Austérité, pour ou contre?

Dans le cadre de cette recherche ayant pour titre “Le Québec de demain”, notre équipe a décidé d’abordé un sujet qui est coeur de l’actualité québécoise aujourd’hui. Pour mieux cerner ce sujet complexe, nous l’avons diviser en six aspects principaux, soit ; l’histoire, l’économie, la politique, l’administration, la sociologie et la géographie.

Tout d’abord, qu’est-ce que l’austérité? Selon le dictionnaire Larousse, une mesure d’austérité est une « politique économique visant à réduire l’ensemble des revenus disponibles pour la consommation, par le recours à l’impôt, au blocage des salaires, à l’emprunt forcé, aux restrictions de crédit et au contrôle des investissements. (Le but recherché est le retour aux grands équilibres, le carré magique.) ». Concrètement, le gouvernement libéral du premier ministre Philippe Couillard élu en 2014, a annoncé plusieurs mesures, qualifiées d’austère, dans le but d’éliminer la dette qui pèse lourd sur le Québec. Par ces mesures, on entend entres autres, une restructuration dans le domaine de la santé et de l’éducation. Ce sujet est d’une importance capitale parce qu’il touche l’ensemble de la population, ainsi que les générations futures. Le plus grand débat entourant ces nouvelles politiques est à savoir si l’application de ces mesures restrictives est la bonne solution pour éliminer notre dette publique. Plusieurs autres questionnements s’en suivent: Qu’est-ce qui a causé l’explosion de la dette québécoise, au point d’effrayant notre gouvernement? Qui ces mesures touchent t’elles le plus? Vers quoi se dirige le Québec en appliquant de telles mesures?

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À défaut d’avoir obtenu une entrevue avec une personne impliqué sur le terrain, nous avons toutes assistées à la conférence de Gabriel Nadeau-Dubois dans le cadre des Rencontres GG au Cégep. Cette conférence, intitulée “ Qu’est-ce qui se cache derrière l’austérité?”, nous a permit de parfaire nos connaissances sur le sujet et de confirmer notre revue de la littérature.  Lors de cette conférence, Gabriel Nadeau-Dubois, a évoqué les causes et les conséquences de l’austérité sur la population québécoise, ainsi que des solutions alternatives à ces mesures.

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À la lumière des informations recueillies au cours de notre recherche, nous avons constater que les mesures d’austérités touchent surtout la classe moyenne et les régions. Ce qui est le plus dénoncé est que même si notre dette a explosé dû à la crise économique de 2008 et que cette même crise a été causé par la spéculation des grandes banques américaines, ce n’est pas ces institutions ou les grandes entreprises qui payent plus. Il y a des milliards de dollars dans les paradis fiscaux, mais le gouvernement serre tout de même la ceinture à sa population. Le débat est très partagé entre les gens qui pensent que ces mesures sont la bonne façon d’éliminer notre dette et ceux qui pensent qu’il y a des alternatives meilleures pour atteindre le déficit zéro. De plus, ce que Gabriel Nadeau-Dubois soulève comme point est que l’austérité est plutôt une idéologie et une révolution politique qui tente de privatiser l’État.

En conclusion, nous n’avons pas fini d’entendre parler d’austérité puisque les mouvements sociaux battent leur plein pour dénoncer ce plan du gouvernement libéral. Pour l’instant aucun compromis ne semble possible entre ceux qui sont pour et ceux contre l’austérité. Tout ce qu’on sait, c’est que l’austérité va définitivement marqué le Québec de demain, d’une façon ou d’une autre.

 

-Laurie Saindon

-Sarah-Ann Dubé

-Sarah Brunet

 

Bibliographie:

Dictionnaire Larousse, [En ligne], http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/aust%C3%A9rit%C3

PINEAULT, Éric, « Bienvenue en Austérie »,[En ligne], Liberté, , n° 306, 2015, p.28-31, dans Érudit (page consultée le 25 février).rit%C3%A9#6511 (page consultée le 2 mars)

Assemblée Nationale Québec, http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/projets-loi/projet-loi-10-41-1.html

ASSÉ, « L’austérité », http://www.asse-solidarite.qc.ca/wp-content/uploads/2013/10/tract-nb.pdf

VAILLANCOURT, Claude, « La dette anthropophage », [En ligne], À B’abord , n°42, janvier 2012

POSCA, Julia, « L’austérité au temps de l’abondance », [En ligne], Liberté, n° 306, 2015, p.21-22, page consultée le 3 mars 2015.

