Marcher dans les pas de la Grèce?

Grèce

Bien sûr, la Grèce n’est pas le Québec, mais il y a sans doute d’importantes comparaisons à faire entre les deux. Il s’agit simplement d’une façon de comparer notre situation afin de mieux comprendre notre société et peut-être même éviter les erreurs des autres. La Grèce est reconnue mondialement pour son implantation d’une politique d’austérité et pour les désastres sociologiques que celle-ci a causé. La situation économique de la Grèce a connu une grave chute en 2010 lorsque l’État a fait faillite, cette dernière causé par l’explosion de la dette publique qui s’élevait à 127% du PIB en 2009. (Andéa Guillot, 2014). Cette catastrophe s’est suivit par l’entrée en vigueur d’une politique d’austérité de droite, afin de refinancer l’État. Cependant, ces mesures n’ont pas améliorées le sort de la population grecque qui s’est de plus en plus appauvrie. Bref, les impacts de cette politique austère a été catastrophique pour la Grèce. Les salaires des fonctionnaires ont été réduit, les pensions de retraites ont baissé de 15%, les centres de santé primaires ont fermés, les dépenses en éducation ont diminué de 28, 3% du PIB, le taux de chômage a augmenté à 28% (Andéa Guillot, 2014) et finalement, le taux de suicide a grimpé de 10%. (Sanjay Basu et David Stuckler, 2014) La situation de la Grèce a vite été connue mondialement pour les répercussions graves que sa population a dû subir. Plusieurs pays prennent maintenant l’exemple de la Grèce pour évaluer l’implantation de mesures d’austérité. Est-il juste de comparer le Québec à la Grèce? Évidemment, notre province n’est pas rendue dans un état aussi grave, mais il peut quand même être pertinent de comparer les mesures et les politiques appliquées. Bien que certains trouvent exagéré de prendre comme exemple la Grèce, car le Québec n’est «pas aussi pire», mais si on observe de plus près, nous pouvons constater que les mesures mise en place au Québec serait plus extrêmes que nous le pensons. Selon un tableau de la FMI, qui calcule le degré d’austérité de certains pays, nous pouvons voir que le Québec se place en 3e place avec un indicateur de 1, alors que la Grèce se place beaucoup plus loin avec un indicateur de 0,3. Pour consulter le tableau ainsi qu’une explication un peu plus détaillée, veillez consulter ce site. D’ailleurs, ce tableau a été abordé par Gabriel Nadeau Dubois lors de sa conférence à Gérald Godin. Il a expliqué que ces chiffres nous apprennent que, selon les calculs de la FMI, le Québec aurait une politique d’austérité pus sévère que celle de la Grèce. Certes, il y plusieurs comparaison à faire avec la situation de la Grèce et celle du Québec puisque les deux sont très endetté et que les deux mettent de l’avant des mesures d’austérité. Selon moi, ces aspects sont intéressants, mais je crois aussi qu’il est un peu extrême de dire que le Québec s’en ligne dans la même direction que ce pays d’Europe, car notre situation budgétaire est beaucoup moins grave et sous un minimum de contrôle. (Pierre Duhamel, 2012). Beaucoup de controverse tourne autour du fait que la situation du Québec deviendra aussi grave que celle de la Grèce si nous n’empêchons pas le gouvernement et sa politique de droite. Il est vrai que notre situation financière n’est pas la meilleure, mais ne craignons pas pour la survie de notre État.

Sarah Brunet

 

Mon profil

BONJOUR!

Je m’appelle Sarah Brunet, j’ai 19 ans et j’étudie en sciences humaines (profil individu) au Cégep Gérald Godin.

C’est tout, merci beauoup d’avoir pris le temps de lire mon profil, j’espère que vous vous êtes amusés.

 

Notre système de santé a mal

            Si vous ne le saviez pas déjà, les mesures d’austérité du gouvernement Couillard touche de près et de loin notre système de santé. Ce sont des millions de dollar que le gouvernement coupera du système public, plus précisément 23,7 millions$, c’est-à-dire 33% du budget total alloué au domaine de la santé. (Anne Lacoursière, 2015) En conséquent, ce sont des milliers de gens qui seront affecté de près et de loin par les nombreux changements qui s’en viennent, qui vont complètement transformer notre système de santé. Comme Gabriel Nadeau Dubois l’avait dit dans sa conférence sur l’austérité, ce phénomène est un problème réelle qui dirige notre société dans une nouvelle direction prônant le «chacun pour soir» au détriment de la solidarité et de l’entraide. Le gouvernement est munit de plusieurs moyens afin réduire dans le domaine de la santé. Que ce soit des mesures directes, comme les coupures dans le budget ou indirectes comme le projet de loi 10, elles participeront toutes aux changements du réseau de santé québécois. Tout d’abord, le changement qui fait sans le doute le plus parler est celui du projet de loi 10. Revenons sur ce fameux de projet de loi qui a fait tant parler. Celui-ci a été proposé par le ministre de la santé Gaétan Barette et est une conséquence directe des mesures d’austérité, car il a pour but de récupérer des milliers de dollar au gouvernement. Les conséquences de ce projet de loi  menace un système de santé de qualité et adapté à la population. Ce fameux projet a pour but de fusionner des établissements en de structures massives qui centralisent l’administration des services. Bref, le gouvernement tente de mettre en place un contrôle serré sur l’offre et la qualité des services. (Assé, 2015) Ce projet de loi n’est qu’un exemple pour vous illustrer les changements à venir dans notre système de santé. Ce sont des milliers de gens qui seront touchées par de tels changements. Premièrement, il est évident que les établissements de la santé seront gravement touchés. En effet, 1300 postes de cadres seront abolis par la réforme (Martin Ouellet, 2015) et plus de 50 postes de professionnels seront coupés. (Anne Lacoursière, 2015) Dans les postes de cadres ont compte, entre autres, les gens qui s’occupent des paies, les gens qui s’occupent des listes de rappel des infirmières. Bref, le système prendra tout un coup, car des dizaines de postes d’administration disparaitront. De plus, des postes de professionnels tels que d’infirmière, de nutritionniste, de pharmacien, de kinésithérapeute et de sexologue sont également menacés de disparaitre (Anne Lacoursière, 2015).En plus de tous les gens qui voient leurs emplois menacés, la population québécoise entière craint pour l’avenir du système de santé québécois. Avec ces multiples mesures d’austérité appliquées par le gouvernement, c’est la capacité du système de santé à bien traiter les patients et à leur donner des services de qualité qui est affecté. En voulant réduire la dette, le gouvernement privilégie l’économie au profit du bien-être de sa population.

Austérité
Des manifestants prennent la rue pour contester les mesures d’austérité.

En terminant, si vous voulez approfondir sur les impacts de ces mesures d’austérité sur le domaine de la santé, veillez consulter ce site qui comporte une vidéo expliquant très bien la situation.

 Sarah Brunet