maxime. HARVEY, Simon. «Le vieillissement de la main-d’œuvre et le défi de la croissance au Québec», Cahiers québécois de démographie, volume 36, numéro 2, 2007, pages 183-216. (Page consultée le 20 avril 2015)

     GOUVERNEMENT DU CANADA, «Immigration Diversité et Inclusion», Réussir l’intégration, 2014-2015, [En ligne] http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/FR/partenaires/programmes-integration/reussir-integration.html. (Page consultée le 2 mars 2015)

GOUVERNEMENT DU CANADA. «Le bilan démographique du Québec version 2013», Statistiques Canada, 2013, 153 pages [En Ligne] http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/bilan2013.pdf (Page consultée le 20 avril 2015)

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GOUVERNEMENT DU CANADA, Les six critères de sélection – Travailleurs qualifiés (fédéral), [En ligne], http://www.cic.gc.ca/francais/immigrer/qualifie/demande-facteurs.asp (Page consultée le 20 avril 2015).

GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, Ministère de l’immigration et des communautés culturelles. Caractéristiques de l’immigration au Québec, [En ligne], 2011, http://www.midi.gouv.qc.ca/publications/fr/planification/caracteristiques-immigration-20122015.pdf (Page consultée le 21 avril 2015).

GREGORY, Joël. «Réflexions sur les politiques d’immigration», Cahiers québécois de démographie, volume 4, numéro 2, 1975, pages 24-37 [En Ligne], http://www.erudit.org/revue/cqd/1975/v4/n2/305799ar.pdf  (Page consultée le 20 avril 2015)

LAFERTÉ, NATHALIE. «Transformations sociales : Recueil de textes et notes de cours partie 1», Québec, 2015, 75 pages.

L’OUTARDE LIBÉRÉE. Salon de l’immigration et de l’intégration au Québec, France, L’outarde libérée, 2014, 2:33 minutes. (Page consultée le 20 avril 2015)

MAROIS, Guillaume. «La migration de remplacement: un exercice méthodologique en rapport aux enjeux démographiques du Québec», Cahiers québécois de démographie, volume 37, automne 2008, p. 237-261 [En Ligne] http://www.erudit.org/revue/cqd/2008/v37/n2/038132ar.pdf  (Page consultée le 20 avril 2015)

     MICHELLE, Labelle. «Le dimensions d’intégration des immigrants, des minorités ethnoculturelles et des groupes racisés au Québec», 2015, [En ligne] https://criec.uqam.ca/upload/files/dimensions_integration.pdf (Page consultée le 2 mars 2015)

SAVARD, Luc. «L’immigration, un problème ou une solution?», La Presse, 15 juillet 2009, [En Ligne], http://www.lapresse.ca/la-tribune/opinions/200907/15/01-884344-limmigration-un-probleme-ou-une-solution.php  (Page consultée le 20 avril 2015)

STATISTIQUE CANADA. Faits et chiffres : aperçu de l’immigration : résidents permanents et temporaires, Canada, 2013 [En Ligne] http://www.cic.gc.ca/francais/ressources/statistiques/menu-faits.asp (Page consultée le 20 avril 2015)

STATISTIQUE CANADA. Naissances et indice de fécondité par provinces et territoires, Gouvernement du Canada, 2011 [En Ligne] http://www.statcan.gc.ca/tables-tableaux/sum-som/l02/cst01/hlth85b-fra.htm (Page consultée le 20 avril 2015)

UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL. Qu’est-ce que la démographie?, département de démographie [En Ligne], http://demo.umontreal.ca/departement/quest-ce-que-la-demographie/ (Page consultée le 20 avril 2015)

L’immigration: la solution démographique

Saviez-vous que le Québec fait partie des endroits les plus touchés par le vieillissement de la population, la dénatalité et le bouleversement démographique sur l’ensemble de la planète? Effectivement, l’heure est grave pour le Québec de demain. Si nous ne mettons pas en place des mesures afin de contrer cette problématique, toutes les sphères de notre société en seront compromises. La démographie est un enjeu qui a de nombreuses répercussions, soit sur le secteur social, économique et géopolitique de la province.