Présentation power-point de Gabriel Nadeau-Dubois lors des conférences de Gérald-Godin à la salle Pauline-Julien.

LECAVALIER, Charles. «L’austérité va nuire à l’enseignement du français selon les professeurs», Tva Nouvelles, 5 mars 2015, [En ligne], http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/national/archives/2015/03/20150305-163043.html (Page consultée le 27 mars 2015)

DEL FANTE, Rachel. « Manif contre l’austérité: 15 000 personnes à Montréal», Canoe, 2 avril 2015, [En ligne], http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2015/04/20150402-131340.html#1 (Page consultée le 5 avril 2015)

« Loi 10 et austérité : des travailleurs de la santé manifestent à Matane», Radio-Canada, 22 avril 2015, [En ligne], http://ici.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2015/04/22/008-syndicat-infirmieres-manifestation-matane-austerite-loi-10.shtml (Page consultée le 23 avril 2015)

« L’abc des projets de loi 10 et 20 », Radio-Canada, 3 février 2015, [En ligne], http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2015/02/03/005-systeme-sante-quebec-projet-loi-10-20-en-bref.shtml (Page consultée le 15 mars 2015)

ASSÉ. Manif 3 avril, [En ligne], http://www.manif3avril.org (Page consultée le 25 mars 2015)

NGUYEN, Minh. Compilation des conséquences des mesures d’austérité 2014-2015, [En ligne], 2015, http://iris-recherche.qc.ca/wp-content/uploads/2015/04/Austerite2014-2015_31-mars-2015.pdf (page consultée le 25 mars 2015)

TREMBLAY-PÉPIN, Simon, et Francis FORTIER. État de la dette du Québec 2014, [En ligne], 2014, http://iris-recherche.qc.ca/wp-content/uploads/2014/11/Dette-WEB1.pdf (page consultée le 27 mars 2015 )

GUILLOT, Andea. Le monde, «La crise qui a radicalement changé le visage de la Grèce», [En ligne], http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/04/08/deux-memorandums-et-quatre-ans-de-crise-ont-change-le-visage-de-la-grece_4397513_3234.html (page consultée le 22 avril 2015)

BASU Sanjay et STUCKLER David. Le monde diplomatique, «Quand l’austérité tue», [En ligne], http://www.monde-diplomatique.fr/2014/10/BASU/50879 (page consultée le 22 avril 2015)

SEYMOUR, Michel, Le huffington post, «La dettes,les finances publiques et l’austérité : pourquoi cacher la vérité», [En ligne], http://quebec.huffingtonpost.ca/michel-seymour/la-dette-les-finances-publiques-et-lausterite–pourquoi-cacher-la-verite-_b_7018452.html (page consultée le 22 avril 2015)

L’histoire de l’Austérité

L’austérité, aussi inconnu que ce terme puisse paraître, ne date pas d’hier. Il est important de se pencher sur les causes qui nous plongent dans notre situation financière aujourd’hui afin de mieux comprendre les débats et les enjeux qui entourent cette question sur la scène québécoise. Je vais donc tenter, grâce à l’entrevue avec un expert et une recherche documentaire, de retracer les causes historiques qui ont menés le gouvernement à instaurer les politiques d’austérité.Le message le plus entendu du gouvernement québécois dans l’actualité d’aujourd’hui c’est “l’atteinte du déficit zéro”, c’est qu’il faut se serrer la ceinture parce que notre pays est endetté. Pourquoi sommes-nous endetté? Cette question, bien qu’elle semble évidente puisqu’il est presque considéré comme “normal” pour un gouvernement d’être endetté, est un peu plus complexe qu’elle ne le laisse paraître. La dette du Québec n’a pas uniquement gonflé depuis que le gouvernement libéral a été élu en 2014.

