Du passé au futur!

Patrick Janicek, 2015
Patrick Janicek, 2015

L’invention des moyens de transport utilisant l’électricité pour se déplacer ne date pas d’hier. L’ancêtre de la voiture électrique remonte aux alentours de 1830 et il s’agissait d’une carriole électrique, inventée par Robert Anderson.(Voiture électrique , 2015) Au début, les inventeurs de ses prototypes n’utilisaient pas de batterie rechargeable et leurs véhicules pouvaient atteindre environ 6 km/h. Le tournant des transports électrifiés fut l’invention, en 1859, de la batterie rechargeable au plomb acide par le français Gaston Planté. Cette invention allait permettre de réduire les coûts aux utilisateurs et de permettre la commercialisation de ce produit éventuellement. Il y beaucoup de spéculations sur la personne qui fut le fabriquant de la première vraie voiture électrique, mais la majorité des experts tendent à dire que c’est Thomas Parker en 1884, mais sera seulement commercialisé en 1896.(Mobility Tech Green, 2014) En 1900, environ un tiers des véhicules étaient à batterie. Par la suite, ce fut le déclin de cette invention avec l’arrivée de la voiture à essence. Elle était la moitié du prix, une plus grande vitesse et une meilleure autonomie. Le crash boursier de 1929 et la Seconde Guerre Mondiale ont fait disparaître l’industrie de la voiture électrique. L’industrie reprend vit dans les années 60 avec les recommandations du Congrès américain pour réduire la pollution dans l’air. En 1996, GM va commercialiser une voiture complètement électrique, mais va vite abandonner ce programme dû à sa mauvaise rentabilité. Les voitures hybrides connaissent un meilleur succès avec la vente de la Prius par Toyota en 1997. Malgré cela, l’industrie de la voiture électrique va mourir vers 2000, les constructeurs ne croient plus à une voiture qui va être 100% électrique. Elle recommence à prendre vie vers les années 2010, principalement avec l’augmentation de l’autonomie des batteries et le prix de l’essence trop élevé.

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Source: http://pixabay.com/fr/autobus-l-%C3%A9cole-colombie-r%C3%A9tro-305141/

Il n’y a pas seulement les voitures électriques qui m’intéresse, il y a aussi les transports en commun. Présentement, les sociétés de transport en commun se tournent vers la technologie hybride pour réduire l’émission de gaz polluants et réduire leur consommation d’essence. Avec l’avancement technologique, des chercheurs scientifiques ont réussi à fabriquer une batterie qui se recharge en quelques minutes.(Gizmodo, 2015) Avec l’aide de cette technologie, la compagnie Nova bus à fabriquer un autobus 100% électrique qui va être fonctionnel à l’aide de borne de recharges située sur les lignes. Donc, les autobus vont pouvoir avoir une autonomie quasi infinie qui nécessite un arrêt de quelques minutes à une borne durant son trajet.(NOVA LFSe, 2014) D’ici la fin de 2015, la STM va effectuer des essais hors service de ce produit et l’année suivante, elle va en effectuer avec des clients. Si les essais se passent bien, nous pourrions avoir des autobus qui n’émettent aucune émission de gaz dans le futur. Je pense que c’est une bonne initiative de la STM d’essayer de réduire leurs émissions de GES et d’encourager le développement d’une technologie qui favorise l’énergie propre.

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Source:http://www.themavision.fr/jcms/rw_438628/la-baisse-rapide-du-prix-des-batteries-lithium-ion-et-la-structuration-de-la-filiere

Dernièrement, le prix des batteries est en chute libre et les prédictions disent que le prix va continuer de diminuer jusqu’en 2020.(Thermavision, 2015) Avec cette annonce, cela va réduire les prix de productions et de développement des voitures électriques, ainsi que les prix de vente. Je pense que le marché des transports électriques, avec cette prédiction, va beaucoup se développer dans les prochaines années et va prendre sa place qu’il mérite dans le marché.

Aussi, un autre changement majeur qui vient marquer ce marché est l’association de Panasonic avec Tesla qui vont construire une méga usine de fabrication de batterie. En associant le leader des batteries avec celui des voitures électriques, cela nous montre qu’il y a de l’avenir dans cette technologie. Selon moi, je pense qu’un jour le marché des voitures électriques va avoir une place importante dans le monde et que c’est la technologie du futur.