Tout d’abord, attaquons-nous à la problématique elle-même. Quelle est la situation actuelle du Québec quant au bouleversement démographique? En réalité, le Québec fait face à des difficultés démographiques depuis de nombreuses années. La démographie est un propos qui se forme de plusieurs dynamiques, soit la natalité, la fécondité et la migration (Université de Montréal, 2015). Il est important de souligner que ces trois dynamiques sont étroitement liées les unes aux autres. En premier lieu, en ce qui concerne le Québec, la source du problème se trouve à l’endroit de la dénatalité. Ses causes sont inestimables, mais quelques-unes sont principalement repérables : la baisse de l’influence de l’église, l’accès aux études pour les femmes, la contraception et la planification de grossesses, l’urbanisation, les femmes sur le marché du travail puis finalement la conciliation famille et travail (Nathalie Laferté, 2014). Ces six enjeux sont, en effet, à la source de la dénatalité du Québec. En quelques décennies, le portrait de la province s’est vu énormément changé et développer. La société que l’on connaissait autrefois n’est en rien celle que l’on connaît aujourd’hui. Le mode de vie des québécois et de l’ensemble du fonctionnement de la province s’est énormément modernisé. Malheureusement, la natalité n’a pu suivre le courant d’aussi grands changements dans une courte période. Les familles ont de plus en plus d’aspirations dans la société, ce qui se reflète sur notre deuxième dynamique, soit la fécondité de celles-ci. En effet, cette dénatalité est perceptible sur le taux de fécondité de la province. Une société en santé, sur le point de vue démographique, est une société qui accomplit son taux de renouvellement de la population, soit de 2,1 enfants ou plus par femme. Dans le même ordre d’idée, une société qui veut conserver sa situation actuelle quant à la démographie a besoin d’accomplir le taux de maintien, soit de 2,0 enfants par femme (Nathalie Laferté, 2014). Tout taux de fécondité étant inférieur au taux de maintien annonce des difficultés pour la société. Au Québec, le taux de fécondité actuel se trouve entre 1,6 et 1,7 enfant par femme (Statistique Canada, 2011). En conservant de telles conditions, «l’accroissement naturel devrait diminuer graduellement et devenir négatif à compter de 2029» (ISQ, 2010). De ce manque se créer alors une problématique de vieillissement de la population. Puisque de nombreuses années le nombre de jeunes se voit fortement réduit, la proportion de personnes âgées dans la société prend le dessus. L’augmentation du nombre de personnes âgées est donc inéluctable. Un déséquilibre quant aux proportions d’âges dans une société entraîne aussi énormément de conséquences, tout aussi négatives les unes que les autres. Par exemple, une augmentation du rapport de dépendance des personnes âgées envers la population active, un déclin économique des régions, une perte de l’influence politique de la population canadienne, des répercussions sur le système de santé, etc (Statistique Canada, 2013). Ceci dit, les enjeux démographiques font effet boule de neige. Toute problématique en emmène une autre et il faut à tout prix considérer une solution. C’est à cet endroit que s’insère la troisième dynamique, soit la migration…

 Source:_http://qe.cirano.qc.ca/tab/deces/indice_synthetique_de_fecondite_quebec «Évolution du taux de fécondité et de l’indice synthétique de fécondité au Québec»

Source:_http://qe.cirano.qc.ca/tab/deces/indice_synthetique_de_fecondite_quebec «Évolution du taux de fécondité et de l’indice synthétique de fécondité au Québec»