Dans mes recherches précédentes, plusieurs auteurs remontent l’histoire de notre dette actuelle à la crise économique de 2008 (VAILLANCOURT, Claude et POSCA, Julie). Toutefois, on pourrait retracer l’histoire de la dette québécoise depuis le krach boursier de 1929 pour se rendre compte du problème structurel des finances du Québec. Toutefois, il est plus pertinent de se pencher uniquement sur la crise de 2008 pour comprendre les répercussions directes au Québec et sur la scène internationale. Dans sa conférence, Gabriel Nadeau-Dubois a confirmé toute ma revue de la littérature sur cet évènement. En effet, il a fait mention que la crise économique de 2008 à été majoritairement causée par la spéculation des grandes banques américaines. Bien sûr, ce système a fait en sorte que tout le secteur financier s’est écroulé du jour au lendemain, laissant les banques sur le bord de la faillite. Afin de sauver ces banques, les gouvernements des pays industrialisés ont dû investir massivement  dans ces institutions, endettant par le fait même leurs pays. Aujourd’hui, c’est “Monsieur et Madame Tout-Le-Monde” qui paye pour cette crise économique. Je pense qu’on ne peut pas nier les faits, que l’on soit en accord ou en désaccord avec les mesures d’austérité employées par le gouvernement du Québec pour atteindre le “déficit zéro”, les causes historiques de la crise économiques de 2008 sont claires.

banques américaines
Grandes banques américaines

 

Nous payons aujourd’hui pour un problème qui a majoritairement été créé par les grandes banques américaines. Notre économie est directement reliée à celle de notre grand voisin les États-Unis, donc il est évident que si ceux-ci tombe en crise économique, nous souffrons aussi des conséquences engendrées par celle-ci.

Pour comprendre un peu mieux l’ampleur de la dette au Québec, il serait intéressant de regarder la vidéo suivante, qui laisse entendre que la dette du Québec est un réellement problème. Bien sûr, tout est relatif et les avis sont partagées à ce sujet.  À cet effet, l’article de Sarah-Ann concernant l’économie du Québec est pertinent si l’on veut bien cerner le contexte économique entourant les mesures d’austérité.

À la lumière de ces informations, il est important de comprendre que  la dette actuelle n’a pas été causé par la population elle-même, même si au final, c’est cette population qui subira les mesures d’austérité. Alors, devrait-on accepter ces mesures?

Laurie Saindon

L’administration du système de santé et de l’éducation: de gros changements!

Le but du gouvernement pour l’année 2015 est l’atteinte du déficit zéro, en dépensant le moins possible, ce qui constitue une foule de coupures dans les services sociaux. En plus des compressions du gouvernement dans le budget 2015, évaluées à environ 5,5 milliards de dollars, nous pouvons aussi observer des coupes de 729 millions de dollars. Ces 729 millions de dollars sont majoritairement utilisé dans le but de réorganiser plusieurs structures. Plusieurs de ces mesures de restructuration sont mises en place dans le système de santé, plus particulièrement avec les lois 10 et 20. D’autres mesures sont prises telles que la diminution à l’aide sociale ainsi qu’une augmentation des tarifs de services ambulanciers. (Simon Tremblay-Pépin, 2015) Ces mesures de restructuration ne sont pas seulement visibles dans le système de santé, elles sont aussi mises en place dans le système d’éducation. Selon une enquête faite par IRIS, observant les conséquences des mesures d’austérité 2014-2015, dans certains cégeps et certaines universités, il y aura une augmentation de la taille des groupes, une abolition de postes de chargés de cours, l’abolition de plusieurs cours, une réduction des dépenses pour des ressources matérielles, un gel d’embauche et plusieurs autres compressions aux services aux élèves. (Minh Nguyen, 2015) Pour en savoir davantage sur les conséquences de ces coupures, vous pouvez consulter cet article.

