L’administration du système de santé et de l’éducation: de gros changements!

Le but du gouvernement pour l’année 2015 est l’atteinte du déficit zéro, en dépensant le moins possible, ce qui constitue une foule de coupures dans les services sociaux. En plus des compressions du gouvernement dans le budget 2015, évaluées à environ 5,5 milliards de dollars, nous pouvons aussi observer des coupes de 729 millions de dollars. Ces 729 millions de dollars sont majoritairement utilisé dans le but de réorganiser plusieurs structures. Plusieurs de ces mesures de restructuration sont mises en place dans le système de santé, plus particulièrement avec les lois 10 et 20. D’autres mesures sont prises telles que la diminution à l’aide sociale ainsi qu’une augmentation des tarifs de services ambulanciers. (Simon Tremblay-Pépin, 2015) Ces mesures de restructuration ne sont pas seulement visibles dans le système de santé, elles sont aussi mises en place dans le système d’éducation. Selon une enquête faite par IRIS, observant les conséquences des mesures d’austérité 2014-2015, dans certains cégeps et certaines universités, il y aura une augmentation de la taille des groupes, une abolition de postes de chargés de cours, l’abolition de plusieurs cours, une réduction des dépenses pour des ressources matérielles, un gel d’embauche et plusieurs autres compressions aux services aux élèves. (Minh Nguyen, 2015) Pour en savoir davantage sur les conséquences de ces coupures, vous pouvez consulter cet article.

Les principaux opposants à ces mesures d’austérité sont les professionnels de la santé et de l’éducation ainsi que plusieurs personnes qui utilisent ces services, qui eux, constituent une grande partie de la population. Josée Scalabrini, dirigeante syndicale, affirme que le gel salarial des enseignants ainsi que l’augmentation de la taille des groupes auront de terribles conséquences sur l’enseignement du français. Madame Scalabrini affirme aussi que le gel de salaire des professeur ainsi que le changement des conditions de travail pourraient influencer les jeunes à ne pas aller étudier dans ce domaine-ci. (Charles Lecavalier, 2015)

Plusieurs étudiants du cégep ou universitaires ne sont pas en accord avec les coupures faites dans le système d’éducation, puisqu’ils ces coupures dans les écoles primaires, secondaire et post-secondaire auront des impacts sur les services aux étudiants, tels que l’aide aux devoirs, la quantité de livres disponibles pour la location, etc. Ces mesures d’austérité causent même une augmentation des tarifs dans plusieurs écoles comme le Cégep Garneau, le Cégep de Granby. Plusieurs cégeps du Québec, pour faire entendre leur mécontentement, ont décidé d’avoir une ou plusieurs journées de grève. (Rachel Del Fante, 2015)

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Une foule d’étudiant qui démontrent leur point de vue dans les rues de Montréal

 

Selon cette même enquête menée par IRIS, les conséquences des mesures d’austérité adoptées par le gouvernement Couillard dans le système de santé, notamment les lois 10 et 20, sont flagrantes. La conséquence la plus fréquente est certainement l’abolition de multiples postes dans une majorité des hôpitaux et autres centres de services. (Minh Nguyen, 2015)

La loi 10, visant la simplification de l’accès aux soins et aux services de santé ainsi qu’une économie de 220 millions de dollars par année, causera l’abolition d’un palier administratif en plus de l’abolition de plusieurs agences régionales. De plus cette loi causera l’abolition de 18 agences de santé et de services sociaux et la fusion de 182 centres de santé et de services sociaux. (Radio-Canada, 2015)

La loi 20, elle, visant l’amélioration de l’accès des patients aux médecins et donc la productivité des médecins, impose certaines pénalités financière auprès des médecins qui ne respecteraient pas un certain quotas de patients. Cela veut dire que les médecins devraient assurer un suivi médical auprès d’un nombre minimal de patients, sans quoi ils pourraient voir diminuer leur salaire jusqu’à 30%. (Radio-Canada, 2015)

Face à ces projets de loi, La présidente du Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est-du-Québec (SIIIEQ-CSQ), Micheline Barriault, est préoccupée et explique que le système de santé québécois avait besoin d’un investissement au minimum de 5,6% et qu’il n’ont obtenu, du gouvernement Couillard, qu’1,4%. Selon elle, ce manque d’investissement entraînera certainement des coupures au niveau des services à la population. Selon ce même syndicat, la loi 10 est contestée par une majorité des travailleurs et des travailleuses du réseau de la santé ainsi que par une grande partie de la population québécoise. De plus, plusieurs associations, telles que la Fédération des médecins spécialises du Québec et le Collège des médecins, s’opposent à la loi 10 parce qu’ils croient que cette loi concentre le pouvoir entre les mains du ministre de la Santé Gaétan Barrette. D’autres associations, telles que la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec ainsi que la Fédération des médecins spécialistes du Québec, critiquent la loi 20 puisqu’ils croient que cette loi “déshumanise” la médecine familiale, qu’elle ne tient pas compte des patients plus vulnérables et qu’on privilégie la quantité plutôt que la qualité des soins. (Radio-Canada, 2015)

Personnellement, je crois que ces mesures d’austérité mises en place dans le système d’éducation et de santé auront de gros impacts sur les services offerts à la société. Je crois que la classe moyenne et les plus pauvres seront grandement touchés et que la qualité des services offerts diminuera. Déjà que le réseau de santé possède plusieurs lacunes, je crois que ces mesures ne feront qu’empirer la situation actuelle. Le gouvernement Couillard devrait peut-être plutôt se concentrer sur les problèmes qui touchent plus particulièrement la société que de se concentrer seulement sur l’atteinte de ce fameux déficit zéro!

 

Sarah-Ann Dubé