En effet, l’immigration serait la solution prédominante sur laquelle le Québec de demain pourrait compter afin d’assurer un contournement de sa problématique démographique. Étant donné la complexité et l’encrage important des enjeux de dénatalité et de fécondité auxquels les québécois font face, tenter de les régler serait un projet irréalisable. Cette problématique étant devenue un mode de vie, on ne peut rien afin de le changer. Par contre, l’immigration propose une solution florissante pour notre avenir. Selon Claudia Cavos, intervenante et spécialiste quant à l’accueil et à l’adaptation des nouveaux arrivants de Lanaudière, l’immigration en guise de remplacement est un projet réalisable. Étant reconnu pour sa diversité culturelle et pour sa grande ouverture d’esprit, le Québec a déjà beaucoup d’expérience dans le domaine de l’accueil des immigrants (L’outarde libérée, 2014). Les programmes politiques, économiques et sociaux se reliant à l’intégration et à la réalisation du plein potentiel des immigrants actuellement en vigueur au Québec sont parmi les plus avantageux du monde entier. Nous sommes reconnus comme étant une province où s’intégrer et vivre en tant qu’immigrant est très facile et encourageant. Comme le représente Claudia Cavos, les québécois sont disponibles et ont tout le nécessaire afin d’assurer aux nouveaux arrivants une garantie de leur accomplissement et de leur intégration. Ceci dit, le Québec possède les caractéristiques nécessaires afin d’envisager un tel projet : l’immigration en guise de remplacement afin d’assurer la croissance démographique du Québec (Guillaume Marois, 2008).

Afin de mieux comprendre la richesse de cette immigration de remplacement, il est important de comprendre en quoi l’immigration contribue au développement démographique du Québec. En premier lieu, le portrait général des immigrants qui viennent s’installer au Québec concorde parfaitement aux caractéristiques dont nous avons besoin. Les immigrants qui arrivent dans notre province sont relativement jeunes, soit d’un âge moyen de 32 ans (Nathalie Laferté, 2014). Ceci dit, ceux-ci sont dans la possibilité de contribuer au développement de notre société, quelque sphère soit-il. Plus précisément dans la sphère sociale, ces immigrants sont dans l’âge de procréer. Ce qui est davantage intéressant quant aux immigrants est leur taux de fécondité propre à eux. Contrairement à celui du Québec, le taux de fécondité des nouveaux arrivants environne les 2,6 enfants par femme (Statistique Canada, 2011). Ceci dit, les immigrants assurent non pas le taux de maintien, mais bien le taux de renouvellement de la population. Ce simple aspect révolutionne à lui seul la destinée de notre province. D’abord, l’arrivée de nouveaux immigrants contribue à l’accroissement de la population. Comme la spécifiée madame Claudia Cavos, environ 20% des situations d’immigrations de Lanaudière suivront d’un regroupement familial, soit l’arrivée éventuelle du reste de la famille de l’immigrant en question. Cela confirme donc les nombreuses études réalisées sur l’ensemble du Québec ou le regroupement familial se situe aux environs des 16% (Nathalie Laferté, 2011). Finalement, une fois la famille établie, certaines d’entre elles auront d’autres enfants, ce qui contribue davantage à la démographie du Québec. Toutes les sphères que touche l’immigration sont avantageuses pour notre province. Que ce soit au niveau de la natalité ou de la fécondité, l’immigration contribue à notre démographie. Ce que le Québec doit maintenant viser est de favoriser cette immigration.