Les principaux opposants à ces mesures d’austérité sont les professionnels de la santé et de l’éducation ainsi que plusieurs personnes qui utilisent ces services, qui eux, constituent une grande partie de la population. Josée Scalabrini, dirigeante syndicale, affirme que le gel salarial des enseignants ainsi que l’augmentation de la taille des groupes auront de terribles conséquences sur l’enseignement du français. Madame Scalabrini affirme aussi que le gel de salaire des professeur ainsi que le changement des conditions de travail pourraient influencer les jeunes à ne pas aller étudier dans ce domaine-ci. (Charles Lecavalier, 2015)

Plusieurs étudiants du cégep ou universitaires ne sont pas en accord avec les coupures faites dans le système d’éducation, puisqu’ils ces coupures dans les écoles primaires, secondaire et post-secondaire auront des impacts sur les services aux étudiants, tels que l’aide aux devoirs, la quantité de livres disponibles pour la location, etc. Ces mesures d’austérité causent même une augmentation des tarifs dans plusieurs écoles comme le Cégep Garneau, le Cégep de Granby. Plusieurs cégeps du Québec, pour faire entendre leur mécontentement, ont décidé d’avoir une ou plusieurs journées de grève. (Rachel Del Fante, 2015)

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Une foule d’étudiant qui démontrent leur point de vue dans les rues de Montréal

 

Selon cette même enquête menée par IRIS, les conséquences des mesures d’austérité adoptées par le gouvernement Couillard dans le système de santé, notamment les lois 10 et 20, sont flagrantes. La conséquence la plus fréquente est certainement l’abolition de multiples postes dans une majorité des hôpitaux et autres centres de services. (Minh Nguyen, 2015)

La loi 10, visant la simplification de l’accès aux soins et aux services de santé ainsi qu’une économie de 220 millions de dollars par année, causera l’abolition d’un palier administratif en plus de l’abolition de plusieurs agences régionales. De plus cette loi causera l’abolition de 18 agences de santé et de services sociaux et la fusion de 182 centres de santé et de services sociaux. (Radio-Canada, 2015)

La loi 20, elle, visant l’amélioration de l’accès des patients aux médecins et donc la productivité des médecins, impose certaines pénalités financière auprès des médecins qui ne respecteraient pas un certain quotas de patients. Cela veut dire que les médecins devraient assurer un suivi médical auprès d’un nombre minimal de patients, sans quoi ils pourraient voir diminuer leur salaire jusqu’à 30%. (Radio-Canada, 2015)

Face à ces projets de loi, La présidente du Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est-du-Québec (SIIIEQ-CSQ), Micheline Barriault, est préoccupée et explique que le système de santé québécois avait besoin d’un investissement au minimum de 5,6% et qu’il n’ont obtenu, du gouvernement Couillard, qu’1,4%. Selon elle, ce manque d’investissement entraînera certainement des coupures au niveau des services à la population. Selon ce même syndicat, la loi 10 est contestée par une majorité des travailleurs et des travailleuses du réseau de la santé ainsi que par une grande partie de la population québécoise. De plus, plusieurs associations, telles que la Fédération des médecins spécialises du Québec et le Collège des médecins, s’opposent à la loi 10 parce qu’ils croient que cette loi concentre le pouvoir entre les mains du ministre de la Santé Gaétan Barrette. D’autres associations, telles que la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec ainsi que la Fédération des médecins spécialistes du Québec, critiquent la loi 20 puisqu’ils croient que cette loi “déshumanise” la médecine familiale, qu’elle ne tient pas compte des patients plus vulnérables et qu’on privilégie la quantité plutôt que la qualité des soins. (Radio-Canada, 2015)

Personnellement, je crois que ces mesures d’austérité mises en place dans le système d’éducation et de santé auront de gros impacts sur les services offerts à la société. Je crois que la classe moyenne et les plus pauvres seront grandement touchés et que la qualité des services offerts diminuera. Déjà que le réseau de santé possède plusieurs lacunes, je crois que ces mesures ne feront qu’empirer la situation actuelle. Le gouvernement Couillard devrait peut-être plutôt se concentrer sur les problèmes qui touchent plus particulièrement la société que de se concentrer seulement sur l’atteinte de ce fameux déficit zéro!

 

Sarah-Ann Dubé

Marcher dans les pas de la Grèce?