 

Carl Mongrain

Les subventions

Source: http://pixabay.com/fr/voiture-red-air-la-pollution-160622/
Source: http://pixabay.com/fr/voiture-red-air-la-pollution-160622/

Depuis quelques années, les transports électriques gagnent de la popularité. La population est plus informée des problèmes écologiques qui menacent notre planète et l’électrification des transports est une solution à ce problème. C’est pour cela qu’il y a de plus en plus de gouvernements qui offrent des subventions et des avantages aux consommateurs de ces produits. C’est vrai que l’image projetée par les vendeurs de ces produits est très convaincante sur le fait que c’est meilleur pour notre environnement, mais ils ne prennent pas tous les facteurs en considération.

Premièrement, il faut prendre en considération la voiture dont on veut remplacer par une voiture électrique. Par exemple, si on remplace un Ford F-150 qui consomme 19.1 L/100 km, notre changement va avoir un assez grand impact sur l’environnement. Par contre, si on avait une Toyota Yaris qui fait 6.3 L/100 km, il est évident que l’impact sur l’environnement va être assez petit. Aussi, si une voiture électrique remplace une bicyclette ou le transport en commun, cela va nuire à l’environnement. Bref, il est important de prendre en considération le moyen de transport que l’on remplace par une voiture électrique pour savoir les vrais bienfaits de notre achat. Par la suite, il faut prendre en considération le kilométrage annuel que l’on fait avec notre voiture. Une personne qui fait 30 000 km/an va être plus efficace que la personne qui fait 5000 km/an. Dernièrement, il faut regarder si l’électricité pour recharger la batterie est propre. Au Québec, nous sommes avantagés, car toute notre électricité est propre et n’émet pas de GSE dans l’environnement. Par contre, il y a beaucoup d’endroits dans le monde qui émet des GSE en produisant cette énergie. Pour conclure, il faut prendre en considération tous ses facteurs pour mesurer l’impact de la voiture électrique dans notre environnement.

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Source: http://pixabay.com/fr/respectueux-de-l-environnement-149801/

Pour revenir aux subventions, j’ai assisté à une conférence de l’économiste Guillaume Tremblay sur les subventions aux voitures électriques en Norvège. Il a choisi la Norvège à cause que c’est le pays qui offre les plus grandes subventions et est considéré le leader mondial des voitures électriques. Le gouvernement de ce pays offre jusqu’à 19 837$ en subvention à l’achat et beaucoup d’avantages pour les usagers. Au Québec, le maximum que l’on peut recevoir est 8000$.(Gouvernement du Québec, 2015) Aussi, leur électricité provient de l’hydroélectricité comme au Québec. Une automobile à essence en Européenne consomme en moyenne 5.6 L/100km et les Norvégiens ont parcouru en moyenne 5721 km en 2013 avec leur voiture électrique. Il faut savoir que 1 litre d’essence émet 2.4kg de CO2.(Carte-grise, 2014)Donc, en moyenne, une voiture à essence émet environ 134,4g de CO2/km. En fessant les calculs, on peut conclure qu’en moyenne, l’utilisation d’une voiture électrique en Norvège permet d’éviter 0.77 tonne de CO2 par année. Aussi, il est venu à la conclusion qu’avec les avantages et les subventions, il coûte au gouvernement 5234$/an pour chaque voiture électrique.

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En prenant tous ces chiffres en considération, il est venu à la conclusion qu’il coûtait 108 878 $ pour éviter 1 tonne de GES. Il y a du monde qui va dire que l’environnement n’a pas de prix et qu’il est important de la protéger. Par contre, il faut savoir que le prix d’une tonne de CO2 sur la bourse du carbone européenne est de 9,50$. Donc, le gouvernement paie 11 461 fois trop cher pour essayer de sauver l’environnement. C’est là que vient la question : serait-il plus avantageux de retirer les subventions et d’investir l’argent pour une autre solution moins couteuse? Pour le Québec, je pense qu’il va maintenir leur subvention à l’achat, car cela représente une dépense minime avec le peu de voitures électriques vendu.

Selon moi, je pense qu’il faut encore du progrès technologique dans ce domaine pour que ça soit rentable. Il faut qu’il réussisse à réduire la pollution lors de la fabrication des batteries et augmenter l’autonomie des voitures pour que le monde puisse faire plus de km/an avec leur voiture électrique.

Carl Mongrain