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Source:_http://www.erudit.org/revue/cqd/2008/v37/n2/038132ar.pdf (page 21) «Comparaison entre la population resultant du scenario a, soit l’arrivée de 55 000 immigrants chaque année, et du scenario b, soit l’arrivée de 45 000 immigrants entre 2006 et 2024, 50 000 entre 2025 et 2039, et 55 000 entre 2040 et 2049 et 60 000 à partir de 2050 (2006-2101)»

Selon moi, ce projet est tout à fait envisageable pour le Québec. Afin d’assurer notre avenir, il faut absolument considérer un changement dans quelque domaine que ce soit. Heureusement, l’immigration propose des solutions qui sont tout à fait avantageuses pour l’ensemble de la province. Il n’est pas question de compromis ou de changement majeur dans notre mode de vie : la problématique peut se dénouer par elle-même. C’est-à-dire que l’immigration est un phénomène qui est déjà en place et qui fonctionne honorablement. Tous les programmes et services nécessaires à l’accueil de nouveaux immigrants sont en fonction et prêt à accueillir de nouveaux arrivants. De plus, nous sommes reconnus comme une province qui favorise et facilite l’intégration des immigrants. Cela veut donc dire que les nouveaux arrivants pourront accomplir leur objectif de base, soit changer de pays, tout en profitant d’un accueil enthousiaste où la société a fortement besoin d’eux. Cette solution répond aux besoins et aux nécessités de chacun qui en bénéficie. La démographie est l’une des priorités à laquelle une société doit s’attaquer afin d’assurer sa santé. En favorisant l’immigration, nous avons espoir de résoudre un problème d’une grande importance et d’assurer la survie de notre province, c’est-à-dire celle de demain.

Malory Chassé

Le chemin du renouveau

Saviez-vous que le Canada devient, de plus en plus, un pays d’accueil pour les immigrants? En effet, notre pays se perfectionne dans ce domaine. Puisque nous avons inévitablement besoin de l’arrivée de nouveaux citoyens au Canada et au Québec afin d’assurer un développement florissant sous toutes les sphères de notre société, l’enjeu de l’immigration ne cesse de prendre de l’importance. De nos jours, un canadien sur cinq (20,6%) est né à l’étranger, ce qui signifie que plus de 6 775 000 citoyens canadien sont, en fait, immigrants (Emmannuelle De Mer, 2013). Ce chiffre ne cesse d’augmenter à chaque année. Par contre, établir des projets d’une telle ampleur et d’une telle importance requiert forcément un système efficace et précis quant au processus d’immigration.

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Source:_http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e3/Immigration_QC1.png «Depuis la fin du 20e siècle, le nombre d’immigrants accueillis au pays ne cesse d’augmenter»

Il est important de bien connaître toutes les démarches et les procédures qu’une immigration, au sens politique, revendique. Le processus par lequel doit passer un immigrant est précis et nécessite beaucoup de temps et de patiente. Par contre, il est important de distinguer les différents types d’immigration. L’immigration traditionnelle, c’est-à-dire celle où le futur immigrant fait une demande officielle afin de s’établir au Canada de façon temporaire ou permanente est la plus fréquente, soit de 80% de toutes les procédures d’immigration (Statistique Canada, 2013).  La seconde, mais non la moindre, est celle du réfugiée. Cette situation est beaucoup plus complexe et diverge du processus normal par lequel doit passer un immigrant. Nous verrons en détail ces deux types d’immigration.