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Bien sûr, la Grèce n’est pas le Québec, mais il y a sans doute d’importantes comparaisons à faire entre les deux. Il s’agit simplement d’une façon de comparer notre situation afin de mieux comprendre notre société et peut-être même éviter les erreurs des autres. La Grèce est reconnue mondialement pour son implantation d’une politique d’austérité et pour les désastres sociologiques que celle-ci a causé. La situation économique de la Grèce a connu une grave chute en 2010 lorsque l’État a fait faillite, cette dernière causé par l’explosion de la dette publique qui s’élevait à 127% du PIB en 2009. (Andéa Guillot, 2014). Cette catastrophe s’est suivit par l’entrée en vigueur d’une politique d’austérité de droite, afin de refinancer l’État. Cependant, ces mesures n’ont pas améliorées le sort de la population grecque qui s’est de plus en plus appauvrie. Bref, les impacts de cette politique austère a été catastrophique pour la Grèce. Les salaires des fonctionnaires ont été réduit, les pensions de retraites ont baissé de 15%, les centres de santé primaires ont fermés, les dépenses en éducation ont diminué de 28, 3% du PIB, le taux de chômage a augmenté à 28% (Andéa Guillot, 2014) et finalement, le taux de suicide a grimpé de 10%. (Sanjay Basu et David Stuckler, 2014) La situation de la Grèce a vite été connue mondialement pour les répercussions graves que sa population a dû subir. Plusieurs pays prennent maintenant l’exemple de la Grèce pour évaluer l’implantation de mesures d’austérité. Est-il juste de comparer le Québec à la Grèce? Évidemment, notre province n’est pas rendue dans un état aussi grave, mais il peut quand même être pertinent de comparer les mesures et les politiques appliquées. Bien que certains trouvent exagéré de prendre comme exemple la Grèce, car le Québec n’est «pas aussi pire», mais si on observe de plus près, nous pouvons constater que les mesures mise en place au Québec serait plus extrêmes que nous le pensons. Selon un tableau de la FMI, qui calcule le degré d’austérité de certains pays, nous pouvons voir que le Québec se place en 3e place avec un indicateur de 1, alors que la Grèce se place beaucoup plus loin avec un indicateur de 0,3. Pour consulter le tableau ainsi qu’une explication un peu plus détaillée, veillez consulter ce site. D’ailleurs, ce tableau a été abordé par Gabriel Nadeau Dubois lors de sa conférence à Gérald Godin. Il a expliqué que ces chiffres nous apprennent que, selon les calculs de la FMI, le Québec aurait une politique d’austérité pus sévère que celle de la Grèce. Certes, il y plusieurs comparaison à faire avec la situation de la Grèce et celle du Québec puisque les deux sont très endetté et que les deux mettent de l’avant des mesures d’austérité. Selon moi, ces aspects sont intéressants, mais je crois aussi qu’il est un peu extrême de dire que le Québec s’en ligne dans la même direction que ce pays d’Europe, car notre situation budgétaire est beaucoup moins grave et sous un minimum de contrôle. (Pierre Duhamel, 2012). Beaucoup de controverse tourne autour du fait que la situation du Québec deviendra aussi grave que celle de la Grèce si nous n’empêchons pas le gouvernement et sa politique de droite. Il est vrai que notre situation financière n’est pas la meilleure, mais ne craignons pas pour la survie de notre État.

Sarah Brunet

 