Tout d’abord, attaquons-nous à l’immigration traditionnelle. Il est important de savoir qu’une personne ne peut décider de venir s’établir au Canada à sa guise. En effet, afin de pouvoir immigrer au Canada, chaque demande doit se justifier à des fins professionnelles (Maxime Fougère, 2007). C’est-à-dire que chacun doit venir au Canada en tant que travailleur qualifié. Par la suite, chaque immigrant doit répondre et correspondre aux six critères de sélection que le gouvernement du Canada établit (Ministère de l’immigration du Canada, 2012). L’évaluation des immigrants se fait sous forme de test : chaque critère est doté de points, accumulant le tout sur un total de 100. La note minimale de passage est de 67. Malheureusement, si le résultat est inférieur à ce chiffre, le sujet ne peut immigrer au pays. Par contre, si le résultat est égal ou supérieur à la note de passage, l’immigrant peut présenter une demande afin d’immigrer au pays (Ministère de l’immigration du Canada, 2012). À cet effet, voici plus en détail les six critères auxquels l’immigrant doit répondre. Premièrement, la compétence en français ou en anglais est évaluée. Ce critère est très important puisqu’il permet de définir si le sujet pourra travailler en communiquant à l’aide des deux langues officielles du pays. Deuxièmement, on évalue le sujet quant aux études et les diplômes qu’il possède. La validation des diplômes étrangers est une étape cruciale afin de permettre la reconnaissance des diplômes, ce qui facilite énormément au sujet de se trouver du travail dans le pays. Troisièmement, on procède à une évaluation de l’expérience de travail du sujet. Cet exercice se base sur le nombre d’années pendant lesquelles celui-ci a exercé un emploi à temps plein. Quatrièmement, l’âge au moment de la demande est comptabilisé. Une fois majeur, plus le sujet est jeune, plus il obtient de points. Cinquièmement, on évalue si l’emploi est réservé au Canada. C’est-à-dire que si le sujet a reçu une offre d’emplois avant de faire sa demande, cela peut lui être très favorable quant à son admission au pays. Finalement, on estime de potentiel d’adaptabilité du sujet au pays Paul Chiasson, 2012). Cette estimation se fait sous l’influence d’énormément de critères, se basant en majorité sur les affinités entre cultures. Cela résume donc les critères officiels par lesquels doivent passer les immigrants traditionnels qui désirent s’établir au Québec ou au Canada.

Source:_http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/18/Embassy_of_Canada_in_Washington,_D.C..JPG (Ambassade du Canada, soit le lieu où les immigrants doivent se présenter afin d'acquérir une demande d'exode)
Source:_http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/18/Embassy_of_Canada_in_Washington,_D.C..JPG «Ambassade du Canada, soit le lieu où les immigrants doivent se présenter afin d’acquérir une demande d’exode»

En second lieu, comme vu précédemment, il existe une tout autre forme d’immigration, se détachant totalement de la forme traditionnelle. En effet, les immigrants réfugiés connaissent un processus totalement différent des autres. Suite à plusieurs recherches, peu de détails sont partagés publiquement afin de connaître précisément la route que doivent suivent les réfugiés politiques. Afin de mieux comprendre cet enjeu, Claudia Cavos, une intervenante et assistante auprès des réfugiés politiques accueillis à Lanaudière a su démystifier cette réalité. En fait, le terme plus spécifique et se rattachant à ce type d’immigration est une «immigration humanitaire». En effet, un immigrant humanitaire est celui qui ne possède aucune solution durable de survie dans son pays d’origine. C’est-à-dire que celui-ci craint pour sa vie en demeurant où il se situe actuellement. Afin de pouvoir quitter son pays, le sujet doit absolument obtenir le statut de réfugié. C’est ainsi qu’il pourra s’inscrire en étant immigrant humanitaire, le mettant sur une liste d’attente de durée indéterminée. Cette attente peut être très courte comme elle peut être très longue. Cela peut varier entre 1 an et 20 ans. Ceci dit, ce type d’immigrant ne choisit pas la destination vers laquelle il se dirige. Lorsqu’une place se libère ou qu’un pays se prononce afin d’accueillir le réfugié, celui-ci est mis au courant de son éventuel pays d’accueil. Parallèlement, le processus d’immigration par lequel passe le sujet ne tient aucunement compte des critères de sélection traditionnels du pays. Celui-ci n’a pas besoin d’avoir de connaissances minimales se rattachant au pays afin d’être accueillies. Le processus administratif se fait, lui aussi, beaucoup plus rapidement puisque le sujet n’a pas besoin de passer par les multiples évaluations. Une fois la destination établie, le réfugié politique n’a plus qu’à s’installer. C’est pour cette raison que des organismes semblables à celui où Claudia Cavos travaille viennent, en grande partie, en aide aux réfugiés politiques. Ceux-ci ont beaucoup de difficulté à s’intégrer et à s’adapter au pays. Les organismes de cette spécialité sont donc très efficaces afin d’assurer aux immigrants humanitaires une adaptation psychologique, culturelle, économique et politique beaucoup plus douce dans leur nouveau pays d’accueil.