Notre système de santé a mal

            Si vous ne le saviez pas déjà, les mesures d’austérité du gouvernement Couillard touche de près et de loin notre système de santé. Ce sont des millions de dollar que le gouvernement coupera du système public, plus précisément 23,7 millions$, c’est-à-dire 33% du budget total alloué au domaine de la santé. (Anne Lacoursière, 2015) En conséquent, ce sont des milliers de gens qui seront affecté de près et de loin par les nombreux changements qui s’en viennent, qui vont complètement transformer notre système de santé. Comme Gabriel Nadeau Dubois l’avait dit dans sa conférence sur l’austérité, ce phénomène est un problème réelle qui dirige notre société dans une nouvelle direction prônant le «chacun pour soir» au détriment de la solidarité et de l’entraide. Le gouvernement est munit de plusieurs moyens afin réduire dans le domaine de la santé. Que ce soit des mesures directes, comme les coupures dans le budget ou indirectes comme le projet de loi 10, elles participeront toutes aux changements du réseau de santé québécois. Tout d’abord, le changement qui fait sans le doute le plus parler est celui du projet de loi 10. Revenons sur ce fameux de projet de loi qui a fait tant parler. Celui-ci a été proposé par le ministre de la santé Gaétan Barette et est une conséquence directe des mesures d’austérité, car il a pour but de récupérer des milliers de dollar au gouvernement. Les conséquences de ce projet de loi  menace un système de santé de qualité et adapté à la population. Ce fameux projet a pour but de fusionner des établissements en de structures massives qui centralisent l’administration des services. Bref, le gouvernement tente de mettre en place un contrôle serré sur l’offre et la qualité des services. (Assé, 2015) Ce projet de loi n’est qu’un exemple pour vous illustrer les changements à venir dans notre système de santé. Ce sont des milliers de gens qui seront touchées par de tels changements. Premièrement, il est évident que les établissements de la santé seront gravement touchés. En effet, 1300 postes de cadres seront abolis par la réforme (Martin Ouellet, 2015) et plus de 50 postes de professionnels seront coupés. (Anne Lacoursière, 2015) Dans les postes de cadres ont compte, entre autres, les gens qui s’occupent des paies, les gens qui s’occupent des listes de rappel des infirmières. Bref, le système prendra tout un coup, car des dizaines de postes d’administration disparaitront. De plus, des postes de professionnels tels que d’infirmière, de nutritionniste, de pharmacien, de kinésithérapeute et de sexologue sont également menacés de disparaitre (Anne Lacoursière, 2015).En plus de tous les gens qui voient leurs emplois menacés, la population québécoise entière craint pour l’avenir du système de santé québécois. Avec ces multiples mesures d’austérité appliquées par le gouvernement, c’est la capacité du système de santé à bien traiter les patients et à leur donner des services de qualité qui est affecté. En voulant réduire la dette, le gouvernement privilégie l’économie au profit du bien-être de sa population.

Austérité
Des manifestants prennent la rue pour contester les mesures d’austérité.

En terminant, si vous voulez approfondir sur les impacts de ces mesures d’austérité sur le domaine de la santé, veillez consulter ce site qui comporte une vidéo expliquant très bien la situation.

 Sarah Brunet

Une vision économique de l’austérité : les pour et les contre

L’endettement du Québec est un problème très important pour la société québécoise. En effet, le Québec est la province la plus endettée dans tout le Canada. La dette brute du Québec, soit l’endettement public du Québec, s’évaluant à environ 192 milliards de dollars et représentant plus de 50% du PIB québécois, nous pouvons clairement affirmer que la dette du Québec est un problème important. (Francis Fortier et Simon Tremblay Pépin, 2014) Pour en savoir un peu plus sur l’histoire de l’austérité et de la dette québécoise, vous pouvez lire cet article. Face à ce problème, et à l’aide du budget de l’année 2015, le gouvernement Couillard souhaite donc diminuer ses dépenses afin d’atteindre le déficit zéro. Ce déficit zéro, selon le gouvernement, ne peut être atteint qu’à l’aide de compressions et de coupures dans les services publics. Plusieurs personnes faisant partie de la classe moyenne du Québec s’opposent à ces mesures d’austérité mises en place par gouvernement, croyant fermement en l’existence d’autres moyens d’atteindre ce déficit zéro. Il y a donc deux principaux points de vue concernant ces coupures, soit les partisans de ces mesures d’austérité, croyant qu’elles constrituent le seul moyen d’atteindre le déficit zéro, ainsi que les opposants, qui eux, croient qu’il existe plusieurs autres solutions d’effacer la dette québécoise.

Les compressions du gouvernement sont évaluées à environ 5,5 milliards de dollars. Plus précisément dans les domaines de la santé et de l’éducation, ces compressions constituent une hausse des frais de scolarité, des coupures dans les services étudiants comme les services audio-visuels, les abonnements de bibliothèque et autres, une coupure de 150 millions de dollars dans les commissions scolaires et de 200 millions de dollars dans les universités,une augmentation du ratio étudiant-e-s/professeurs, une réduction du salaire des professeurs et plusieurs autres conséquences qui touchent directement les étudiants et les professeurs du système d’éducation québécois. Selon le gouvernement Couillard, ces coupures représentent la seule et unique solution pour atteindre le déficit zéro, elles sont inévitables. (ASSÉ, 2015)