Source:_https://farm7.staticflickr.com/6016/5954515223_3b240cd973_o.jpg (Un des nombreux organismes permettant aux immigrants de s'intégrer et s'adapter à la société)
Source:_https://farm7.staticflickr.com/6016/5954515223_3b240cd973_o.jpg «Un des nombreux organismes permettant aux immigrants de s’intégrer et s’adapter plus facilement à la société d’accueil»

Selon moi, les politiques de sélection et d’intégration des nouveaux immigrants sont justes. Puisque le Québec et le Canada a tant besoin de nouveaux immigrants afin d’assurer son développement, une politique d’immigration efficace est inévitable. Heureusement, tous les critères en place sont bénéfiques et respectent la culture commune de notre pays. Ceci dit, l’identité de notre pays demeura toujours le même, tout en y intégrant une plus grande diversité ethnique. La multiplicité des cultures est incontournable afin d’obtenir une société riche dans tous les sens du terme. Avec un politique d’immigration comme celle-ci, le Canada peut compter sur les objectifs qu’il s’est fixés en tant que pays d’accueil. Ce qui est le plus encourageant, c’est de savoir qu’une situation comme celle-ci est d’autant plus bénéfique pour les immigrants que pour le pays lui-même. Le Canada a absolument besoin de nouveaux arrivants afin d’assurer sa santé économique, politique que démographique. Dans le même sens, les immigrants peuvent compter sur nous afin de leur offrir des bonnes conditions de travail. Ici, ils pourront obtenir une vie sécuritaire et éloignée de tous les dangers qu’ils pouvaient confronter dans leur pays d’origine. L’immigration est une solution incontournable pour l’avenir de notre province et de notre pays. Il ne faut pas passer à coter d’une chance comme celle-là. Heureusement, nous sommes sur le droit chemin.

Malory Chassé

L’activité des immigrants sur le marché du travail

L’immigration est un important facteur à prendre en considération lorsque nous étudions le marché du travail au Québec d’hier, d’aujourd’hui, et de demain. Les immigrants contribuent énormément à notre économie et il est très important d’en tenir compte.

En 2008, le Québec a accueilli 45 198 personnes de l’international (Gouvernement du Québec, 2011). De ce nombre, 60,3% ont immigré pour des raisons économiques, bien souvent pour trouver du travail (Boudarbat et Boulet, 2010). Faisons le calcul rapidement; c’est plus de 27 000 personnes. Pensez-y! 27 000! En une seule année! L’immigration est assez constante depuis. Voilà beaucoup de gens prêts à travailler! La main-d’œuvre locale n’est pas toujours abondante dans tous les secteurs au Québec. C’est pour cette raison qu’il est important d’accueillir les immigrants dans notre pays, et dans notre province, afin d’occuper les postes que notre population ne peut combler.

Travail d'équipe, esprit d'équipe
Travail d’équipe, esprit d’équipe.

 

Cela étant dit, jetons un coup d’œil sur le portrait un peu moins rose de la situation : le chômage. Aux dernières études de Boudarbat et de Grenier (2014) pour le Gouvernement du Québec, le taux de chômage des immigrants était de 6 points plus élevé par rapport au taux de chômage des natifs, soit de 11,5%. C’est un écart assez significatif. Cependant, la lumière au bout du tunnel est que cela représente la population immigrante très récente, soit de 5 ans ou moins, et que la situation s’améliore par la suite. En effet, toujours en 2008, nous pouvions observer que 7,3% des immigrants récents était au chômage et, encore plus intéressant, seulement 5% des immigrants de longue date (10 et plus) était au chômage. Pour mettre les choses en perspective, le taux d’emploi des immigrants très récents aux immigrants de longue date passe de 65,4% à 82,1%! C’est là une augmentation très encourageante pour tous les nouveaux immigrants. Tout de même, les résultats de ces études pourraient être encore meilleurs.