Face à ces coupures plutôt drastiques dans le système d’éducation, plusieurs opposants à ces mesures d’austérité sont convaincus que le gouvernement pourrait atteindre le déficit zéro non pas en diminuant ses dépenses, mais en augmentant ses revenus. En augmentant les taxes et les impôts, ces opposants aux mesures d’austérité croient que le gouvernement pourrait aller chercher un gros montant d’argent, ce qui permettrait de freiner ces coupures dans les services publics. (Gabriel Nadeau-Dubois, 2015) Le gouvernement Couillard, de son côté, n’est pas du tout du même avis. Bien que ceci soit une solution relativement facile à mettre en place, il refuse d’augmenter les taxes et les impôts des grandes entreprises, de peur qu’elles se délocalisent où le taux d’imposition est plus petit, et donc ces mesures qui auraient pour but d’améliorer la situation économique du Québec ne ferait que l’accentuer. L’augmentation du taux d’imposition sur les revenus de ces grandes entreprises pourrait, selon le gouvernement, avoir des impacts négatifs sur l’économie du Québec, puisqu’elles envoient déjà une majorité de leurs revenus dans des paradis fiscaux. Cette situation pourrait empirer si les fiscalités québécoises augmentaient. (Lors de son budget 2015, le gouvernement a même annoncé la réduction des impôts sur les profits des entreprises, ce qui ferait passer le taux de 11,9% à 11,5% d’ici 2020. (Simon Tremblay-Pépin, 2015) 

Opposants à l'austérité
Plusieurs personnes s’opposent aux mesures d’austérité du gouvernement Couillard

 

De plus, un des arguments tenu par les opposants à ces coupures est que certaines décisions politiques prises dans les dernières années ont privé le gouvernement d’immenses revenus. Lors d’une conférence dans le cadre des Rencontres Gérald-Godin, Gabriel Nadeau-Dubois a proposé plusieurs solutions possibles afin d’augmenter les revenus du gouvernement telles que l’imposition d’une taxe sur le capital des banques, ce qui pourrait rapporter jusqu’à 600 millions de dollars, une réglementation concernant l’évasion fiscale, ce qui pourrait rapporter jusqu’à 700 millions de dollars, une révision des avantages fiscaux des entreprises, ce qui pourrait rapporter jusqu’à 1,7 milliard de dollars, et plusieurs autres.

Gabriel Nadeau-Dubois a également mentionné les inégalités sociales et l’agrandissement de l’écart entre les riches et les pauvres. Seulement le 1% de plus riche du Québec s’enrichit très rapidement alors que le revenu du reste de la population québécoise stagne ou diminue. Le revenu du 1% québécois augmente 5 fois plus vite que celui du 99% restant. Selon lui, les politiques d’austérité aggravent cette situation d’inégalité et touche plus particulièrement les plus vulnérables. En effet, puisque la majorité de ce 1% n’est pas touché par ces coupures dans les services sociaux, c’est la classe moyenne qui paye la facture!

Personnellement, je crois que les deux partis possèdent des arguments solides. Je crois fermement que nous devons diminuer, ou même effacer, la dette de l’État québécois, mais je ne suis pas certaine de l’efficacité des mesures mises en place par le gouvernement Couillard. En effet, les opposants à ces mesures d’austérité mettent de l’avant plusieurs solutions qui me semblent très envisageables et qui pourraient facilement être mises en place dans la société québécoise. Il reste au gouvernement Couillard et à notre société de voir si un compromis peut être établit afin de vivre dans le meilleur des deux mondes et, ainsi, améliorer le Québec de demain.

Sarah-Ann Dubé

Mon portrait

Bonjour chers (es) lecteurs (trices),

Je m’appelle Laurie Saindon, je suis étudiante à ma deuxième année au Cégep Gérald-Godin. J’étudie en sciences humaines et je suis très intéressée par les débats de sociétés, ce qui m’a beaucoup motivée à faire ma recherche d’intégration des acquis sur les mesures d’austérité.

J’espère que comme moi, vous saurez apprécier d’avoir plus d’informations sur ce débat qui prend une place de plus en plus importante sur la scène québécoise dans les dernières années.

Bonne lecture!

Laurie Saindon

Mon profil

BONJOUR!