L’intervenante que nous avons rencontrée, Madame Claudia Cobos, est d’avis que les immigrants ont de la difficulté à se trouver un emploi parce que notre gouvernement est trop strict dans son processus de reconnaissance des diplômes. Selon elle, beaucoup trop de nouveaux arrivants n’arrivent pas à trouver du travail dans leur champ d’études. Après avoir fait des recherches, j’en ai appris un peu plus sur le sujet. Pour en faire une histoire courte, l’immigrant doit faire une «Demande d’évaluation comparative des études effectuées hors du Québec». Cette demande requiert cependant à suivre beaucoup de démarches longues et fastidieuses. Par exemple, tous les documents de preuves d’études doivent être traduits en français ou en anglais. Par contre, cette traduction doit être faite par un traducteur reconnu par les Gouvernement du Québec. De plus, les appliquants doivent payer des frais de 114$ pour faire seulement la demande. Bref, le processus est déjà assez long et complexe, l’attestation devrait être plus flexible.

Selon moi, le processus devrait en effet être plus accessible. L’intégration est difficile à la base, et les immigrants ayant fait des hautes études ne devraient pas avoir à s’inquiéter que leurs diplômes ne soient acceptés. L’éducation est internationale et peut facilement traverser les frontières. Qui sait tout ce qu’on pourrait apprendre de nouveau à travers les immigrants? S’ils peuvent nous apporter plus de connaissances, ce ne sera que pour le mieux! Nous pourrions certainement profiter de cette richesse culturelle et intellectuelle.

D’un côté plus économique, nous nous privons de bien des travailleurs qualifiés qui sauraient contribuer de façon extraordinaire à notre société. Nous cherchons de la main-d’œuvre qualifiée, mais nous ne l’apprécions pas lorsqu’elle se présente, enthousiasmée par l’idée de réaliser ce qu’elle a toujours voulu faire: travailler et s’épanouir dans un domaine d’intérêt spécifique. Non seulement ils réussiraient à combler des postes que nous ne sommes pas nécessairement aptes à occuper, mais ils pourraient également nous en apprendre plus sur le sujet!

Somme toute, les immigrants composent une partie essentielle de notre marché du travail. Néanmoins, il serait dans l’intérêt de tous que cette place soit plus reconnue, et que nous appréciions ce que les immigrants ont à nous offrir.

 

Marjorie Longtin

 

Les difficultés d’intégration dans le marché du travail

Pour plusieurs d’entre nous, la première journée d’école est difficile. Nous nous retrouvons dans un environnement nouveau; c’est grand, on s’y perd. Nous ne connaissons personne, ou presque. Nous avons peur d’être jugé, que les autres qui se connaissent déjà se moquent de nous, de ce que nous portons, et bien d’autres encore. L’intégration dans le marché du travail par les immigrants, ça peut ressembler à ça.

Selon une étude conduite par Brahim Boudarbat (2011) sur les types de problèmes et de difficultés rencontrés par les immigrants dans leur quête pour un emploi, neuf critères sont ressortis. Il s’agit de

1) Problèmes de la langue

2) Non-reconnaissance des compétences acquises à l’extérieur du Canada

3) Non-reconnaissance de l’expérience de travail obtenue à l’extérieur du Canada

4) Manque d’expérience dans le marché du travail canadien

5) Absence de recommandations de la part d’un employeur canadien

6) Manque d’emplois

7) Manque d’emplois dans le domaine de formation

8) Absence de contacts dans le marché de l’emploi

9) Discrimination.

Parlement
Source: http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b2/Centre_Block_-_Parliament_Hill.jpg                                                                                                                                                          «[…] le gouvernement n’en fait pas assez pour ses immigrants…»
Ces obstacles ressortis par les immigrants sont évidemment des facteurs qui nuisent à leur intégration dans le marché du travail. Pourtant, après une brève observation de cette liste, nous pouvons observer que plusieurs de ces épreuves ne sont pas représentatives des faits. En effet, au Québec, nous devons jouir de l’immigration et de la main-d’œuvre qu’elle occasionne, compte tenu du vieillissement de notre population et de la diminution imminente de la quantité de main-d’œuvre disponible. Par contre, la réalité semble être toute autre parfois. Parmi les immigrants, 48,2% ont senti qu’il n’y avait pas assez d’emplois au Québec (Boudarbat, 2010). Mais quelle fausse impression! Malheureusement, le gouvernement ne semble pas mettre assez d’énergie dans la préparation de ses immigrants. Nous y reviendrons.

Ayant plus d’expérience directement sur le terrain, Madame Claudia Cobos a pu nous renseigner sur la réalité des immigrants avec qui elle travaille. Selon ses observations, les deux plus grandes difficultés éprouvées lors de l’intégration des immigrants dans le marché du travail sont l’apprentissage de la langue, donc la barrière linguistique, et le fait de trouver un emploi. Malgré les critères de sélection très stricts des gouvernements, plusieurs immigrants et réfugiés réussissent à immigrer au Canada sans avoir de connaissances du français, ni de l’anglais. Cela augmente certainement leurs difficultés d’intégration. Selon Mme Cobos, un allophone prend environ 4 à 5 années avant de commencer à s’intégrer dans le marché du travail. La première journée d’école semble moins pire tout à coup, n’est-ce pas? Pendant ce temps, cet immigrant recevra de l’aide-sociale et, heureusement, des cours de français en tant que langue seconde, offerts gratuitement. Malgré cela, il leur est tout de même difficile d’intégrer la société complètement.

D’après moi, le gouvernement n’en fait pas assez pour ses immigrants. Il est évident qu’il souhaite contrôler les personnes voulant immigrer au Canada, mais quasiment trop d’énergie est dépensée dans les politiques de sélection. Si seulement le quart de cette énergie était utilisée pour aider les immigrants à leur arrivée et leur offrir un encadrement efficace, je suis persuadée qu’une majorité des problèmes serait évitée. Après tout, si nous voulons bénéficier de l’aide potentielle des immigrants dans le marché du travail, que nous avons en fait besoin, nous devons créer un climat de conditions qui sera favorable à leur développement pour faciliter leur intégration.

En d’autres mots, nous devons tendre la main aux immigrants avant qu’ils puissent nous tendre la leur.

 

Marjorie Longtin

PORTRAIT DE MARJORIE LONGTIN

Portrait MLBonjour à vous! Je m’appelle Marjorie et je suis une étudiante au Cégep Gérald-Godin. Je suis présentement en fin de DEC en Sciences humaines. J’aime beaucoup le printemps et l’été, mais cette année c’est avec impatience que j’attends l’automne, puisque c’est à ce moment que j’entreprendrai une nouvelle aventure, celle-ci aux Hautes Études Commerciales. Avec moi, j’amène toutes les expériences vécues au Cégep, ainsi que tout ce que j’ai appris en cours de route!

Portrait de Malory Chassé

portraitBonjour! Étant une page destinée à mon portrait personnel, je me présente, Malory. Je suis une étudiante en sciences humaines au Cégep Gérald-Godin depuis bientôt deux ans. Pourquoi ai-je choisi cette école en particulier? Pour une simple raison: vivre de nouvelles expériences. Recevant bientôt mon diplôme, je peux dire que ces expériences m’ont bel et bien servi. Je suis désormais une étudiante beaucoup plus rigoureuse, persévérante et qui a de grands objectifs pour l’avenir. Qui sait ce que le futur me réservera!