Je m’appelle Sarah Brunet, j’ai 19 ans et j’étudie en sciences humaines (profil individu) au Cégep Gérald Godin.

C’est tout, merci beauoup d’avoir pris le temps de lire mon profil, j’espère que vous vous êtes amusés.

 

Austérité, synonyme d’idéologie?

Le discours du gouvernement entourant l’austérité est bien claire: le Québec est en dette et nous devons couper dans les dépenses (publiques) du gouvernement afin d’éliminer la dette qui pèse lourd sur nos épaules. Pourtant, plusieurs personnes pensent que le gouvernement cache plutôt autre chose derrière son désir de couper dans les dépenses publiques. Dans le cadre de cette recherche, je me suis penchée sur l’aspect politique des mesures d’austérité, aspect très important et au coeur des débats actuels entourant ce sujet.

À la lumière de mes lectures et recherches, il y une opposition claire entre ceux qui sont contre les mesures d’austérité, parce que derrière ce plan d’action se cacherait réellement une idéologie politique de privatiser l’État, et ceux qui sont pour ce plan d’action. La plupart de la population qui est pour les mesures d’austérité, pense au contraire que celles-ci pourraient sauver le Québec de la faillite. Après la crise économique de 2008 et en regardant la situation économique actuelle des autres pays d’Europe, comme la Grèce par exemple (voir l’article de Sarah), il est assez normale qu’une partie de la population soit effrayée par les dettes. Toutefois, il est important de se demander si le Québec souhaite vraiment à privatiser l’État. Après avoir vu la conférence de Gabriel Nadeau-Dubois, j’ai mieux compris pourquoi beaucoup de groupes sociaux se rassemblaient pour affirmer leur opposition face à ces mesures. Le titre de la conférence “Qu’est-ce qui se cache derrière l’austérité?”, avait pour but de nous démontrer, à travers plusieurs questions, que le Québec était dans les débuts d’une révolution culturelle qui va changer l’avenir de notre province. Premièrement, plusieurs dénoncent le fait que c’est le “99%” qui payent. Par cette expression, on entend que les riches ne souffriront pas autant des mesures d’austérité que les pauvres et que ceux-ci cachent encore leur argent dans les paradis fiscaux. Selon Gabriel Nadeau-Dubois, si le gouvernement établissait des mesures pour contrer les paradis fiscaux, nous récupérerions assez d’argent pour rembourser notre dette et même avoir plus d’argent dans nos poches. Si l’on écoute bien le discours des grands politiciens, il est clair que le Québec fait face à une révolution politique tant qu’à son implication dans la fonction publique. D’ailleurs, Julie Posca, pense que l’élite (surtout concentrée dans le secteur privée) ne « souhaite pas tant abolir les institutions de la société québécoise, mais plutôt les réorienter en fonctions de ses fins et ses propres intérêts » (POSCA, Julie, 2015).

De plus, on constate aussi que les parties d’opposition au gouvernement libéral en place sont très sévères quant à leur critique de ces mesures. Le parti Québécois, la CAQ et Québec solidaire s’entendent tous pour dire que ces mesures s’attaquent trop drastiquement à la classe moyenne (LEBEUF, Sophie-Hélène, 2014). Si tous les parties en place s’entendent pour dire que le gouvernement libéral fait une grave erreur, ne devrions-nous pas s’inquiéter un peu?

Le vidéo « qu’est-ce que l’austérité? », publiée par L’ASSÉ, est, selon moi, un bon résumé de toute la conférence de Gabriel Nadeau-Dubois, ainsi que le lien avec la dimension politique de ce sujet.  On voit bien que les mesures d’austérité vont plus loin que l’objectif du déficit zéro. Dans sa conférence, M. Nadeau-Dubois cite même plusieurs politiciens et minitres qui ont avoués vouloir réellement restructurer la position de L’État au Québec.

Selon moi, il est nécessaire de se demander s’il est souhaitable que le gouvernement du Québec privatise notre État. Il est toujours possible de faire la balance des pours et des contres, mais comme Gabriel Nadeau-Dubois a bien dit « Il faut se battre pour nos valeurs Québécoises ». Les décisions prises aujourd’hui par le gouvernement libéral affecteront directement la société de demain.